jeudi 13 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2105053 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CONCAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 septembre 2021, la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice, représentée par Me Concas, demande au tribunal :
1°) de la décharger de l'obligation de payer les taxes d'urbanisme mises à sa charge selon deux titres de perception n°s084000 045 075 006 465240 2020 0078575 et 084000 045 075 006 179944 2020 0078574 émis le 18 décembre 2020 à son encontre par le directeur départemental des finances publiques du Vaucluse à la demande du préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer) pour le recouvrement de la taxe d'aménagement d'un montant de 61 344, 00 euros et de la redevance d'archéologie préventive d'un montant de 3 271, 00 euros ;
2°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la créance dont se prévaut le préfet est éteinte, faute de déclaration entre les mains du mandataire judiciaire dans la procédure de sauvegarde ouvert par jugement rendu le 22 février 2018 par le tribunal de commerce de Nice publié au BODACC des 5 et 6 mars 2018 ; le mandataire judiciaire avait jusqu'au 6 mai 2019 pour déposer la liste des créances ; les 17 et 18 août 2019 a été publié au BODACC le jugement du 7 août 2019 arrêtant le plan de sauvegarde ;
- les travaux de réhabilitation de l'immeuble litigieux, conformes au permis de construire délivré le 21 août 2015, n'ont entraîné ni reconstruction, ni m² supplémentaires, le plancher n'étant pas concerné ; les travaux ont en effet constitué non pas en la démolition totale puis la reconstruction d'un bâtiment identique mais une réhabilitation en façade, en structure et en toiture, ainsi que cela ressort expressément de la demande de permis de construire ; ont, dès lors, été méconnues les dispositions de l'article L.331-6 du code de l'urbanisme ; il ne s'agit pas d'une reconstruction définie par la circulaire du 18 juin 2013 ; sur ce point, la note d'information pour la déclaration des éléments nécessaires au calcul des impositions indique que " les surfaces démolies ne sont pas déduites de la surface taxable totale créée " ;
- les 19 places de parking litigieuses ne sont pas à la disposition du public, mais du personnel, conformes à une recommandation de l'inspection du travail ; ont, dès lors, été méconnues les dispositions de l'article R.421-23 du code de l'urbanisme ;
- les travaux n'ayant pas eu pour objet d'affecter le sous-sol, la redevance d'archéologie préventive ne saurait être due.
Par mémoire enregistré le 4 mai 2022, le directeur départemental des finances publiques du Vaucluse conclut à l'absence de forclusion.
Il fait valoir que :
- il a pris en charge les titres de perception seulement le 18 décembre 2020 ; il ne pouvait donc ni déclarer les créances correspondantes, ni solliciter un relevé de forclusion ;
- il est, en conséquence, empêché d'agir, mais sans que la prescription de l'action en recouvrement ne soit acquise, celle-ci n'intervenant que le 18 décembre 2025 ;
- il n'est pas compétent pour se prononcer sur le reste de la contestation qui porte sur l'assiette.
Par mémoire en défense enregistré le 20 janvier 2023, le préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer) conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les titres de recettes ayant été émis le 18 décembre 2020, postérieurement aux jugements du tribunal de commerce de Nice, les créances ne sont pas éteintes pour cause de défaut de déclaration dans la procédure de sauvegarde ;
- la prescription de l'article L.331-21 du code de l'urbanisme n'est pas acquise ;
- le bâtiment a été entièrement démoli et reconstruit ;
- la destination des places de stationnement est sans incidence sur les taxes d'urbanisme ;
- la redevance d'archéologie préventive est due.
Par ordonnance du 24 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 mars 2023.
Par lettre en date du 24 mai 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public tiré d'une erreur commise par le préfet sur le champ d'application de la loi. En effet, aux termes de l'article L.331-7 du code de l'urbanisme en vigueur, dont les dispositions figurent désormais à l'article 1635 Quater D du code général des impôts : " Sont exonérés de la part communale ou intercommunale de la taxe (d'aménagement) :/ 3° Dans les exploitations et coopératives agricoles, les surfaces de plancher des serres de production, celles des locaux destinés à abriter les récoltes, à héberger les animaux, à ranger et à entretenir le matériel agricole, celles des locaux de production et de stockage des produits à usage agricole, celles des locaux de transformation et de conditionnement des produits provenant de l'exploitation et, dans les centres équestres de loisir, les surfaces des bâtiments affectées aux activités équestres ;/ ". Aux termes de l'article L.524-3 du code du patrimoine dans sa rédaction applicable : " Sont exonérés de la redevance d'archéologie préventive :/ 1° Lorsqu'elle est perçue sur les travaux mentionnés au a de l'article L.524-2, les constructions et aménagements mentionnés aux 1° à 3° et 7° à 9° de l'article L.331-7 du code de l'urbanisme ;/ ". Dès lors, la requérante qui ne pouvait être assujettie à la part communale ou intercommunale de la taxe d'aménagement, ni à la redevance d'archéologie préventive, est, par suite, fondée à en demander la décharge de ces sommes, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du commerce ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code du patrimoine ;
- le code général des impôts ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gilles Taormina, magistrat désigné,
- les conclusions de Mme Tatiana Perez, rapporteure publique,
- et les observations de Me De Premare substituant Me Concas, représentant la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice.
