mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2106258 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET CHAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 novembre 2021 et le 31 mai 2022, Mme C B, agissant en son nom propre ainsi qu'en qualité de représentante légale de sa fille A, représentée par Me Gaborit, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de désigner des experts chirurgien pédiatre viscéral, infectiologue, généticien et pharmacologue pour déterminer l'origine des séquelles subies par sa fille A à la suite de sa prise en charge au sein du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice au cours de l'année 2007, et pour chiffrer les préjudices qui en découlent ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner le CHU de Nice à lui verser la somme totale de 90 187,20 euros, augmentée des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, en réparation des préjudices subies par sa fille A à la suite de sa prise en charge au sein du CHU de Nice ;
3°) de condamner le CHU de Nice aux dépens ;
4°) de déclarer le jugement à venir commun et opposable à la caisse primaire d'assurance maladie de la Sarthe ;
5°) de mettre à la charge du CHU de Nice la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- des éléments nouveaux justifient qu'une nouvelle expertise soit diligentée ;
- la responsabilité du CHU de Nice est engagée du fait de l'infection nosocomiale contractée par sa fille A ;
- à défaut d'expertise, elle est fondée à demander l'indemnisation des préjudices subis par sa fille à hauteur de la somme totale de 90 187,20 euros et qui se décomposent comme suit :
* au titre des préjudices subis par A B :
11 700 euros au titre de l'assistance par tierce personne
22 799,70 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire
35 000 euros au titre des souffrances endurées
2 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire
2 687,50 euros au titre du déficit fonctionnel permanent
1 000 euros au titre du préjudicie esthétique permanent
* au titre des préjudices subis par Mme B :
4 934,25 euros au titre des pertes de gains professionnels actuels
10 065,75 euros au titre du préjudice moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2022, le CHU de Nice, représenté par Me Chas, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Sarthe qui n'a pas produit d'observation.
La requête a été communiquée au centre hospitalier d'Antibes-Juan les Pins qui n'a pas produit d'observation.
Par ordonnance du 25 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 23 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 mars 2024 :
- le rapport de Mme Duroux, conseillère ;
- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique,
- et les observations de Me Poncer, représentant le CHU de Nice.
Considérant ce qui suit :
1. Le 24 mars 2007, Mme B donne naissance à sa fille A qui est hospitalisée dès le 11 avril 2007 en raison d'une infection pour laquelle elle reçoit une antibiothérapie intraveineuse. Au cours de cette hospitalisation, une malformation est décelée chez l'enfant qui présente un anus antéposé avec périnée court. Le 18 septembre 2007, l'enfant subit une intervention chirurgicale pour transposition anale au sein du CHU de Nice. A la suite de cette intervention, l'enfant A, qui ressentait de vives douleurs à chaque selle, a présenté une infection locale associée à un lâchage de points de cicatrice, ainsi qu'un abcès conduisant à une reprise chirurgicale le 5 octobre. Les prélèvements réalisés à cette occasion ont révélé une infection. L'enfant A subit plusieurs autres interventions chirurgicales au cours du mois d'octobre, dont le 30 octobre, pour un abcès ischio-rectal, à la suite de laquelle l'enfant a présenté une nouvelle infection nécessitant un traitement antibiotique. Après cette lourde prise en charge médicale, l'enfant A a présenté un retard de développement, des malformations aux extrémités des membres, une dysmorphie, une surdité et des douleurs et tremblements des extrémités conduisant à lui diagnostiquer une neuropathie bilatérale des deux nerfs médians dans leur traversée du canal carpien.
2. Compte tenu des séquelles présentées par sa fille, Mme B a saisi la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) pour obtenir réparation des dommages résultants de sa prise en charge au sein du CHU de Nice. Par avis du 9 septembre 2020, la CCI a rejeté la demande indemnitaire de Mme B, estimant, au regard du rapport d'expertise qu'elle a diligenté, qu'aucun lien de causalité direct et certain ne pouvait être établi entre la prise en charge au sein du CHU de Nice et le syndrome malformatif de sa fille, qu'aucune faute médicale n'a été commise par le CHU de Nice et que le syndrome infectieux présenté par l'enfant A ne pouvait pas être qualifié d'infection nosocomiale. Par un courrier du 5 octobre 2020, le CHU de Nice a rejeté la demande préalable indemnitaire de Mme B qui a ensuite saisi le juge des référés du tribunal administratif de Nice aux fins d'ordonner une expertise médicale. Cette demande a été rejetée par une ordonnance du 2 septembre 2021, puis par une ordonnance de la Cour administrative d'appel de Marseille du 8 octobre 2021.
3. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal, à titre principal, de désigner des experts chirurgien pédiatre viscéral, infectiologue, généticien et pharmacologue, à titre subsidiaire, de condamner le CHU de Nice à lui verser la somme totale de 90 187,20 euros en réparation des préjudices subis à la suite de la prise en charge de sa fille A au CHU de Nice.
Sur les conclusions aux fins d'expertise :
4. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. (). Sous réserve des exceptions prévues par l'article L. 213-2, l'expert remet son rapport d'expertise sans pouvoir faire état, sauf accord des parties, des constatations et déclarations ayant eu lieu durant la médiation. ".
5. Mme B soutient qu'une mesure d'expertise est utile pour déterminer l'origine des séquelles subies par sa fille A et chiffrer ainsi les préjudices qui en découlent. D'une part, Mme B ne peut sérieusement soutenir que le rapport diligenté par la CCI est erroné au motif que les experts se sont basés sur un diagnostic d'une malformation ano-rectale alors que sa fille présentait un anus antéposé, dès lors que le diagnostic d'anus antéposé est une malformation ano-rectale. D'autre part, la requérante se prévaut d'une étude établie par le service de génétique du centre hospitalier universitaire de Poitiers du 18 mai 2020, soit postérieurement au dépôt du rapport d'expertise de la CCI. Toutefois, cette étude qui constate la présence d'une anomalie génétique classée et se borne à indiquer qu'elle n'est pas héritée de sa mère, ne peut être regardée comme présentant des éléments nouveaux de nature à remettre en cause les conclusions du rapport d'expertise sur l'origine génétique du syndrome malformatif.
6. Par suite, les conclusions aux fins d'expertise seront rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
7. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. () / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère. / II. - () ". Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.
8. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de l'intervention chirurgicale pratiquée le 18 septembre 2007 au CHU de Nice, consistant dans une transposition anale, la fille de Mme B a ressenti de vives douleurs à chaque selle et a présenté une complication infectieuse locale associée à un lâchage de points de cicatrice, ainsi qu'un abcès conduisant à une reprise chirurgicale le 5 octobre. Les prélèvements réalisés à cette occasion ont révélé que l'enfant A avait contracté une infection.
9. Il résulte également des pièces du dossier que cette infection, intervenue au moment de l'intervention chirurgicale de l'enfant A le 18 septembre 2007, n'était ni présente ni en incubation au début de la prise en charge. Il résulte également du rapport d'expertise diligenté par la CCI que si une telle complication infectieuse est difficile à prévenir dès lors que les germes présents dans les selles souillent de manière inévitable et prolongée les cicatrices, elle ne présente pas un caractère exceptionnel pour ce type de chirurgie dès lors que son taux d'apparition est de l'ordre de 5% à 10%. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'infection contractée par la fille de Mme B présente le caractère d'imprévisibilité et d'irrésistibilité qui permettrait de regarder comme apportée la preuve d'une cause étrangère. Par suite, cette infection présente le caractère d'infection nosocomiale de nature à engager la responsabilité du CHU de Nice, sur le fondement des dispositions précitées du second alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Sur les préjudices de l'enfant A :
10. Il résulte du rapport d'expertise que l'état de santé de l'enfant A peut être regardé comme consolidé le 2 mars 2020.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux temporaires :
Quant à l'assistance par tierce personne :
11. Il résulte du rapport d'expertise que Mme B a assuré les soins à sa fille à raison d'une heure par jour pendant trois mois, soit précisément pendant 195 jours du 26 septembre 2007 au 4 octobre 2007, du 18 octobre 2007 au 19 octobre 2007 puis du 2 décembre 2007 au 2 juin 2008. Dans ces conditions, au regard du caractère non spécialisé de cette assistance justifiant que le taux horaire retenu soit fixé à 13 euros, il sera fait une exacte appréciation des besoins en assistance par une tierce personne de Mme B en les évaluant à la somme de 2 860 euros.
En ce qui concerne les préjudices extra-patrimoniaux temporaires :
Quant au déficit fonctionnel temporaire :
12. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise diligenté par la CCI que l'enfant A a présenté un déficit fonctionnel temporaire total en lien avec l'infection nosocomiale du 5 octobre 2007 au 17 octobre 2007, du 20 octobre 2007 au 1er décembre 2007, le 7 décembre 2007 puis le 25 mai 2010, soit un total de 56 jours. Puis, l'enfant A a présenté un déficit fonctionnel temporaire partiel de 80% pendant 20 jours, de 50% pendant 182 jours, de 25% pendant 654 jours et de 10% pendant 3 637 jours. Il sera fait une juste évaluation du préjudice résultant du déficit fonctionnel temporaire de l'enfant A en le fixant à la somme de 11 733,40 euros.
