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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2201900

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2201900

vendredi 23 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2201900
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantSELAS CLAMENS CONSEIL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er avril 2022, la commune de Nice, représentée par Me Simon Daboussy, avocat au Barreau de Nice, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative d'ordonner la désignation d'un expert à l'effet d'effectuer, à titre préventif et au contradictoire de l'ensemble des parties, un constat de l'état de la propriété de Mme A C, propriétaire de l'immeuble cadastré en section LE n° 170, situé 7 avenue des Arènes de Cimiez, et de ses avoisinants avant le début des travaux de démolition de la partie de l'immeuble qui s'est désolidarisée et de mise en place d'une surveillance du mur de soutènement sur la rue et après leur achèvement ainsi que les causes et l'étendue des désordres qui pourraient survenir pendant la durée de sa mission.

La commune de Nice soutient que :

* la construction édifiée sur la parcelle cadastrée en section LE n° 170 présentant des risques pour la sécurité, le maire de Nice a, par arrêté municipal du 28 décembre 2020, interdit l'accès et l'occupation de cette maison en raison du risque d'ordre structurel sur l'ensemble de la maison et ses ouvrages de soutènement ; des travaux curatifs ont également été préconisés ;

* à la suite d'une visite réalisée le 5 octobre 2021 par les services municipaux, il a été constaté que la mise en sécurité de l'immeuble n'avait pas été entreprise et que l'état du bâtiment continuait de se dégrader, celui-ci présentant des signes inquiétants de déplacement et de déstabilisation en raison d'un affaissement général ;

* par une requête enregistrée le 1er décembre 2021, la commune de Nice a initié une procédure de péril en saisissant le tribunal administratif de Nice sur le fondement des dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation afin que soit immédiatement désigné un expert en vue d'examiner les désordres constatés sur la propriété du 7 avenue des Arènes de Cimiez ;

* M. E, expert désigné, a rendu son rapport le 6 décembre 2021 et à l'existence d'un péril grave et imminent dès lors que la maison présente des signes inquiétants de déplacement et déstabilisation ; selon l'expert, on constate un affaissement général, côté est et côté sud du sol, avec un phénomène de tassement différentiel des fondation ; l'immeuble se serait déplacée d'une dizaine de centimètre, en trente ans, vers la partie aval ; de larges fissures sont présentes sur la face est du bâtiment et montrent une désolidarisation des balcons situés à l'angle sud-est de la maison ; M. E préconise a minima de démolir la partie de la maison qui s'est désolidarisée et de mettre en place une surveillance du mur de soutènement sur la rue ;

* par arrêté du 13 janvier 2022, le maire de Nice a, sur le fondement des dispositions de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, mis en demeure Mme C d'effectuer les travaux de mise en sécurité préconisés par l'expert avec un délai de huit semaines pour réaliser les travaux ;

* le 17 mars 2022, Mme C a introduit un recours gracieux à l'encontre de l'arrêté du 13 janvier 2022 sans incidence sur son caractère exécutoire ;

* les travaux n'ont pas été entrepris à la date de la présente requête.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 avril 2022, Mme A C, représentée par Me Carole Dunac Borghini, avocate au Barreau de Nice, conclut au rejet de la requête de la commune de Nice.

Mme C fait valoir que :

* le 15 mars 2022, elle a exercé un recours amiable qui a été rejeté par la commune de Nice qui a saisi le tribunal judiciaire d'une demande d'autorisation de réaliser les travaux aux lieu et à sa place ; l'audience s'est tenue le 26 avril 202* préalablement, elle avait dépêché une entreprise pour réaliser les travaux ; un devis a été établi, et accepté le 22 avril 2022 ;

* à la barre, les parties ont notifié leur accord qui a été acté par le tribunal judiciaire dans sa décision le 31 mai 2022 aux termes de laquelle, elle réalisera les travaux conformément au devis durant la période allant du 4 mai au 27 mai 2022 ; la commune n'est autorisée à réaliser les travaux qu'après le 31 mai 2022 ;

* elle a lancé les travaux selon le devis accepté et fera constater par huissier l'achèvement des travaux qu'elle notifiera à la commune ; c'est dans un esprit d'apaisement qu'elle a dépêché l'entreprise pour réaliser les travaux, et pour éviter tout risque.

Par un nouveau mémoire, enregistré le 21 juillet 2022, la commune de Nice demande au tribunal de donner acte du désistement pur et simple de son action.

Par un nouveau mémoire, enregistré le 22 juillet 2022, Mme A C, représentée par Me Carole Dunac Borghini accepte le désistement de la commune de Nice, chaque partie assurant ses dépens et fais.

Par un mémoire, enregistrée le 18 août 2022, le Syndicat des copropriétaires de l'immeuble Palais Romain représenté par Me Jean-Marc Clamens accepte le désistement de la commune de Nice.

Vu les pièces jointes à la requête.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ".

2. Par mémoire enregistré le 21 juillet 2022, la commune de Nice a déclaré se désister de la présente instance. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

ORDONNE

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la commune de Nice.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Nice, à Mme A C, au syndicat des copropriétaires de l'immeuble " le Monte Carlo ", au syndicat des copropriétaires de l'immeuble " Palais romain ", au syndicat des copropriétaires de la résidence Saint Charles et à M. D B.

Fait à Nice, le 23 septembre 2022.

La présidente du tribunal,

signé

Marianne POUGET

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef

Le greffier,

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