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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2106200

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2106200

lundi 26 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2106200
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationMagistrat M. FAY
Avocat requérantSELARL CARLES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 novembre 2021, M. D B, représenté par Me Lionel Carles, avocat au Barreau de Nice, demande au tribunal :

* d'annuler la décision en date du 28 septembre 2021 par laquelle la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes a rejeté son recours gracieux introduit à l'encontre de la décision en date du 6 juillet 2021 ayant rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement social en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;

* de le reconnaître prioritaire et devant être relogé d'urgence ;

* d'enjoindre à la commission de médiation des Alpes-Maritimes de procéder à un réexamen de son dossier dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et ce sous astreinte de 50 euros par jours de retard à l'expiration de ce délai ;

* de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que la décision attaquée est entachée :

* d'erreur de motivation en l'absence de procédure de droit commun engagé par lui à l'encontre du propriétaire, en outre, sa demande de logement social a été régulièrement renouvelée chaque année ;

* d'erreur manifeste d'appréciation, le logement qu'il occupe ayant été reconnu indécent et étant dangereux pour sa santé et celle de sa famille.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

* l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 2 juin 2014 qui fixe, en application des dispositions de l'article L. 441-1-4 du code de la construction et de l'habitation, à 45 mois le délai à partir duquel les personnes qui ont déposé une demande de logement resté sans réponse peuvent saisir la commission de médiation ;

* le code de la construction et de l'habitation ;

* le code de justice administrative.

Vu, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges visés audit article.

Le rapporteur public ayant été dispensé, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

* le rapport de M. Faÿ, magistrat désigné ;

* et les observations de Mme C, pour le préfet des Alpes-Maritimes, le requérant n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a saisi la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes en vue de la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour être logé dans des locaux impropres à l'habitation, présentant un caractère insalubre ou dangereux, non décent en étant en situation de handicap, avec une personne handicapée à charge ou un enfant mineur à charge et être en attente d'un logement social depuis un délai supérieur au délai fixé par arrêté préfectoral. La commission a rejeté cette demande par une décision en date du 6 juillet 2021. Le 6 août 2021, le requérant a introduit à l'encontre de cette décision un recours gracieux qui a fait l'objet d'un rejet par décision en date du 28 septembre 2021 dont M. B demande l'annulation.

Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision en date du 28 septembre 2021

2. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ".

3. Pour motiver sa décision, la commission de médiation a considéré au visa des dispositions de l'article L. 300-1, du II et du IV de l'article 441-2-3, du II de l'article L. 441-2-3-1 et des articles R. 441-13 et suivants du code de la construction et de l'habitation, que suite à la visite du logement de l'intéressé par SOLIHA06 le 7 avril 2021, le propriétaire a été mis en demeure par la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes de remédier aux désordres constatés dans un délai de 18 mois, qu'un arrêté a été rendu le 26 avril 2021 prévoyant que dans un délai d'un mois le syndic prenne les mesures nécessaires pour remédier au désordre constaté, qu'une procédure de droit commun relative à la non décence est en cours et qu'il n'appartient pas à la commission de médiation, au vu de l'état de la procédure de se substituer au dispositif de droit commun, que M. B ne justifie pas d'une demande de logement social déposée et renouvelée régulièrement depuis 45 mois comme prévu par l'arrêté préfectoral du 2 juin 2014, la demande ayant été déposée le 13 février 2019. Dès lors, la décision attaquée est suffisamment motivée, les erreurs de fait alléguées par le requérant ressortissant d'un moyen de légalité interne et non d'un moyen de la légalité externe.