Quant aux souffrances endurées :
13. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées par l'enfant A en rapport avec l'intervention initiale et l'infection nosocomiale ont été évaluées par l'expert à 5 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice lié à l'infection nosocomiale en le fixant à la somme de 15 000 euros.
Quant au préjudice esthétique temporaire :
14. Il résulte de l'instruction, que le préjudice esthétique temporaire subi par l'enfant A est évalué par l'expert à 1 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation en le fixant à 1 000 euros.
En ce qui concerne les préjudices extra-patrimoniaux permanents :
Quant au déficit fonctionnel permanent :
15. Il résulte du rapport d'expertise que l'enfant A, née en 2007, souffre d'un déficit fonctionnel permanent de 2,5%. Toutefois, le rapport précise que ce chef de préjudice est principalement lié à la malformation initiale de l'enfant. Si l'expert indique " qu'on ne peut exclure formellement que les suites opératoires douloureuses puissent jouer un rôle dans l'accentuation des troubles ", il ne résulte pas de l'instruction qu'un lien de causalité direct et certain puisse être établi entre ce chef de préjudice et l'infection nosocomiale en cause. Par suite, ce chef de préjudice sera écarté.
Quant au préjudice esthétique permanent :
16. Il résulte de l'instruction, que le préjudice esthétique permanent subi par l'enfant A est évalué par l'expert à 0,5 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation en le fixant à 500 euros.
Sur les préjudices de Mme B :
Quant aux pertes de gains professionnels actuels :
17. D'une part, Mme B soutient avoir été dans l'obligation de prendre un congé parental de trois mois en raison de l'état de santé de sa fille. Toutefois, malgré une demande en ce sens du tribunal, Mme B n'a pas fourni les pièces justificatives quant à une indemnisation perçue pour ces jours de congé parental ou à l'absence d'une telle indemnisation. Par suite, ce chef de préjudice sera écarté.
18. D'autre part, Mme B soutient que ses absences répétées, en lien avec l'infection nosocomiale de sa fille, sont à l'origine de son licenciement. Toutefois, il résulte de l'instruction que la communication de la seule lettre de licenciement de Mme B, qui au demeurant ne précise pas le motif de licenciement, ne permet pas d'établir de lien de causalité avec l'infection nosocomiale contractée par sa fille.
Quant au préjudice moral :
19. En sa qualité de mère, Mme B justifie avoir souffert d'un préjudice d'affection en lien avec les conséquences de l'infection nosocomiale contractée par sa fille alors âgée de 6 mois seulement. Par suite, ce chef de préjudice sera évalué à la somme de 5 000 euros.
20. Il résulte de tout ce qui précède que le CHU de Nice est condamné à verser à Mme B la somme totale de 36 093,40 euros en réparation des préjudices
Sur les intérêts et leur capitalisation :
21. La somme que doit verser le CHU de Nice à Mme B, sera assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de saisine de la CCI, soit le 24 décembre 2019.
22. La capitalisation des intérêts a été demandée par Mme B par un mémoire enregistré 30 novembre 2021. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter de cette date, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les dépens :
23. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions formées à ce titre sont sans objet et doivent dès lors être rejetées.
Sur les conclusions tendant à déclarer le jugement commun et opposable à la CPAM de la Sarthe :
24. Il n'appartient pas au juge administratif de déclarer le présent jugement commun et opposable à la CPAM de la Sarthe qui a été régulièrement mise en cause dans la présente instance. Par suite, les conclusions formées à ce titre doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
25. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CHU de Nice la somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le CHU de Nice est condamné à verser à Mme B la somme totale de 36 093,40 euros.
Article 2 : La somme de 36 093,40 euros que le CHU de Nice est condamné à verser à Mme C B par l'article 1er du présent jugement portera intérêts au taux légal à compter du 24 décembre 2019. Les intérêts échus au 30 novembre 2021 seront capitalisés à cette date et à chaque échéance annuelle.
Article 3 : Le CHU de Nice versera à Mme C B la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Sarthe, au centre hospitalier universitaire de Nice et au centre hospitalier d'Antibes-Juan les Pins.
Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pascal, président,
Mme Duroux, première conseillère,
Mme Chaumont, première conseillère,
assistés de Mme Ravera, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.
La rapporteure,
signé
G. DUROUX
Le président,
signé
F. PASCALLa greffière,
signé
C. RAVERA
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef
Ou par délégation, le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026