mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2105775 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme Chevalier Aubert |
| Avocat requérant | JAIDANE |
Vu la procédure suivante :
G une requête, enregistrée le 13 octobre 2021, Mme D C, représentée G Me Jaidane demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite G laquelle la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes (CAFAM) a rejeté son recours gracieux, réceptionné le 7 février 2020, formé contre une décision de notification d'une dette du 10 janvier 2020 ;
2°) d'enjoindre la CAFAM de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes, la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- G un recours hiérarchique et un recours gracieux, elle établit sa bonne foi ; l'administration l'a placée dans l'incapacité de se justifier ;
- il n'y a pas eu de procédure contradictoire préalable à la décision défavorable ;
- elle n'a pas bénéficié du devoir d'information de la part de la caisse d'allocations familiales ;
- les sommes visibles sur ses comptes bancaires qui concernent des prêts entre particuliers ne sauraient faire partie des sommes à déclarer en application de l'article L.262-3 du code de l'action sociale et des familles.
G un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2022, le département des Alpes-Maritimes, représenté G le président du conseil départemental en exercice, conclut au rejet des conclusions dirigées contre la décision de récupération de l'indu de RSA " socle " référencé INK 005 comme étant à titre principal irrecevables et à titre subsidiaire infondées ; de rejeter les conclusions dirigées contre la décision de récupération des indus de prestations familiales comme étant présentées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître et de mettre le département hors de cause s'agissant du surplus des conclusions.
La requête a été communiquée à la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes, qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2017-1785 du 27 décembre 2017 ;
- le décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Chevalier-Aubert, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article R.222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F ;
- les observations de M. E, représentant le département des Alpes-Maritimes.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a été bénéficiaire du RSA " socle " entre le mois d'octobre 2016 et le mois de juin 2019, pour la somme globale de 25 095,03 euros. A la suite d'une opération de contrôle diligentée au domicile de Mme C G les services de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes (CAFAM), le contrôleur assermenté a constaté, dans un rapport établi le 3 juillet 2019, après échanges contradictoires avec l'allocataire, que l'intéressée n'avait pas déclaré l'essentiel des ressources dont dispose son foyer et notamment l'intégralité des revenus de M. C et de ses enfants B et A et la somme globale de 59 658 euros, portée au crédit des comptes bancaires du foyer entre le mois de juillet 2016 et le mois de mars 2020. La CAF des Alpes-Maritimes a régularisé sa situation en conséquence et a informé l'intéressée G lettre recommandée avec accusé de réception le 10 janvier 2020, de l'existence d'un indu de RSA " socle " référencé " INK 003 " d'un montant initial de 25 095,03 euros, généré pour la période allant du mois d'octobre 2016 au mois de juin 2019 inclus. G ce même courrier, la CAFAM a également notifié à l'intéressée la décision de récupérer, pour le compte de l'Etat, un indu de prime d'activité référencé " IM 3 001 " d'un montant initial de 7 483,59 euros généré du mois de janvier 2018 au mois d'octobre 2019, deux indus de prime exceptionnelle de fin d'année référencés " ING 001 " et " ING 002 " d'un montant initial de 564,06 euros chacun au titre des mois de décembre 2017 et 2018, un indu de prestations familiales référencé " IN1 002 " d'un montant initial de 2 566,22 euros généré du mois de janvier 2019 au mois d'octobre 2019 et un indu d'Allocation Personnalisée pour le logement référencé " IN5 006 " d'un montant initial de 8 269,93 euros généré du mois de janvier 2018 au mois de novembre 2019. Mme C a contesté G un recours hiérarchique, la notification de dette du 10 janvier 2020. G une décision implicite, le directeur de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a rejeté son recours. G la présente requête, Mme C demande l'annulation de la décision implicite rejetant le recours administratif formé contre la décision du 10 janvier 2020 portant notification d'une dette et d'enjoindre à la CAFAM de réexaminer sa situation.
Sur les conclusions tendant à l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision du 10 janvier 2020 portant sur un indu de revenu de solidarité active " socle " référencé INK 005 :
2. Aux termes de l'article L.412-7 du code des relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale ".
3. Il résulte de l'instruction que le 10 janvier 2020, le directeur de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a pris une décision portant notification d'une dette d'un montant global de 44 542,89 euros pour la période d'octobre 2016 à novembre 2019. Il est constant que suite à un recours administratif préalable de la requérante reçu le 7 février 2020, le directeur du conseil départemental des Alpes-Maritimes a confirmé la notification de la dette en ce qui concerne l'indu de revenu de solidarité active à l'encontre de cette dernière G une décision du 12 février 2020. En outre, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a pris à l'encontre de Mme C une nouvelle décision de notification d'une dette le 6 novembre 2020 suite à la décision du président du conseil départemental, portant sur un indu global de 40 049,98 euros. Conformément aux dispositions du point 3, il suit de là que la décision du 6 novembre 2020 s'est substituée à celle du 10 janvier 2020. Ce qui fait en sorte que les conclusions visant à contester la décision 10 janvier 2020, ne peuvent qu'être déclarées irrecevables en ce qu'elles sont dirigées contre une décision qui a disparu de l'ordonnancement juridique. G suite, la fin de non-recevoir soulevée G le département des Alpes-Maritimes doit être accueillie.
Sur la demande de mise hors de cause du département des Alpes-Maritimes :
4. Il résulte des articles L. 843-1, L. 845-1 et L. 845-2 du code de la sécurité sociale que les décisions G lesquelles les caisses d'allocations familiales statuent sur les recours préalables en matière de prime d'activité sont prises pour le compte de l'État.
5. Aux termes de l'article R. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, créé G le décret n° 2020-1073 du 18 août 2020, entré en vigueur le 21 août 2020 : " Les directeurs des organismes de sécurité sociale représentent l'État devant le tribunal administratif dans les litiges relatifs aux décisions qu'ils prennent pour son compte concernant les prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale en application du présent code. ". Il résulte de l'article 4 de ce décret que les dispositions de ce décret sont applicables aux instances en cours. G ailleurs, aux termes de l'article 5 du décret n°2017-1785 du 27 décembre 2017 : Les aides exceptionnelles régies G le présent décret sont à la charge de l'État. Elles sont versées G les organismes débiteurs des prestations mentionnées aux articles 1er et 3. ". Aux termes de l'article 3 du décret n°2018-1150 du 14 décembre 2018 : " Les aides exceptionnelles régies G le présent décret sont à la charge de l'Etat. Elles sont versées G les organismes débiteurs des prestations mentionnées aux articles 1er et 3 ". En outre, en vertu des dispositions combinées des articles L. 812-1, L. 821-1, L. 825-1, L. 825-2, L. 825-3, R. 825-1 et R. 825-2 du code de la construction et de l'habitation et de l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale, les aides personnelles au logement, au nombre desquelles figure l'aide personnalisée au logement, sont liquidées et payées, pour le compte du fonds national d'aide au logement, c'est-à-dire au nom de l'État, G les organismes chargés de gérer les prestations familiales.
6. Il résulte de ce qui a été énoncé aux points 4 et 5 qu'il y a lieu de mettre hors de cause le département des Alpes-Maritimes.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L.121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ", l'article L. 121-2 du même code précise que : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : () 4° Aux décisions prises G les organismes de sécurité sociale () sauf lorsqu'ils prennent des mesures à caractère de sanction () ". La décision litigieuse de récupération des indus ne constitue pas une sanction. Dès lors, en vertu des dispositions précitées de l'article L.121-2 du code des relations entre le public et l'administration, une telle décision n'est pas soumise au respect d'une procédure contradictoire préalable. G suite, Mme C ne peut utilement soutenir que la décision du 12 février 2020 n'a pas été précédée d'une telle procédure.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré G l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, G les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () ".
9. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée G le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
10. D'une part, aux termes de l'article L.262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. () ".
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles mentionnées à l'article L 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées G un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment : 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; 2° Les modalités d'évaluation des ressources, y compris les avantages en nature. L'avantage en nature lié à la disposition d'un logement à titre gratuit est déterminé de manière forfaitaire ; 3° Les prestations et aides sociales qui sont évaluées de manière forfaitaire, notamment celles affectées au logement mentionnées aux articles L. 542-1 et L. 831-1 du code de la sécurité sociale ainsi qu'à l'article L. 351-1 du code de la construction et de l'habitation ; 4° Les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière. ". L'article R. 262-6 du même code prévoit que : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés G des biens mobiliers et immobiliers et G des capitaux () ". Aux termes de l'article R. 262-11 de ce code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : / () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation () ". Aux termes de l'article R. 262-37 dudit code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ". Il résulte des dispositions législatives et réglementaires précitées que, les aides apportées G des amis ou des parents ne sauraient être assimilées à des " aides et secours financiers dont le montant et la périodicité n'ont pas de caractère régulier ". Dès lors ces aides doivent être prises en compte dans le calcul des ressources pour la détermination du montant de l'allocation de revenu de solidarité active, quel que soit l'usage qui en est fait.
12. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport établi le 3 juillet 2019 G un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, que, d'une part, Mme C a déposé des déclarations trimestrielles de ressources omettant de déclarer les sommes versées au crédit de ses comptes bancaires et du compte bancaire de son époux pour la période de juillet 2016 à mars 2019, et qu'au vu des portails EOPPS Carrières et des bulletins de salaire mis à disposition de l'agent assermenté, les revenus des enfants B et A n'ont pas été déclarés et, d'autre part, qu'elle n'a pas déclaré des dépôts d'espèces, de chèques et de virement entre juillet 2016 et mars 2019 mentionnés aux annexes 1 et 3 dudit rapport qui auraient dû être pris en compte dans le calcul du revenu de solidarité active. Les pièces produites G Mme C au soutien de ses écritures ne sont pas de nature à contredire les conclusions de ce rapport dès lors que, d'une part, les revenus de son époux, et des enfants B et A n'ont pas été déclarés et, d'autre part, que si Mme C produit des documents portant sur une reconnaissance de dette en date du 28 janvier 2020 pour deux montants respectifs de 12 000 et 18 000 euros, ces documents ne sauraient être assimilés à des " aides et secours financiers dont le montant et la périodicité n'ont pas de caractère régulier ", ni à des " aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ". En outre, ces documents ne sont pas de nature, en l'absence notamment d'indication suffisante sur les modalités de remboursement de la dette, pour faire regarder ces versements comme des prêts remboursables. Dans ces conditions, la requérante n'établit pas la réalité des prêts dont elle se prévaut. G suite, c'est à bon droit que le département a considéré que les sommes correspondant à l'aide mensuelle apportée G le frère et l'amie d'enfance de l'allocataire constituaient des ressources qui auraient dû être déclarées et qui devaient être prises en compte, au sens des dispositions précitées, pour le calcul des droits de l'intéressée au revenu de solidarité active.
13. En troisième lieu, la requérante soutient que la caisse d'allocations familiales a manqué à son devoir d'information dès lors que les sommes visibles sur ses relevés de compte bancaire sont deux prêts consentis entre particuliers et qu'elles ne figurent pas dans la liste des ressources à déclarer au titre des revenus. Toutefois, et ainsi qu'il a été relevé au point précédent, cette circonstance, à supposer établie, est sans incidence sur le bien-fondé des indus en litige. Il en va de même du moyen présenté G la requérante relative à sa bonne foi. G suite, ces moyens doivent être écartés comme inopérants.
14. Si la requérante fait valoir des problèmes de santé et l'hospitalisation de sa fille durant la période en litige, cette circonstance demeure sans incidence sur le bien-fondé de l'indu et de l'obligation de restitution qui en découle.
15. En quatrième lieu, les décrets du 27 décembre 2017 et du 14 décembre 2018 visés plus haut, portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active, prévoient qu'une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre ou, à défaut au mois de décembre 2017, 2018 et 2019 à condition que les ressources du foyer n'excèdent pas un certain montant. Les mêmes décrets précisent que tout paiement indu d'une aide exceptionnelle est récupéré G l'organisme chargé du service de celle-ci.
16. Il résulte de ce qui précède que le droit de Mme C au revenu de solidarité active au titre de la période litigieuse a été légalement remis en cause. Ne pouvant être regardée comme ayant la qualité d'allocataire, l'intéressée n'était pas éligible à l'aide exceptionnelle de fin d'année. G suite, Mme C n'est pas fondée à contester le bien-fondé des indus litigieux.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête présentée G Mme C doivent être rejetées, ainsi que, G voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C, au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées et à la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au département des Alpes-Maritimes.
Rendu public G mise à disposition au greffe le 28 février 2023.
La magistrate désignée,
signé
V. F
La greffière,
signé
S. Génovèse
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou G délégation la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026