mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2201302 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BABLED-FOATA-PAGAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mars 2022, M. A D, représenté par Me Babled, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition en litige :
- la somme de 6 092,70 euros, correspondant à des indemnités de chômage, ainsi que la somme de 7 000 euros, correspondant au versement de loyers, ont fait l'objet d'une double imposition ;
- le montant des sommes créditées sur son compte à l'Attijariwafa Bank s'élève à 7 000 euros et non 9 000 euros ;
- il justifie de la provenance de revenus considérés comme d'origine indéterminée par l'administration fiscale :
o les sommes créditées par Assurone Group sont des indemnités d'assurance versées à la suite d'un sinistre dans son habitation personnelle et, à ce titre, non imposables ;
o les virements libellés " Word pay " et " AIRBNB UK " correspondent à des revenus tirés de locations sur la plateforme AirBNB, qui sont ainsi imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ;
o le virement de 3 000 euros en date du 29 février 2016 et celui de 500 euros en date du 9 mars 2016 correspondent à un prêt familial non imposable ;
o la somme de 79 168 euros constitue un revenu foncier dès lors qu'elle provient du versement en espèces ou par chèques de loyers ainsi que de versements de la caisse d'allocations familiales ;
- les rehaussements opérés par l'administration fiscale aboutissent à un revenu imposable supérieur au montant de la part imposable du total des sommes qu'il a perçues, ce qui est incohérent ;
En ce qui concerne la majoration pour manquement délibéré :
- les pénalités ne sont pas justifiées dès lors qu'il a régulièrement déclaré ses impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2022, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- un dégrèvement de 9 657 euros a été prononcé le 1er septembre 2022 ;
- les autres moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Loustalot-Jaubert, rapporteur,
- et les conclusions de M. Ringeval, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D a fait l'objet d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017. Par une proposition de rectification du 23 juillet 2019, l'administration fiscale lui a annoncé son intention de procéder à des rehaussements d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2016. Par un avis d'imposition du 4 novembre 2019, ces rehaussements, à hauteur de 55 507 euros en droits, intérêts et pénalités, ont été mis à la charge de M. D. Le 18 novembre 2020, ce dernier a formé une réclamation contre ces cotisations supplémentaires. Cette réclamation ayant été implicitement rejetée, il saisit le tribunal de la même demande.
Sur l'étendue du litige :
2. Le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes fait valoir que, par une décision du 1er septembre 2022, postérieure à l'introduction de la requête, il a prononcé le dégrèvement partiel des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles M. D a été assujetti au titre de l'année 2016 à hauteur, en droits et pénalités, d'une somme de 9 657 euros. Les conclusions du requérant relatives à ces impositions sont, dans cette mesure, devenues sans objet. En revanche, il y a lieu de statuer sur le surplus des conclusions de la requête de M. D.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
En ce qui concerne la charge de la preuve :
1.
2.
3. Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ". Et aux termes de l'article R. 193-1 du même livre : " Dans le cas prévu à l'article L. 193 le contribuable peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition mise à sa charge en démontrant son caractère exagéré ".
4. M. D ne conteste pas avoir été régulièrement taxé d'office. Dans ces conditions, la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions lui incombe.
En ce qui concerne les revenus d'origine indéterminée :
5. Il est loisible au contribuable taxé d'office en application de l'article L. 69 du livre des procédures fiscales pour défaut de réponse à une demande de justifications portant sur l'origine de sommes portées au crédit de ses comptes bancaires d'apporter devant le juge de l'impôt la preuve que les sommes concernées, soit ne constituent pas des revenus imposables, soit se rattachent à une catégorie déterminée de revenus. Dans ce cas, le contribuable peut obtenir, le cas échéant, une réduction de l'imposition d'office régulièrement établie au titre du revenu global, à raison de la différence entre les bases imposées d'office et les bases résultant de l'application des règles d'assiette propres à la catégorie de revenus à laquelle se rattachent, en définitive, les sommes en cause. Il n'appartient toutefois pas au juge de l'impôt de substituer d'office au fondement de l'imposition contestée un autre fondement légal, en l'absence de conclusions de l'administration en ce sens. Il s'en déduit que, lorsque le contribuable taxé d'office en application de l'article L. 69 du livre des procédures fiscales établit, au soutien de conclusions visant à la décharge des impositions régulièrement établies sur ce fondement, que les sommes en litige se rattachaient à une catégorie déterminée de revenus, il appartient à l'administration, si elle l'estime utile, de demander au juge, dans le cadre de la procédure de taxation d'office, une imposition des sommes en litige selon les règles applicables à la catégorie d'imposition concernée.
