mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2102830 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat M. TAORMINA |
| Avocat requérant | SELARL CALLON AVOCAT & CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
I. - Par une requête enregistrée le 20 mai 2021, sous le n° 2102830, Mme F D, représentée par Me Callon, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à payer à lui payer la somme de 10 562 euros, à parfaire, avec intérêts au taux légal, en réparation du préjudice éprouvé du fait du non paiement de l'indemnité d'occupation due par les occupants de l'appartement dont elle est propriétaire, sis au n° 185 de la rue Laurent Gandolphe, à Mandelieu-la-Napoule (06210), pour la période d'occupation du 22 octobre 2020 au 1er juin 2021 ; outre la somme mensuelle de 1 160 euros jusqu'à la libération des lieux ;
2°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en application de l'article L.153-1 du code des procédures civiles d'exécution, le refus de concours de la force publique engage la responsabilité de l'Etat ; l'indemnité que doit verser l'Etat au titre de l'occupation dommageable court à compter du 22 octobre 2020, c'est à dire à compter du lendemain de la réquisition de la force publique faite le 21 octobre 2020 par le commissaire de justice commis par la requérante ;
- à compter du 22 octobre 2020, le préjudice doit être évalué à raison de 1 160 euros depuis le 22 octobre 2020 ; aucune suite n'a été donnée à sa demande d'indemnisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 juin 2021, le sous-préfet de Grasse conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que :
- sa responsabilité ne saurait être engagée en temps normal, qu'à compter du 1er avril 2021, lendemain de la fin de la période hivernale, mais qu'en l'espèce, celle-ci a été prolongée par l'article 1er de l'ordonnance n°2021-141 du 10 février 2021, jusqu'au 31 mai 2021 ;
- mais en application de l'article 2 de ladite ordonnance, la responsabilité de l'Etat commence toutefois à compter du 1er avril 2021 ;
- suite à sa demande d'indemnisation du 7 avril 2021, une proposition d'indemnisation lui a été faite le 22 avril 2021, l'invitant à renouveler tous les trois mois sa demande d'indemnisation ; n'ayant pas donné suite à cette proposition d'indemnisation, elle ne saurait formuler une demande d'indemnisation devant le tribunal, alors qu'une procédure d'indemnisation amiable est actuellement en cours d'instruction à la sous-préfecture ;
- la responsabilité de l'Etat ne saurait concerner en l'état, que les mois d'avril et mai 2021, pour une somme totale de 2 320 euros (2 x 1 160).
II. - Par une requête enregistrée le 25 mai 2021, sous le n° 2102891, Mme F D, représentée par Me Callon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de rejet de la demande de concours de la force publique du 26 octobre 2020, ensemble la décision implicite de rejet résultant du silence conservé depuis le 1er avril 2021 par le préfet des Alpes-Maritimes ;
2°) d'enjoindre à l'Etat de prendre toutes mesures nécessaires afin de procéder à l'expulsion de M. E et de M. A des locaux qu'ils occupent au n° 185 de la rue Laurent Gandolphe à Mandelieu-la-Napoule, dans les trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 250 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai ;
3°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient les mêmes moyens que dans sa requête enregistrée sous le n° 2102830.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 juin 2021, le sous-préfet de Grasse conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que :
- cette requête a été enregistrée pendant la trêve hivernale prolongée, alors qu'il ne pouvait être présumée que l'Etat n'accorderait pas après le 1er juin 2021 le concours de la force publique ;
- l'astreinte sollicitée fait double emploi avec l'indemnisation du préjudice.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- l'ordonnance n°2021-141 du 10 février 2021 ;
- le code des procédure civiles d'exécution ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. G en application de l'article R.222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Au cours de l'audience publique, M. Taormina, magistrat désigné, a présenté son rapport et constaté l'absence des parties ou de leurs représentants.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F D, propriétaire d'un appartement sis au n° 185 de la rue Laurent Gandolphe, à Mandelieu-la-Napoule (06210) qui avait été donné à bail à M. B A et à Mme C E à compter du 1er janvier 2017. Confronté à de multiples incidents de paiement de la part de ses locataires, elle leur fait délivrer un commandement de payer visant la clause résolutoire, lequel est demeuré infructueux deux mois plus tard. Par ordonnance de référé du 24 juillet 2020, exécutoire de plein droit par provision, signifiée le 11 août 2020, le tribunal de proximité de Cannes a notamment constaté la résiliation du bail, ordonné l'expulsion des consorts H et de tous occupants de leur chef et a fixé l'indemnité d'occupation à la somme mensuelle de 1 160, 00 euros.
