mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2200919 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | MAZZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 février 2022, Mme B A, représentée par Me Mazza, demande au tribunal :
1°) de condamner la ministre de l'économie et des finances à lui verser une somme de 15 088,25 euros toutes taxes comprises au titre des frais et honoraires de procédure, ainsi qu'une somme de 37 740,24 euros en réparation de son préjudice de carrière, moral et de santé ;
2°) de condamner le ministre de l'économie et des finances à lui verser une somme de 1 500 euros de dommages et intérêts.
Elle soutient que :
- l'administration a commis une faute en refusant de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle pour harcèlement ;
- cette faute est à l'origine d'un préjudice pécuniaire dans la mesure où elle a perdu sa nouvelle bonification indiciaire, les avantages dont elle bénéficiait à la DNRED et les HN, heures dimanche et SRB, d'un préjudice de carrière et a affecté son état de santé;
- elle peut prétendre à l'indemnisation des ses frais de procédure et de ses divers préjudices.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 1er octobre 2024 :
- le rapport de Mme Guilbert,
- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,
- et les observations de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, contrôleuse principale des douanes, a été affectée à l'antenne de Nice de la direction des opérations douanières le 31 décembre 2005. Par un courrier du 6 mars 2019, Mme A a sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle pour harcèlement moral. Le silence gardé par l'administration pendant deux mois a fait naître une décision implicite de rejet. Par un jugement n°1903271 du 11 juin 2021, le tribunal administratif de Nice a annulé cette décision. Par un arrêt du n°21MA03457 du 2 juillet 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a annulé le jugement du 11 juin 2021 en tant qu'il retenait la qualification de harcèlement moral justifiant le bénéfice de la protection fonctionnelle mais a confirmé l'annulation de la décision pour défaut de motivation. Mme A a déposé un pourvoi en cassation n°488055 contre cet arrêt, qui a été déclaré non admis le 31 mai 2024. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal de condamner la ministre de l'économie et des finances à lui verser une somme de 15 088,25 euros toutes taxes comprises au titre des frais et honoraires de procédure, ainsi qu'une somme de 37 740,24 euros en réparation de son préjudice de carrière, moral et de santé ainsi que 1 500 euros de dommages et intérêts.
2. Il résulte de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille, devenu définitif suite à la non admission du pourvoi de la requérante, que les agissements reprochés par Mme A à l'administration étaient justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement, de sorte que la décision portant refus d'octroi de la protection fonctionnelle était fondée. Si la cour a confirmé l'annulation de cette décision pour des motifs de légalité externe, l'annulation ainsi prononcée pour ce seul motif n'ouvre droit à aucune réparation au bénéfice de Mme A.
3. Dès lors, les conclusions indemnitaires de la requérante ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Soli, président,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
La rapporteure,
signé
L. Guilbert
Le président,
signé
P. Soli La greffière,
signé
E. Gialis
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026