LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2202420

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2202420

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2202420
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantDEMES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mai 2022, M. B D et Mme C D, représentés par Me Mary, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la commune de Grasse a rejeté leur demande préalable indemnitaire ;

2°) de condamner la commune de Grasse à leur verser la somme totale de 218 666 euros en réparation de leur préjudice à la suite de l'effondrement du mur de soutènement situé Impasse de la Rivolte à Grasse ;

3°) de condamner la commune de Grasse à leur verser la somme totale de 50 000 euros résultant de l'emprise irrégulière constituée par la reconstruction du mur de soutènement ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Grasse la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité sans faute de la commune de Grasse est engagée pour dommages de travaux publics à la suite de l'effondrement d'un mur de soutènement sur leur propriété ;

- ils sont fondés à demander la réparation des préjudices qu'ils ont subis au titre de la responsabilité sans faute de la commune pour dommages de travaux publics à hauteur de la somme totale de 218 666 euros et qui se décomposent comme suit :

99 866 euros au titre du coût des travaux de reprise des désordres ;

118 800 euros au titre du préjudice de jouissance.

- la reconstruction du mur de soutènement par la commune sur leur propriété constitue une emprise irrégulière ;

- ils sont fondés à obtenir la réparation de leur préjudice résultant de l'emprise irrégulière à hauteur de la somme de 50 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2023, la commune de Grasse, représentée par Me Jacquemin, conclut :

- à titre principal, à l'incompétence du juge administratif ;

- à titre subsidiaire, à l'irrecevabilité de la requête ;

- à titre très subsidiaire, au rejet de la requête ;

- à titre infiniment subsidiaire, à ce que les prétentions indemnitaires des requérants soient ramenées à de plus justes proportions ;

- et à ce que la somme de 3 000 soit mise à la charge des époux D au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le présent litige est relatif à une voie de fait et relève donc de la compétence du juge judiciaire ;

- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir en l'absence de titre de propriété ;

- la responsabilité de la commune pour dommages de travaux publics ne peut pas être engagée en l'absence de lien de causalité ;

- la commune doit être exonérée de sa responsabilité pour dommages de travaux publics en raison d'un évènement de force majeure ;

- la prescription quadriennale est acquise ;

- les conditions de la voie de fait et de l'emprise irrégulière ne sont pas réunies.

Par ordonnance du 13 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 4 décembre 2023.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance du 15 novembre 2016 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Nice a prescrit une expertise et désigné comme expert M. A ;

- le rapport d'expertise de M. A déposé au greffe du tribunal le 24 janvier 2017 ;

- l'ordonnance du 9 avril 2019 par laquelle le président du tribunal administratif de Nice a taxé les frais et honoraires de l'expertise réalisée par M. A à la somme de 9 163,82 euros et les a mis à la charge de M. et Mme D.

Vu :

- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Duroux, première conseillère ;

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bessis-Osty, représentant la commune de Grasse.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme D sont propriétaires de la parcelle cadastrée n° AY 141 située au n° 4 impasse de la Rivolte à Grasse. Le 17 février 2011, le mur de soutènement de la chaussée de l'impasse de la Rivolte s'est effondré dans leur propriété située en aval. En 2012, la commune de Grasse a procédé à la reconstruction du mur de soutènement. Par la présente requête, les époux D demandent au tribunal de condamner la commune de Grasse à leur verser, d'une part, la somme de 218 666 euros en réparation des préjudices subis sur leur propriété en raison de l'effondrement du mur de soutènement, et d'autre part, la somme de 50 000 euros au titre de l'emprise irrégulière constituée par la reconstruction du mur.