2. Commandement d'avoir à quitter les lieux a été notifié aux occupants le 20 août 2020, dénoncé au préfet le 24 août suivant. Par procès-verbal du 21 octobre 2020, la Scp Nicolas-Deltel, huissiers de justice commis par Mme D a requis auprès du préfet le concours de la force publique, réquisition rejetée par courrier du 26 octobre 2020 du sous-préfet de Grasse informant Mme D que la situation sera reconsidérée à l'issue de la trêve hivernale (à partir du 1er juin 2021). Par courrier du 18 janvier 2021 dont il a été accusé réception par le préfet des Alpes-Maritimes le 25 janvier suivant, Mme D a sollicité l'indemnisation de son préjudice pour un montant de 1 160 euros par mois d'occupation sans droit, ni titre, à compter du 22 octobre 2020. Par courrier du 22 avril 2021, le sous-préfet de Grasse a fait droit à la demande d'indemnisation de Mme D à hauteur de 1 220 euros pour la période du 1er au 30 avril 2021.
3. Mme D demande au tribunal de condamner l'Etat à l'indemniser de son entier préjudice jusqu'au départ effectif des occupants de son logement, d'annuler les décisions de refus de concours de la force publique prises par le préfet des Alpes-Maritimes les 26 octobre 2020 et à partir du 1er avril 2021 et effectivement prise à partir du 1er juin 2021, et d'enjoindre à l'Etat de prendre toutes mesures nécessaires afin de procéder à l'expulsion de Mme E et de M. A des locaux qu'ils occupent au n° 185 de la rue Laurent Gandolphe à Mandelieu-la-Napoule, dans les trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 250 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai.
Sur la jonction :
4. Les deux requêtes de Mme D, ayant fait l'objet d'une instruction commune, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la légalité des décisions de refus de concours de la force publique et la responsabilité de l'Etat :
5. Aux termes de l'article R.153-1 du code des procédure civiles d'exécution : " Si l'huissier de justice est dans l'obligation de requérir le concours de la force publique, il s'adresse au préfet./ / Toute décision de refus de l'autorité compétente est motivée. Le défaut de réponse dans un délai de deux mois équivaut à un refus./ Ce refus est porté à la connaissance du créancier par l'huissier de justice ". Aux termes de l'article L.153-1 du même code : " L'Etat est tenu de prêter son concours à l'exécution des jugements et des autres titres exécutoires. Le refus de l'Etat de prêter son concours ouvre droit à réparation.". Aux termes de l'article L.412-6 du code des procédures civiles d'exécution : " Nonobstant toute décision d'expulsion passée en force de chose jugée, il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée à la date du 1er novembre de chaque année jusqu'au 31 mars de l'année suivante ". Aux termes de l'ordonnance n° 2021-141 du 10 février 2021 : " Art. 1. - Pour l'année 2021, la période mentionnée au troisième alinéa de l'article L.115-3 du code de l'action sociale et des familles et au premier alinéa de l'article L.412-6 du code des procédures civiles d'exécution est prolongée jusqu'au 31 mai 2021. Art. 2 - Nonobstant les dispositions de l'article 1er, lorsque la responsabilité de l'Etat est engagée à la suite du refus du préfet d'accorder le concours de la force publique pour assurer l'exécution d'une décision de justice ordonnant l'expulsion des occupants d'un logement dans les conditions prévues par la loi, la période de responsabilité de l'Etat retenue pour le calcul de la réparation du préjudice résultant de ce refus débute à compter du 1er avril 2021 dans le cas d'une décision de refus née entre le 1er novembre 2020 et le 31 mars 2021 ".
6. Il n'est pas contesté par le sous-préfet de Grasse qui ne conteste pas la responsabilité de l'Etat, qu'un commandement d'avoir à quitter les lieux a été notifié aux locataires et qu'il a rejeté la réquisition à fin de concours de la force publique à lui signifiée le 21 octobre 2020 par décision du 26 octobre 2020, puis à nouveau à partir du 1er juin 2021.
7. En premier lieu, tandis que le préfet était fondé à rejeter la première réquisition du fait de la proximité du début de la trêve hivernale, il n'était plus fondé à le faire, sans motif légitime tiré de considérations impérieuses tenant à la sauvegarde de l'ordre public ou à la survenance de circonstances postérieures à la décision judiciaire d'expulsion telles que l'exécution de celle-ci serait susceptible d'attenter à la dignité de la personne humaine, à partir du 1er juin 2021 et a, par suite, entaché son second refus d'illégalité. Mme D est donc fondée à demander son annulation comme elle l'a fait dans sa requête enregistrée auparavant le 25 mai 2021 qui n'est pas prématurée dès lors qu'elle visait toute demande née à partir du 1er avril 2021 et qu'il est finalement statué postérieurement au 1er juin 2021, date à partir de laquelle cette seconde décision est finalement née implicitement du fait de l'effet des dispositions précitées de l'ordonnance du 10 février 2021. Par suite, l'exception de non-lieu opposée par le sous-préfet de Grasse doit être écartée et la décision de refus de concours de la force publique née à partir du 1er juin 2021 doit seule être annulée.
8. En second lieu, compte tenu de tout ce qui précède et en application des dispositions précitées du code des procédures civiles d'exécution, la responsabilité de l'Etat pour refus de concours de la force publique n'est engagée qu'à partir du 1er juin 2021, aucune décision illégale de refus de concours de la force publique n'étant née entre le 1er novembre 2020 et le 31 mars 2021.