S'agissant des sommes versées par Assurone :
6. M. D justifie par les pièces qu'il produit, et notamment un courriel de son assureur accompagné des détails de chaque virement, que les trois versements de 744,23 euros, 2 877,34 euros et 1 091,35 euros, en date du 27 juillet 2016 et libellés " Assurone group " correspondent à des indemnités d'assurance versée à la suite d'un sinistre. Par suite, en l'absence d'une demande de substitution de base légale de la part de l'administration, M. D, qui établit suffisamment l'origine et la nature des crédits en cause, est fondé à soutenir que c'est à tort que l'administration fiscale a imposé cette somme de 4 712,92 euros au titre des revenus d'origine indéterminée.
S'agissant des sommes libellées " Word pay " et " AIRBNB UK " :
7. M. D, qui a reçu au mois d'août 2016 quatre virements, libellés " Word pay ", d'un montant respectif de 450 euros, 45 euros, 299 euros et 335 euros, et le 28 juillet 2016 un virement, libellé " AIRBNB UK ", d'un montant de 781 euros, soutient que ces sommes correspondent à des locations de courte durée sur la plateforme AirBNB, imposables à ce titre dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. S'il n'étaye cette affirmation d'aucun élément concernant la somme de 781 euros, il établit, par les pièces produites, l'origine et la nature des quatre autres virements. Par suite, il est fondé à demander la taxation de ces quatre sommes, d'un total de 1 129 euros, selon les règles applicables à la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, ainsi que le sollicitait, d'ailleurs, à titre subsidiaire l'administration fiscale.
S'agissant des sommes libellées " B D " :
8. Il appartient à l'administration fiscale, lorsqu'elle entend remettre en cause, même par voie d'imposition d'office, le caractère déductible de sommes perçues par un contribuable mais dont il est établi qu'elles ont été versées à l'intéressé par l'un de ses parents avec lequel il n'entretient aucune relation d'affaires, de justifier que les sommes en cause ne revêtent pas le caractère d'un prêt familial.
9. Le requérant soutient que les deux virements des 29 février et 9 mars 2016, libellés " B D ", d'un montant respectif de 3 000 et 500 euros correspondent à un prêt familial dès lors qu'elles proviennent de sa fille, B, qui produit une attestation en ce sens ainsi que sa carte d'identité. En se bornant à relever l'absence de remboursement de ce prêt par le requérant, l'administration, qui ne se prévaut pas d'une relation d'affaires entre les intéressés, ne justifie pas que la somme ne revêt pas le caractère d'un prêt familial.
10. En revanche, l'administration soutient, sans être contredite, que seule la somme de 3 000 euros constitue un crédit bancaire, la somme de 500 euros apparaissant quant à elle au débit du compte bancaire de M. D. Par suite, le requérant est seulement fondé à demander que la somme de 3 000 euros soit soustraite de l'assiette de ses revenus imposables de l'année 2016.
S'agissant des sommes présentées comme des revenus fonciers :
11. En premier lieu, en ce qui concerne les versements en espèces, M. D soutient que les versements en espèces reçus au cours des mois de mars à décembre 2016 d'un montant total de 40 370 euros correspondent au paiement de loyers par différents locataires. Toutefois, ainsi que l'administration le fait valoir en défense, M. D ne produit aucun justificatif, tel que des quittances de loyer, de nature à démontrer que ces versements, qui ont lieu à des dates diverses au cours du mois, correspondent effectivement à des loyers encaissés, imposables dans la catégorie des revenus fonciers.
12. En deuxième lieu, en ce qui concerne les sommes versées par chèque par M. E, Mme F et Mme C d'un montant total de 10 800 euros, le requérant produit, s'agissant de M. E, dix quittances de loyers mentionnant un règlement de 700 euros le 5 de chaque mois, et s'agissant de Mme F, trois quittances de loyers mentionnant un règlement de 800 euros le 5 de chaque mois. Toutefois, il ne fournit aucun contrat de bail et il résulte de l'instruction que les dates d'encaissement des sommes sur son compte ne correspondent pas aux dates mentionnées sur les quittances de loyer. S'agissant de Mme C, le requérant ne produit aucun justificatif. Dans ces conditions, il ne peut être regardé comme rapportant la preuve que ces sommes correspondent à des loyers encaissés, imposables dans la catégorie des revenus fonciers.
13. En troisième et dernier lieu, en ce qui concerne les versements effectués par la caisse d'allocations familiales (CAF) des Alpes-Maritimes, il résulte de l'instruction, et notamment des informations obtenues par l'administration fiscale à la suite de l'exercice de son droit de communication auprès de la CAF des Alpes-Maritimes, que M. D a reçu de sa part un total de 16 178 euros. Le requérant, qui se borne à soutenir que les informations obtenues par l'administration sont entachées d'une " erreur de calcul ", ne fournit aucun élément permettant de justifier l'origine des autres sommes libellées " CAF des Alpes-Maritimes ".
14. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 11 à 13 que M. D n'est pas fondé à soutenir que les sommes en cause auraient dû être imposées au titre des revenus fonciers. C'est par suite à bon droit que l'administration fiscale a procédé à la taxation d'office de ces sommes comme revenus d'origine indéterminée.
En ce qui concerne le caractère exagéré des rehaussements :
15. M. D soutient qu'il y a une incohérence dans les rehaussements opérés par l'administration fiscale dès lors que le montant de son revenu imposable à l'issue de ces rehaussements, soit 146 151 euros, est supérieur à la totalité des sommes qu'il a perçues en 2016, soit 163 766,55 euros auxquelles il retire 74 403 euros correspondant à des revenus non imposables. Toutefois, et alors qu'il n'apporte aucun élément permettant de justifier du montant de ses revenus qui seraient non imposables, il n'assortit son moyen que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.
Sur la majoration pour manquement délibéré :
16. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".
17. En vertu de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales, en cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable, la preuve de la mauvaise foi ou des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration. S'agissant de la pénalité pour manquement délibéré, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt.
18. Pour assortir ces rappels de la majoration prévue au a. de l'article 1729 du livre des procédures fiscales précité, l'administration a relevé que M. D a minoré de près de 50 % le montant de ses revenus, ce qu'il ne pouvait ignorer au regard du caractère relativement simple de la composition de ses revenus et des indications contradictoires qu'il a apportées à la suite des demandes d'éclaircissements. Par suite, compte tenu de l'importance des minorations constatées, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve de l'intention de M. D d'éluder l'impôt et donc du bien-fondé des pénalités pour manquement délibéré dont ont été assorties les impositions litigieuses.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est seulement fondé à demander la décharge, d'une part, des impositions résultant de la qualification de revenus d'origine indéterminée de la somme d'un montant de 4 712, 92 euros visée au point 6 du présent jugement et de la somme d'un montant de 3 000 euros visée au point 10 du présent jugement, ainsi que des pénalités correspondantes, d'autre part, des impositions résultant de la différence entre l'imposition des sommes de 450 euros, 45 euros, 299 euros et 335 euros visées au point 7 du présent jugement dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée et celle de ces sommes dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, et des pénalités correspondantes.
Sur les frais liés au litige :
20. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. D présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En outre, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions formées à ce titre sont sans objet et doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. D à concurrence du dégrèvement afférent à l'impôt sur le revenu dû au titre de l'année 2016 accordé par l'administration par une décision du 1er septembre 2022 pour un montant, en droits et pénalités, de 9 657 euros.
Article 2 : M. D est déchargé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2016, et des pénalités correspondantes, en tant qu'elles concernent les sommes de 4 712,92 euros et 3 000 euros visées aux points 6 et 10 du présent jugement, imposées dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
Article 3 : M. D est déchargé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2016, et des pénalités correspondantes, résultant de la différence entre l'imposition des sommes de 450 euros, 45 euros, 299 euros et 335 euros visées au point 7 du présent jugement dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée et celle de ces sommes dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 4 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Emmanuelli, président,
Mme Raison, première conseillère,
M. Loustalot-Jaubert, conseiller,
assistés de Mme Katarynezuk, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
P. LOUSTALOT-JAUBERTLe président,
Signé
O. EMMANUELLI
La greffière,
Signé
N. KATARYNEZUK
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604449
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait, en pleine vague de chaleur et avant un rendez-vous médical, sa réintégration dans un hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'hébergement, droit à la vie et à l'intégrité physique). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la demande était manifestement mal fondée, au vu des nombreux hébergements déjà proposés au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la carence n'a pas été caractérisée en l'espèce.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504730
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance du 1er juin 2026, du désistement pur et simple de Mme A... de son instance et de l'ensemble de ses conclusions. La requérante demandait initialement la condamnation de la commune de Rennes à l'indemniser de préjudices liés à une maladie professionnelle. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026