Sur l'exception d'incompétence du juge administratif :

2. Il n'y a voie de fait de la part de l'administration, justifiant, par exception au principe de séparation des autorités administratives et judiciaires, la compétence des juridictions judiciaire, pour en ordonner la cessation ou la réparation, que dans la mesure où l'administration soit a procédé à l'exécution forcée, dans des conditions irrégulières, d'une décision, même régulière, portant atteinte à la liberté individuelle ou aboutissant à l'extinction d'un droit de propriété, soit a pris une décision qui a les mêmes effets d'atteinte à la liberté individuelle ou d'extinction d'un droit de propriété et qui est manifestement insusceptible d'être rattachée à un pouvoir appartenant à l'autorité administrative. L'implantation, même sans titre, d'un ouvrage public sur le terrain d'une personne privée ne procède pas d'un acte manifestement insusceptible de se rattacher à un pouvoir dont dispose l'administration.

3. Un mur destiné à soutenir une voie publique, qui passe en surplomb d'un terrain privé, constitue l'accessoire de la voie publique et présente le caractère d'un ouvrage public, alors même qu'il serait implanté dans sa totalité sur un terrain privé.

4. Il résulte de l'instruction que le mur reconstruit par la commune de Grasse sert au soutènement de la chaussée de l'impasse de la Rivolte, voie communale, située au surplomb de la propriété des requérants. Dans ces conditions, le mur de soutènement litigieux est un ouvrage public. Il résulte également de l'instruction que l'implantation d'un tel ouvrage public sur le terrain des époux D, même sans titre, ne procède pas d'un acte manifestement insusceptible de se rattacher à un pouvoir dont dispose la commune de Grasse et n'aboutit pas à l'extinction du droit de propriété des requérants. Dès lors, cette implantation ne saurait être qualifiée de voie de fait. Il suit de là que le juge administratif est compétent pour connaître des conclusions tendant à constater l'existence d'une emprise irrégulière. L'exception d'incompétence opposée par la commune doit donc être écartée.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité sans faute de la commune de Grasse pour dommages de travaux publics :

5. Le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage présente un caractère accidentel.

6. Ainsi qu'il a été dit au point 4 du présent jugement, l'ouvrage litigieux, à l'égard duquel les époux D ont la qualité de tiers, présente le caractère d'ouvrage public. Les requérants sont donc fondés à rechercher la responsabilité sans faute de la commune de Grasse.

Quant à la prescription quadriennale :

7. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. / () ". Aux termes de l'article 2 de cette même loi : " La prescription est interrompue par : / Toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, alors même que l'administration saisie n'est pas celle qui aura finalement la charge du règlement. / Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; / Toute communication écrite d'une administration intéressée, même si cette communication n'a pas été faite directement au créancier qui s'en prévaut, dès lors que cette communication a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance ; / Toute émission de moyen de règlement, même si ce règlement ne couvre qu'une partie de la créance ou si le créancier n'a pas été exactement désigné. / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée. ".

8. Lorsque la responsabilité d'une personne publique est recherchée, les droits de créance invoqués en vue d'obtenir l'indemnisation des préjudices doivent être regardés comme acquis, au sens de ces dispositions, à la date à laquelle la réalité et l'étendue de ces préjudices ont été entièrement révélées, ces préjudices étant connus et pouvant être exactement mesurés. Le point de départ de la prescription quadriennale est la date à laquelle la victime est en mesure de connaître l'origine de ce dommage ou du moins de disposer d'indications suffisantes selon lesquelles ce dommage pourrait être imputable au fait de l'administration. La créance indemnitaire relative à la réparation d'un préjudice présentant un caractère évolutif doit être rattachée à chacune des années au cours desquelles ce préjudice a été subi.

9. En l'espèce, il résulte de l'instruction que les requérants étaient en mesure de connaître l'étendue des désordres causés par l'effondrement du mur de soutènement, le jour où le dommage s'est produit, soit le 17 février 2011. Le délai de prescription a donc commencé à courir à compter du 1er janvier 2012 jusqu'au 31 décembre 2015. Or, aucune cause interruptive du délai quadriennal n'est intervenue avant le 31 décembre 2015, dès lors que les époux D n'ont saisi le juge des référés qu'en 2016. Il en résulte qu'à la date d'enregistrement de la requête, la créance liée au coût des travaux de reprise des désordres était prescrite, les époux D ne pouvant plus en solliciter la réparation.