Sur les préjudices de Mme D :
9. Le juge administratif, saisi d'un recours indemnitaire, doit évaluer les préjudices subis par les propriétaires en raison de la poursuite de l'occupation irrégulière de leur bien. Le juge administratif, saisi d'un tel recours, doit évaluer ces préjudices jusqu'à la date à laquelle les requérants en ont arrêté le décompte dans le dernier état de leurs écritures, les propriétaires étant recevables à demander directement au juge déjà saisi, sans faire une nouvelle réclamation préalable auprès de l'administration, une réparation supplémentaire procédant de l'aggravation du même préjudice résultant du même fait générateur. Dès lors, le sous-préfet de Grasse n'est pas fondé à soutenir que Mme D ne serait pas recevable à actualiser postérieurement à l'enregistrement de sa requête et après l'expiration du délai de recours contentieux, ses prétentions indemnitaires qui procèdent du même fait générateur, ou à formuler une demande d'indemnisation indéterminée mais déterminable jusqu'au départ effectif des occupants, sans avoir à formuler une nouvelle demande préalable. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le sous-préfet de Grasse, à la présentation par Mme D d'une demande actualisable jusqu'au départ effectif des occupants de son logement pour la période postérieure au 7 avril 2021, date de sa réclamation préalable doit être écartée.
10. Compte tenu de la proximité de la demande de concours de la force publique formulée le 21 octobre 2020 par rapport au début de la trêve hivernale le 1er novembre suivant, l'indemnité que doit verser l'Etat à Mme D au titre de l'occupation dommageable court à compter du 1er juin 2021, premier jour faisant suite à cette trêve prévue par les dispositions de l'article L.412-6 du code des procédures civiles d'exécution et prolongée jusqu'au 31 mai 2021 conformément à celles l'article 2 de l'ordonnance n°2021-141 du 10 février 2021 précitées.
11. Il résulte de l'instruction, que les occupants sans droit ni titre sont redevables d'une indemnité d'occupation mensuelle de 1 160 euros. N'étant pas établi qu'ils aient au 27 mars 2023, date de la présente audience, quitté les lieux, Mme D est fondée à demander la condamnation de l'Etat à lui payer la somme totale calculée à compter du 1er juin 2021 et provisoirement arrêtée au 27 mars 2023, à 25 520 euros (22 x 1 160), cette somme devant ensuite être augmentée sur la base de 1 160 euros par mois d'occupation.
Sur les intérêts moratoires :
12. Aux termes de l'article 1231-7 du code civil : " En toute matière, la condamnation à une indemnité emporte intérêts au taux légal même en l'absence de demande ou de disposition spéciale du jugement. Sauf disposition contraire de la loi, ces intérêts courent à compter du prononcé du jugement à moins que le juge n'en décide autrement./ ". Lorsqu'ils sont demandés, et quelle que soit la date de la demande, les intérêts des indemnités allouées sont dus à compter du jour où la demande de réclamation de la somme principale est parvenue à la partie débitrice ou, à défaut, à compter de la date d'enregistrement au greffe du tribunal administratif des conclusions tendant au versement de cette indemnité.
13. En l'espèce, Mme D a droit à ce que la somme provisoirement arrêtée à 25 520 euros au 27 mars 2023, soit assortie des intérêts au taux légal à compter de la réception de sa demande d'indemnisation du 6 avril 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Aux termes de l'article L.911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ". Aux termes de l'article L.911-3 du même code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L.911-1 et L.911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet ".
15. Le présent jugement implique nécessairement que le tribunal enjoigne au préfet des Alpes-Maritimes d'accorder sans délai à Mme D le concours de la force publique pour l'expulsion de M. A et de Mme E et de tous occupants de leur chef du logement qu'ils occupent au n° 185 de la rue Laurent Gandolphe à Mandelieu-la-Napoule, en exécution de l'ordonnance de référé du 24 juillet 2020 prise par le tribunal de proximité de Cannes. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
16. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ".
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme D et non compris dans les dépens, en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes née à partir du 1er juin 2021, de rejet de la demande de concours de la force publique formulée par Mme D est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes d'accorder le concours de la force publique sollicité.
Article 3 : L'Etat est condamné à payer à Mme D la somme de 25 520 euros euros augmentée d'une somme calculée sur la base de 1 160 euros par mois d'occupation supplémentaire du logement lui appartenant à compter du 27 mars 2023.
Article 4 : La somme de 25 520 euros mentionnée à l'article 3 ci-dessus, porte intérêts moratoires au taux légal depuis la date de réception par le sous-préfet de Grasse de la demande d'indemnisation de Mme D en date du 6 avril 2021.
Article 5 : Il est mis à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme F D et au ministre de l'Intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2023.
Le magistrat désigné,
signé
G. G
Le greffier,
signé
C. Ravera
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation le greffier
N°s 2102830 et 2102891
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026