4. En deuxième lieu, M. B soutient que la décision attaquée est entachée d'erreur de fait au motif que, d'une part, il n'a engagé aucune procédure de droit commun à l'encontre du bailleur et, d'autre part, qu'il a régulièrement renouvelé chaque année sa demande de logement social. Cependant, d'une part, nonobstant la circonstance que le requérant n'a pas engagé de procédure de droit commun à l'encontre du propriétaire de son logement, la commission de médiation des Alpes-Maritimes était fondée à motiver sa décision sur la circonstance qu'une procédure de droit commun relative à la non décence était en cours dès lors que par courrier en date du 21 avril 2021 la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a informé M. B qu'à la suite de la réalisation d'un diagnostic, le constat avait conclu à la non-conformité de son logement au regard des critères de décence et que son propriétaire avait 18 mois pour procéder à la mise en conformité dudit logement. D'autre part, si le requérant produit l'attestation en date du 23 novembre 2020 de renouvellement départemental de demande de logement social initiale en date du 13 février 2019, la commission de médiation était fondée à considérer que M. B ne justifiait pas d'une demande de logement social déposée et renouvelée régulièrement depuis 45 mois comme prévu par l'arrêté préfectoral du 2 juin 2014 dès lors que la demande initiale de logement sociale était antérieure de 32 mois à la date de la décision attaquée. Par suite, le requérant n'établit pas que la commission de médiation a entaché la décision attaquée d'erreur de fait.

5. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant [] est garanti par l'État à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'État, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. " et aux termes du premier alinéa du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation : " La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est () logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux () ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap () " Aux termes des dispositions de l'article R. 441-14-1 du même code : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département () / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : / -ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; / () -être logées dans des locaux impropres à l'habitation, ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Le cas échéant, la commission tient compte des droits à hébergement ou à relogement auxquels le demandeur peut prétendre en application des dispositions des articles L. 521-1 et suivants, des articles L. 314-1 et suivants du code de l'urbanisme ou de toute autre disposition ouvrant au demandeur un droit à relogement ; / -avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; / () - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement () présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret (). "

6. Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 : " Le logement doit satisfaire aux conditions suivantes, au regard de la sécurité physique et de la santé des locataires : / 1. Il assure le clos et le couvert. Le gros œuvre du logement et de ses accès est en bon état d'entretien et de solidité et protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d'eau. Les menuiseries extérieures et la couverture avec ses raccords et accessoires assurent la protection contre les infiltrations d'eau dans l'habitation. Pour les logements situés dans les départements d'outre-mer, il peut être tenu compte, pour l'appréciation des conditions relatives à la protection contre les infiltrations d'eau, des conditions climatiques spécifiques à ces départements ; / 2. Il est protégé contre les infiltrations d'air parasites. Les portes et fenêtres du logement ainsi que les murs et parois de ce logement donnant sur l'extérieur ou des locaux non chauffés présentent une étanchéité à l'air suffisante. Les ouvertures des pièces donnant sur des locaux annexes non chauffés sont munies de portes ou de fenêtres. Les cheminées doivent être munies de trappes. Ces dispositions ne sont pas applicables dans les départements situés outre-mer ; / 3. Les dispositifs de retenue des personnes, dans le logement et ses accès, tels que garde-corps des fenêtres, escaliers, loggias et balcons, sont dans un état conforme à leur usage ; / 4. La nature et l'état de conservation et d'entretien des matériaux de construction, des canalisations et des revêtements du logement ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires ; / 5. Les réseaux et branchements d'électricité et de gaz et les équipements de chauffage et de production d'eau chaude sont conformes aux normes de sécurité définies par les lois et règlements et sont en bon état d'usage et de fonctionnement ; / 6. Le logement permet une aération suffisante. Les dispositifs d'ouverture et les éventuels dispositifs de ventilation des logements sont en bon état et permettent un renouvellement de l'air et une évacuation de l'humidité adaptés aux besoins d'une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements ; / 7. Les pièces principales, au sens du troisième alinéa de l'article R. 111-1-1 du code de la construction et de l'habitation, bénéficient d'un éclairement naturel suffisant et d'un ouvrant donnant à l'air libre ou sur un volume vitré donnant à l'air libre. " et aux termes de l'article 3 du même décret : " Le logement comporte les éléments d'équipement et de confort suivants : / 1. Une installation permettant un chauffage normal, munie des dispositifs d'alimentation en énergie et d'évacuation des produits de combustion et adaptée aux caractéristiques du logement. Pour les logements situés dans les départements d'outre-mer, il peut ne pas être fait application de ces dispositions lorsque les conditions climatiques le justifient ;/ 2. Une installation d'alimentation en eau potable assurant à l'intérieur du logement la distribution avec une pression et un débit suffisants pour l'utilisation normale de ses locataires ; / 3. Des installations d'évacuation des eaux ménagères et des eaux-vannes empêchant le refoulement des odeurs et des effluents et munies de siphon ; / 4. Une cuisine ou un coin cuisine aménagé de manière à recevoir un appareil de cuisson et comprenant un évier raccordé à une installation d'alimentation en eau chaude et froide et à une installation d'évacuation des eaux usées ; / 5. Une installation sanitaire intérieure au logement comprenant un w.-c., séparé de la cuisine et de la pièce où sont pris les repas, et un équipement pour la toilette corporelle, comportant une baignoire ou une douche, aménagé de manière à garantir l'intimité personnelle, alimenté en eau chaude et froide et muni d'une évacuation des eaux usées. L'installation sanitaire d'un logement d'une seule pièce peut être limitée à un w.-c. extérieur au logement à condition que ce w.-c. soit situé dans le même bâtiment et facilement accessible ; / 6. Un réseau électrique permettant l'éclairage suffisant de toutes les pièces et des accès ainsi que le fonctionnement des appareils ménagers courants indispensables à la vie quotidienne. () "

7. Les recours contre les décisions des commissions de médiation sur les demandes tendant à être déclaré prioritaire et devant être logé d'urgence relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir. Il appartient au juge administratif, lorsqu'il est saisi d'un recours formé à l'encontre d'une décision de la commission de médiation refusant à un demandeur de le reconnaître prioritaire pour l'accès à un logement décent et indépendant dans le cadre du droit garanti par l'État selon les dispositions de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, d'apprécier l'urgence et le caractère prioritaire de la demande de logement à la date de la décision attaquée.

8. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation que l'appartenance à l'une des catégories mentionnées par la loi ne suffit pas à elle seule à rendre éligible la demande de logement. Il faut également que la situation du demandeur présente un caractère d'urgence sur lequel la commission de médiation dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Pour apprécier ce caractère d'urgence, la commission de médiation doit se fonder sur tous les éléments relatifs à la situation du demandeur.

9. Pour contester l'appréciation faite de sa situation par la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes, M. B soutient que son logement a été reconnu comme ne répondant pas aux critères de décence et qu'atteint d'un cancer des poumons, en raison du fort taux d'humidité qui y règne, il représente un danger pour sa santé. En outre, il présente un danger pour la santé de sa famille à raison des risques de saturnisme auxquels elle est exposée. Au soutien de ses allégations, le requérant produit le diagnostic-constat décence établit le 8 avril 2021 par SOLIHA 06, le constat de non décence en date du 21 avril 2021 de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes mentionné au point 4 ci-dessus ainsi que l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 26 avril 2021 relatif au danger imminant pour la santé des personnes lié à la présence de sources de plomb accessibles au niveau des parties communes de l'immeuble abritant le logement litigieux. Cependant, d'une part, comme il a été mentionné au point 4 ci-dessus, un délai de 18 mois, expirant en novembre 2022, a été accordé au propriétaire afin qu'il procéde à la mise en conformité du logement occupé par M. B et, d'autre part, le préfet des Alpes-Maritimes a prescrit un délai d'un mois au syndic de l'immeuble pour prendre les mesures nécessaires en vue de la suppression du risque d'accessibilité au plomb. Dès lors que, dans le premier cas, le délai accordé au propriétaire n'est pas expiré et que, dans le second cas, le requérant n'établit pas que le syndic n'a pas exécuté l'injonction préfectorale dans le délai qui lui était imparti, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la commission de médiation des Alpes-Maritimes a fait de sa situation une appréciation manifestement erronée.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B aux fins d'annulation de la décision en date du 28 septembre 2021 ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction.

Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou à défaut la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. D B, à Me Lionel Carles et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.

Le magistrat désigné,

signé

D. ALa greffière,

signé

P. GODEAU

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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