Quant au préjudice de jouissance :

10. Il résulte de l'instruction que les requérants se prévalent d'un préjudice de jouissance qui présente un caractère évolutif. Au regard de ce qui a été dit au point précédent, la créance liée à ce préjudice n'était prescrite que pour l'année 2011. Si pour justifier de la réalité de leur préjudice de jouissance, les requérants se prévalent de l'impossibilité de mettre en location leur bien immobilier compte tenu des désordres, ils ne produisent aucune pièce permettant d'établir que leur bien était loué ou leur intention de le mettre en location. Dans ces conditions, les requérants n'établissent pas la réalité du préjudice de jouissance allégué.

11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à engager la responsabilité sans faute de la commune de Grasse pour dommage de travaux publics doivent être rejetées.

En ce qui concerne l'emprise :

12. La réalisation, par une personne publique, de travaux dans le sol et le sous-sol d'une propriété privée, qui dépossède les propriétaires de la parcelle concernée d'un élément de leur droit de propriété, ne peut être régulièrement réalisée qu'après, soit l'accomplissement d'une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique, soit l'institution de servitudes légales, soit l'intervention d'un accord amiable avec les propriétaires de cette parcelle.

13. La victime de l'emprise irrégulière d'un ouvrage public sur sa propriété peut utilement rechercher la responsabilité du propriétaire de l'ouvrage eu égard à la faute qu'il a commise à raison de l'emprise irrégulière. En l'absence d'extinction du droit de propriété, la réparation des conséquences dommageables résultant de la décision d'édifier un ouvrage public sur une parcelle appartenant à une personne privée ne saurait donner lieu à une indemnité correspondant à la valeur vénale de la parcelle, mais uniquement à une indemnité moindre d'immobilisation, réparant le préjudice résultant de l'occupation irrégulière de cette parcelle et tenant compte de l'intérêt général qui justifie le maintien de cet ouvrage.

14. Il est constant que la reconstruction du mur de soutènement de la chaussée de l'impasse de la Rivolte empiète de 60 cm sur la propriété des époux D. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction qu'une telle implantation ait été réalisée après l'accomplissement d'une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique, l'institution de servitudes ni par l'intervention d'un accord amiable entre la commune et les propriétaires. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que l'implantation du mur sur une partie de leur parcelle constitue une emprise irrégulière.

15. Toutefois, il résulte de l'instruction, en particulier du rapport du sapiteur, d'une part, que les contraintes techniques afférentes à la reconstruction du mur de soutènement en béton et pierre de grande hauteur justifiaient cet empiètement de 60 cm sur la propriété des époux D, et d'autre part, que la reconstruction de ce mur présente une plus-value pour la propriété des époux D, sans que cela ne soit contredit par les requérants. Dans ces conditions, compte tenu de la faible surface concernée par l'emprise irrégulière, du caractère indispensable de cette emprise et de la plus-value apportée à la propriété des requérants, ces derniers ne sont pas fondés à se prévaloir d'un quelconque préjudice.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions relatives à l'indemnisation de l'emprise irrégulière doivent être rejetées.

17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir opposée en défense, que les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais d'expertise :

18. En l'application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les frais de l'expertise ordonnée par l'ordonnance du 15 novembre 2016 susvisée, liquidés et taxés à la somme de 9 163,82 euros par ordonnance du 9 avril 2019, doivent être mis à la charge définitive de M. et Mme D.

Sur les frais liés au litige :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de la commune de Grasse, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de

M. et Mme D une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Grasse au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme D est rejetée.

Article 2 : M. et Mme D verseront à la commune de Grasse une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 9 163,82 euros sont mis à la charge définitive de M. et Mme D.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Mme C D et à la commune de Grasse.

Copie en sera transmise à l'expert.

Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

Mme Duroux, première conseillère,

Mme Sandjo, conseillère,

assistés de Mme Ravera, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.

La rapporteure,

signé

G. DUROUX

Le président,

signé

F. PASCALLa greffière,

signé

C. RAVERA

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef

Ou par délégation, le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions