LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2104313

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2104313

jeudi 15 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2104313
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantC/M/S BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 août 2021, la société par actions simplifiée (SAS) Elite Concept, représentée par le cabinet CMS Francis Lefebvre avocats, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambres de commerce et d'industrie auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2020, pour un montant total de 22 760 euros ;

2°) de mettre une somme de 5 000 euros à la charge de l'Etat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'imposition a été établie à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a pas été informée, préalablement à la mise en recouvrement, de la modification de la base d'imposition qu'elle avait elle-même déclarée ;

- elle n'a pas la disposition des biens qu'elle donne en sous-location pour le compte de propriétaires personnes physiques ; en effet, la durée de ces locations ponctuelles se limite au maximum à 30 % de l'année civile ; en outre, les propriétaires s'acquittent de la taxe d'habitation sur ces logements ;

- elle peut, à cet égard, se prévaloir de la doctrine fiscale référencée au § 30 du BOI-IF-CFE-20-20-10-10 en vertu des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales ;

- elle n'a pas non plus la disposition des appartements dont les propriétaires, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Canada 08 et la société à responsabilité limitée (SARL) Font Blanche, exercent aussi une activité d'exploitation hôtelière, et pour lesquels elle ne réalise que des prestations de services para-hôtelières et de recherche de clientèle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2021, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu partiel à statuer sur le requête et au rejet du surplus de la requête.

Il fait valoir que :

- il a, pour des raisons de procédure, accordé un dégrèvement partiel d'un montant de 22 037 euros le 2 décembre 2021 ;

- une somme de 723 euros reste à la charge de la société requérante ; il s'agit de la cotisation minimum de cotisation foncière des entreprises au lieu de son établissement principal.

Par une ordonnance du 10 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 24 mars 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Kolf, rapporteure,

- les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique,

- et les observations de Me Le Camus, représentant la SAS Elite Concept.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Elite Concept, qui exerce une activité de gestion de biens immobiliers et de prestations de services para-hôtelières, a été assujettie à des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe additionnelle de frais de chambres de commerce et d'industrie au titre de l'année 2020, l'administration fiscale ayant réintégré dans la base d'imposition la valeur locative des biens immobiliers qu'elle donnait en sous-location et dans lesquels elle sous-traitait une activité para hôtelière. Par la présente requête, la société requérante demande la décharge de cette imposition supplémentaire mise à sa charge, qui s'élève à 22 760 euros.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision du 2 décembre 2021, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes a prononcé un dégrèvement d'un montant de 22 037 euros au titre de l'année 2020 correspondant aux cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe de frais de chambres de commerce et d'industrie. Les conclusions de la requête sont donc devenues, dans cette mesure, sans objet.

Sur les conclusions à fin de décharge :

3. Aux termes du 1 du I de l'article 1647 D du code général des impôts, les redevables de la cotisation foncière des entreprises sont assujettis à une cotisation minimum établie au lieu de leur principal établissement à partir d'une base minimum dont le montant est fixé par le conseil municipal au regard du montant du chiffre d'affaires.

4. A la suite du dégrèvement prononcé par l'administration, ne subsiste en litige qu'une somme de 723 euros correspondant à la cotisation minimum de cotisation foncière des entreprises mise à la charge de la société Elite concept. En effet, il résulte de l'instruction que l'administration a procédé, afin de tenir compte de ce que la société requérante demeurait soumise au titre de l'année en litige à la cotisation minimum de cotisation foncière des entreprises prévue à l'article 1647 D du code général des impôts, à une compensation entre le dégrèvement des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe additionnelle de frais de chambres de commerce et d'industrie auquel la SAS Elite Concept pouvait prétendre d'une part et de la cotisation minimum de cotisation foncière des entreprises demeurant à sa charge d'autre part. La société requérante, qui n'a pas produit d'observations en réponse au mémoire en défense de l'administration fiscale, ne conteste pas les modalités de calcul de la compensation à laquelle l'administration fiscale a ainsi procédé. Il s'ensuit que les conclusions en décharge de la somme restant en litige doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 1 200 euros à la charge de l'Etat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête à concurrence du dégrèvement d'un montant de 22 037 (vingt-deux-mille-trente-sept) euros prononcé en cours d'instance.

Article 2 : L'Etat versera une somme de 1 200 (mille deux-cents) euros à la SAS Elite Concept en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Elite Concept et au directeur départemental des finances publiques.

Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Mear, présidente,

Mme Kolf, conseillère,

M. Cherief, conseiller,

Assistés de Mme Sussen, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.

La rapporteure,

signé

S. KOLF

La présidente,

signé

J. MEAR

La greffière,

signé

C. SUSSEN

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

ou par délégation la greffière,

N° 2103121

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions