mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2106169 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme POUGET |
| Avocat requérant | GILLY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2021, Mme C D, représentée par Me Gilly, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 juillet 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes lui a notifié un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 3 729,01 euros, un indu de prime de fin d'année d'un montant de 228,67 euros et deux indus de prime de solidarité pour des montants de 150 euros ;
2°) de suspendre les retenues pratiquées sur son compte au titre des indus mis à sa charge ;
3°) de mettre à la charge du Département des Alpes-Maritimes une somme de 1 500 euros au titre de l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
La requérante soutient que :
- le contrôleur assermenté de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes ne l'a pas informée de l'exercice de son droit de communication, la privant ainsi d'une garantie ;
- le principe du contradictoire a été méconnu ;
- les versements d'espèces sur son compte, retenus par l'administration pour mettre à sa charge l'indu en cause, proviennent de la vente d'objets mobiliers dont le montant n'avait pas à être déclaré ;
- les virements bancaires pris en compte par l'administration ne constituent pas des revenus mais des crédits renouvelables contractés pour bénéficier de facilités de caisse ; ces virements n'ont généré aucun revenu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2022, le département des Alpes-Maritimes, représenté par le président du conseil départemental en exercice, conclut au rejet de la requête de Mme D et, à titre subsidiaire, à sa mise hors de cause concernant les demandes relatives aux indus de prime de solidarité et de prime exceptionnelle de fin d'année.
Il soutient que :
- la requête de Mme D est irrecevable ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;
- l'Etat est seul débiteur de la prime de solidarité et de la prime exceptionnelle de fin d'année ; il doit ainsi être mis hors de cause en ce qui concerne lesdites primes.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 décembre 2020 du bureau d'aide juridictionnelle du Tribunal judiciaire de Nice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 ;
- le décret n° 2020-1453 du 27 novembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
- le rapport de Mme Pouget, présidente ;
- et les observations de Mme A B, représentant le département des Alpes-Maritimes.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 13 juillet 2021, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a notifié à Mme D un indu INK002 de revenu de solidarité active d'un montant de 3 729,01 euros, un indu ING002 de prime de solidarité d'un montant de 228,67 euros, un indu INQ001 de prime de solidarité d'un montant de 150 euros et un indu INQ002 de prime de solidarité d'un montant de 150 euros. Par un courrier du 22 septembre 2021, Mme D a formé un recours administratif préalable obligatoire contre la décision du 13 juillet 2021 précitée, lequel a fait l'objet d'un refus implicite né du silence gardé par l'administration sur celui-ci. Par la présente requête, Mme D demande au tribunal de prononcer l'annulation de ces indus et la suspension des retenues pratiquées sur son compte au titre de ceux-ci.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : "Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ".
3. L'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue en principe à la décision initiale, et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.
4. Le recours administratif exercé le 22 septembre 2021 par Mme D contre la décision de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes du 13 juillet 2021 ayant un caractère obligatoire, la décision de rejet implicite s'est substituée à la décision initiale. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête de Mme D dirigées contre la décision du 13 juillet 2021 et de regarder les conclusions de la requête comme dirigées contre la décision implicite du 22 novembre 2021, en ce qu'elle confirme l'existence d'un indu de revenu de solidarité active, d'un indu de prime de solidarité et de deux indus de prime exceptionnelle de fin d'année.
Sur la mise hors de cause du Département des Alpes-Maritimes :
En ce qui concerne l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année :
5. Aux termes de l'article 5 du décret du 29 décembre 2020 susvisé : " Les aides exceptionnelles régies par le présent décret sont à la charge de l'Etat () ". Il résulte de ces dispositions que l'attribution de la prime exceptionnelle de fin d'année, tout comme la récupération des indus qui y sont relatifs relèvent, au cas d'espèce, de la seule compétence de la Caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes. Il y a donc lieu d'accueillir la demande de mise hors de cause du département des Alpes-Maritimes pour la partie du litige concernant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année.
En ce qui concerne les indus de prime de solidarité :
6. Aux termes de l'article 3 du décret du 27 novembre 2020 susvisé : "L'aide exceptionnelle de solidarité prévue par le présent décret est à la charge de l'Etat () ". Il résulte de ces dispositions que l'attribution de la prime de solidarité, tout comme la récupération des indus qui y sont relatifs relèvent, au cas d'espèce, de la seule compétence de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes. Par suite, la demande de mise hors de cause du département des Alpes-Maritimes, s'agissant de la partie du litige relative aux indus de prime de solidarité, doit être accueillie.
Sur la régularité de l'indu de revenu de solidarité active :
7. En premier lieu, il résulte des articles L. 262-16 et L. 262-40 du code de l'action sociale et des familles et des articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale que les CAF et les caisses de mutualité sociale agricole, chargées du service du revenu de solidarité active, réalisent les contrôles relatifs à cette prestation d'aide sociale selon les règles, procédures et moyens d'investigation applicables aux prestations de sécurité sociale, au nombre desquels figurent le droit de communication instauré par l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale au bénéfice des organismes de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations qu'ils servent, ainsi que les garanties procédurales qui s'attachent, en vertu de l'article L. 114-21 du même code, à l'exercice de ce droit par un organisme de sécurité sociale.
8. Il incombe ainsi à l'organisme ayant usé du droit de communication, avant la suppression du service de la prestation ou la mise en recouvrement, d'informer l'allocataire à l'encontre duquel est prise la décision de supprimer le droit au revenu de solidarité active ou de récupérer un indu de revenu de solidarité active tant de la teneur que de l'origine des renseignements qu'il a obtenus de tiers par l'exercice de son droit de communication et sur lesquels il s'est fondé pour prendre sa décision. Cette obligation a pour objet de permettre à l'allocataire, notamment, de discuter utilement leur provenance ou de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements soient mis à sa disposition avant la récupération de l'indu ou la suppression du service de la prestation, afin qu'il puisse vérifier l'authenticité de ces documents et en discuter la teneur ou la portée. L'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale institue ainsi une garantie au profit de l'intéressé. Toutefois, la méconnaissance de ces articles par l'organisme demeure sans conséquence sur le bien-fondé de la décision prise s'il est établi qu'eu égard à la teneur du renseignement, nécessairement connu de l'allocataire, celui-ci n'a pas été privé, du seul fait de l'absence d'information sur l'origine du renseignement, de cette garantie.
9. En l'espèce, Mme D soutient qu'elle n'aurait pas été informée de la mise en œuvre par la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes du droit de communication prévu par les dispositions précitées. Il résulte toutefois de l'instruction, en particulier du rapport d'enquête établi le 5 juillet 2021 par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que la requérante a bien été informée de la mise en œuvre du droit dévolu à la caisse. En outre, le rapport mentionne les démarches réalisées, notamment les organismes contactés et les comptes bancaires consultés. S'il n'est pas établi que Mme D aurait été informée tant de la teneur que de l'origine des renseignements obtenus par la caisse via l'exercice de son droit de communication, eu égard à la teneur des renseignements, nécessairement connus de l'intéressée, celle-ci n'a pas été privée, du seul fait de l'absence d'information sur l'origine du renseignement, qu'elle a eu, par ailleurs, la possibilité de solliciter auprès de l'agent de contrôle lors de ces échanges, de la garantie instituée par l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la décision en litige faute d'information sur la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale doit être écarté.
10. En deuxième lieu, termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ".
11. Le recours administratif préalable obligatoire institué par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles est destiné à remédier à l'absence de procédure contradictoire en permettant à l'administré de faire valoir ses observations sur la décision défavorable qui lui est opposée. Si Mme D se prévaut de la méconnaissance du principe du contradictoire, il résulte toutefois de l'instruction que l'intéressée a nécessairement eu connaissance des faits qui lui étaient reprochés lors de la notification de la décision du 13 juillet 2021 mettant à sa charge l'indu de revenu de solidarité en litige. En tout état de cause, la requérante a formé un recours administratif préalable par un courrier du 22 septembre 2021 pour contester le bien-fondé de sa dette. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
12. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, (), l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux ". Aux termes de l'article R. 262-37 de ce code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ". Et aux termes de l'article L. 262-46 du même code : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () ".
13. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'enquête établi le 5 juillet 2021 par un agent assermenté de la Caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes que Mme D n'a pas déclaré, à l'occasion de ses déclarations trimestrielles de ressources, avoir perçu, sur ses comptes bancaires, au titre de la période comprise entre les mois de novembre 2019 et de février 2021, divers dépôts d'espèces et virements bancaires. L'intégration rétroactive de ces montants parmi ses ressources, confirmée par la décision du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, est à l'origine de l'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de Mme D. D'une part, Mme D soutient que les dépôts d'espèces constatés par l'agent assermenté de la Caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes n'avaient pas à être déclarés dans la mesure où ils proviennent de ventes entre particuliers et, ainsi, ne peuvent être regardés comme des revenus. Toutefois, il résulte des dispositions de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles que les revenus procurés par la vente de biens mobiliers, tels que des objets personnels, sont au nombre des ressources entrant dans le calcul du revenu de solidarité active. Il s'ensuit que c'est à bon droit que les sommes correspondant aux dépôts d'espèces en cause ont été intégrées au calcul des droits de la requérante au revenu de solidarité active. D'autre part, Mme D fait valoir que les virements portés au crédit de l'un de ses comptes bancaires entre les mois de février 2020 et 2021 ne constituent nullement des revenus mais correspondent, par l'utilisation d'un crédit révolving, à des opérations bancaires virtuelles lui permettant de bénéficier de facilités de caisse. Toutefois, alors qu'il appartient à l'intéressée d'établir la réalité des prêts remboursables dont elle se prévaut, Mme D, qui se borne à produire un relevé d'opérations du 25 août 2020 faisant état du solde d'un crédit renouvelable qu'elle a contracté, s'élevant à cette date à un montant de 6 048,56 euros, ne justifie pas, par cette seule pièce, de la nature des virements litigieux portés au crédit de son compte bancaire et ayant été réintégrés au calcul de ses droits. Dans ces conditions, Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 13 juillet 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes lui a notifié un indu de revenu de solidarité active ni celle par laquelle le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes a implicitement rejeté son recours administratif préalable formé à l'encontre de cette décision du 13 juillet 2021.
14. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme D doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Le département des Alpes-Maritimes est mis hors de cause s'agissant des conclusions relatives à l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année et aux indus de prime de solidarité.
Article 2 : La requête de Mme D est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et au président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au directeur général de la Caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à dispositions au greffe le 9 mai 2023.
La présidente,La greffière,
signé signé
M. E
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026