Considérant ce qui suit ;
1. Consécutivement aux travaux concernant les immeubles que la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice possède sur le territoire de la commune de Carros, sur des parcelles cadastrées D, n°s 4440 et 4442, autorisés selon permis de construire délivré par arrêté du 28 août 2015, des agents assermentés de la direction départementale des territoires et de la mer des Alpes-Maritimes ont dressé le 16 juin 2016, procès-verbal d'infractions au code de l'urbanisme en raison de la reconstruction totale du bâtiment concerné et de la création de 19 places de parking. Par proposition du 17 mars 2020, ladite direction a proposé la rectification des bases imposables aux taxes d'urbanisme. Après discussion contradictoire, ladite direction a maintenu ces rectifications par courrier du 23 novembre 2020 rejetant les observations formulées. En conséquence, la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice s'est vu notifier deux titres de perception émis le 18 décembre 2020 à son encontre pour le recouvrement de la taxe d'aménagement d'un montant de 61 344, 00 euros et de la redevance d'archéologie préventive d'un montant de 3 271, 00 euros. Sa réclamation préalable d'assiette en date du 16 février 2021 ayant été rejetée par décision du 28 juillet 2021, la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice demande au tribunal de la décharger de ces taxes d'urbanisme.
Sur les conclusions à fin de décharge :
2. Aux termes du code de commerce : " Art. L.622-24. - A partir de la publication du jugement, tous les créanciers dont la créance est née antérieurement au jugement d'ouverture, à l'exception des salariés, adressent la déclaration de leurs créances au mandataire judiciaire dans des délais fixés par décret en Conseil d'Etat. Lorsque le créancier a été relevé de forclusion conformément à l'article L.622-26, les délais ne courent qu'à compter de la notification de cette décision ; ils sont alors réduits de moitié/ La déclaration des créances peut être faite par le créancier ou par tout préposé ou mandataire de son choix/La déclaration des créances doit être faite alors même qu'elles ne sont pas établies par un titre. Celles dont le montant n'est pas encore définitivement fixé sont déclarées sur la base d'une évaluation. Les créances du Trésor public et des organismes de prévoyance et de sécurité sociale ainsi que les créances recouvrées par les organismes visés à l'article L.5427-1 à L.5427-6 du code du travail qui n'ont pas fait l'objet d'un titre exécutoire au moment de leur déclaration sont admises à titre provisionnel pour leur montant déclaré. En tout état de cause, les déclarations du Trésor et de la sécurité sociale sont toujours faites sous réserve des impôts et autres créances non établis à la date de la déclaration. Sous réserve des procédures judiciaires ou administratives en cours, leur établissement définitif doit, à peine de forclusion, être effectué dans le délai prévu à l'article L.624-1. Si la détermination de l'assiette et du calcul de l'impôt est en cours, l'établissement définitif des créances admises à titre provisionnel doit être effectué par l'émission du titre exécutoire dans un délai de douze mois à compter de la publication du jugement d'ouverture. Toutefois, si une procédure de contrôle ou de rectification de l'impôt a été engagée, l'établissement définitif des créances qui en font l'objet doit être réalisé avant le dépôt au greffe du compte rendu de fin de mission par le mandataire judiciaire/ Art. L.622-26. - A défaut de déclaration dans les délais prévus à l'article L. 622-24, les créanciers ne sont pas admis dans les répartitions et les dividendes à moins que le juge-commissaire ne les relève de leur forclusion s'ils établissent que leur défaillance n'est pas due à leur fait ou qu'elle est due à une omission du débiteur lors de l'établissement de la liste prévue au deuxième alinéa de l'article L.622-6. Ils ne peuvent alors concourir que pour les distributions postérieures à leur demande/ L'action en relevé de forclusion ne peut être exercée que dans le délai de six mois. Ce délai court à compter de la publication du jugement d'ouverture Art. R. 622-24. - Le délai de déclaration fixé en application de l'article L.622-26 est de deux mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Le même délai est applicable à l'information prévue par le troisième alinéa de l'article L.622-24 ".
3. Aux termes de l'article L.331-7 du code de l'urbanisme en vigueur, dont les dispositions figurent désormais à l'article 1635 Quater D du code général des impôts : " Sont exonérés de la part communale ou intercommunale de la taxe (d'aménagement) :/ 3° Dans les exploitations et coopératives agricoles, les surfaces de plancher des serres de production, celles des locaux destinés à abriter les récoltes, à héberger les animaux, à ranger et à entretenir le matériel agricole, celles des locaux de production et de stockage des produits à usage agricole, celles des locaux de transformation et de conditionnement des produits provenant de l'exploitation et, dans les centres équestres de loisir, les surfaces des bâtiments affectées aux activités équestres ;/ ". Aux termes de l'article L.524-3 du code du patrimoine dans sa rédaction applicable : " Sont exonérés de la redevance d'archéologie préventive :/ 1° Lorsqu'elle est perçue sur les travaux mentionnés au a de l'article L.524-2, les constructions et aménagements mentionnés aux 1° à 3° et 7° à 9° de l'article L.331-7 du code de l'urbanisme ;/ ".
4. Les dispositions de l'article L.622-24 du code de commerce précitées n'ont pas pour effet d'empêcher une personne publique d'émettre un titre de perception exécutoire, lequel titre a seulement pour objet de liquider et rendre exigible la dette à son égard et intervient sans préjudice des suites que la procédure collective engagée à l'égard du débiteur en application des dispositions applicables du code de commerce, est susceptible d'avoir sur le recouvrement de la créance en cause. Dès lors, le titre de perception émis dans ces conditions n'est pas entaché de nullité.
5. En revanche, il résulte des dispositions précitées de l'article L.622-24 du code de commerce précité, que l'administration qui n'a pas encore émis de titre de perception au moment de l'ouverture de la procédure collective, a l'obligation de déclarer sa créance à titre provisionnelle tant qu'elle n'a pas émis ce titre. A défaut de l'avoir fait, cette créance est éteinte nonobstant l'émission ultérieure d'un titre de perception qui ne saurait relever le créancier de la forclusion déjà acquise, ce relevé de forclusion ne pouvant être obtenu que dans le cadre de la procédure prévue par l'article L.622-26 du code de commerce précité.
6. En l'espèce, la créance dont se prévaut le préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer) a été constatée par ses services selon procès-verbal du 16 juin 2016, presque deux ans avant la publication les 5 et 6 mars 2018 au bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC), du jugement rendu le 22 février 2018 par le tribunal de commerce de Nice ouvrant une procédure de sauvegarde à l'encontre de la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice. Le mandataire judiciaire avait jusqu'au 6 mai 2019 pour déposer la liste des créances et les 17 et 18 août 2019, a été publié au BODACC le jugement du 7 août 2019 arrêtant le plan de sauvegarde. Nonobstant le fait que le 18 décembre 2020, la direction départementale des finances publiques du Vaucluse ait émis à l'encontre de la société requérante, à la demande du préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer) deux titres de perception pour recouvrement de ses créances, celles-ci n'ont jamais été déclarées dans le cadre de la procédure de sauvegarde. Dès lors, celles-ci sont éteintes et par suite, la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice qui, au demeurant et en tout état de cause, en application des dispositions des articles L.331-7 du code de l'urbanisme en vigueur, dont les dispositions figurent désormais à l'article 1635 Quater D du code général des impôts et L.524-3 du code du patrimoine, s'agissant d'un immeuble d'usage agricole, était exonérée de la part communale ou intercommunale de la taxe d'aménagement et ne pouvait être assujettie à la redevance d'archéologie préventive, est fondée à demander la décharge de la taxe d'aménagement et de la redevance d'archéologie préventive mises à sa charge.
Sur les conclusions à fin d'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
7. Aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ".
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice et non compris dans les dépens, en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice est déchargée de l'obligation de payer la taxe d'aménagement et la redevance d'archéologie préventive mises à sa charge selon titres de perception n°s n°s084000 045 075 006 465240 2020 0078575 et 084000 045 075 006 179944 2020 0078574 émis le 18 décembre 2020 à son encontre par le directeur départemental des finances publiques du Vaucluse à la demande du préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer).
Article 2 : Il est mis à la charge de l'Etat (direction départementale des territoires et de la mer) un somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au profit de la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société coopérative agricole et horticole d'achats et d'approvisionnement de Nice et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera faite au préfet des Alpes-Maritimes (direction départementale des territoires et de la mer) et au directeur départemental des finances publiques du Vaucluse.
Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, où siégeaient :
M. Taormina, président,
Mme Le Guennec, conseillère,
M. Combot, conseiller,
Assités de Mme Albu, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 juillet 2023 :
Le président-rapporteur,
signé
G. TaorminaL'assesseure la plus ancienne,
signé
B. Le GuennecLa greffière,
signé
Chr. Albu
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation le greffier
N°2105053
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026