mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2102905 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL ASSO - CHRESTIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 26 mai 2021, le 27 septembre 2022, le 11 octobre 2022, le 22 décembre 2022, le 31 décembre 2022, le 6 janvier 2023, le 9 janvier 2023, le 19 avril 2023, le 4 août 2023, le 18 août 2023 et le 12 décembre 2023, M. A B, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision par laquelle la maire de la commune d'Auribeau-sur- Siagne a rejeté sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle ;
2°) d'enjoindre à la maire de la commune d'Auribeau-sur-Siagne de prendre un arrêté reconnaissant l'imputabilité au service de sa pathologie, diagnostiquée le 9 novembre 2013, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) subsidiairement, d'enjoindre à la commune de Auribeau-sur-Siagne de lui communiquer le rapport d'enquête administrative du 30 novembre 2021, les rapports d'information qu'il a rédigés en sa qualité de garde-champêtre entre le 1er juillet 2008 et le 9 novembre 2013, le dossier médical détenu par le centre de gestion des Alpes-Maritimes, les plaintes des contrevenants évoquées par la commune devant la cour administrative d'appel de Marseille, les observations transmises par la commune à la commission d'accès aux documents administratifs, les comptes-rendus des réunions de travail à l'issue desquelles il lui a été demandé de présenter des excuses à un contrevenant, l'avertissement du 9 mars 2010 et le compte-rendu de l'entretien préalable ainsi que la plainte du 25 janvier 2010 ;
4°) subsidiairement, de surseoir à statuer en tant que de besoin en attendant le résultat des requêtes en révision devant le Conseil d'Etat et en réouverture des débats devant la cour administrative d'appel de Marseille ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le rapport d'expertise du Dr C, qui constitue un fait nouveau, atteste de l'imputabilité de sa pathologie au service ;
- l'existence éventuelle d'un état antérieur n'est pas de nature à écarter le caractère professionnel de sa pathologie ;
- la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie n'est pas de nature à peser sur les finances de la commune.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 11 février 2022 et le 2 août 2023, la commune d'Auribeau-sur-Siagne conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête, qui se heurte à l'autorité de la chose jugée, est irrecevable ;
- elle est tardive ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Guilbert,
- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,
- et les observations de Me Parravicini, représentant M. B, et de Me Chrestia, représentant la commune d'Auribeau-sur-Siagne.
Considérant ce qui suit :
1. Garde-Champêtre depuis 1997, M. B a intégré les effectifs de la commune d'Auribeau-sur-Siagne le 1er juin 2008. Par un courrier du 23 décembre 2020, reçu le 24 décembre 2020, M. B a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service de la pathologie dont il est affecté depuis le 9 novembre 2013. Le silence gardé par l'administration sur sa demande pendant un délai de deux mois a fait naître une décision implicite de rejet, dont il demande l'annulation. Par un courrier du 26 février 2021, reçu le 1er mars 2021, il a formé un recours gracieux contre cette décision. Le silence gardé par l'administration sur ce recours pendant un délai de deux mois a fait naître une nouvelle décision implicite de rejet.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de reconnaissance de l'imputabilité :
2. A compter du 9 novembre 2013, M. B a été placé en arrêt de travail pour syndrome anxio-dépressif, puis en congé de longue durée jusqu'à ce qu'il soit placé en retraite pour invalidité le 9 novembre 2018. Le 27 janvier 2014, M. B a demandé la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie. Par un arrêté du 15 avril 2015, le maire de la commune d'Auribeau-sur-Siagne a rejeté sa demande. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un arrêt n° 17MA00126 du 17 juin 2019, devenu définitif, de la cour administrative d'appel de Marseille. L'intéressé présente dans le cadre de la présente instance une demande en tous points identique à celle sur laquelle a statué la cour administrative d'appel de Marseille. Si l'intéressé entend se prévaloir d'un rapport d'expertise du 6 juin 2018, qu'il qualifie de fait nouveau, il ressort des pièces du dossier que ce rapport d'expertise avait déjà été produit devant la cour en annexe à un mémoire du 28 janvier 2019. En visant ce mémoire, la cour a nécessairement pris connaissance de ce rapport d'expertise. Dès lors, l'autorité de la chose jugée qui s'attache à l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille s'oppose à ce qu'il soit de nouveau statué sur les conclusions de M. B aux fins d'annulation et d'injonction de reconnaissance d'imputabilité au service de sa pathologie.
Sur les conclusions aux fins de communication :
3. Compte-tenu de ce qui vient d'être dit, il n'y a pas lieu d'ordonner la communication des pièces sollicitées par le requérant dans le cadre de la présente instance.
Sur les conclusions aux fins de sursis :
4. L'issue des voies de réformation invoquées par M. B étant insusceptible d'influer sur le sens du présent jugement, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions aux fins de sursis présentées par le requérant.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. B une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune d'Auribeau-sur-Siagne une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune d'Auribeau- sur-Siagne.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Pouget, présidente,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2024.
La rapporteure,
signé
L. Guilbert
La présidente,
signé
M. PougetLa greffière,
signé
S. Génovèse
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026