mardi 11 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2202571 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL ADDEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 mai et 26 juillet 2022, la SARL Festival des langues, représentée par Me Ayache, demande au juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'enjoindre à la caisse des dépôts et consignations de lever la mesure de suspension des paiements et de procéder, d'une part, aux paiements des factures des dossiers de formations achevés et des acomptes dus sur les dossiers de formation en cours, dûment justifiés et non visés par la sanction, et, d'autre part, au déblocage du bouton " facturation " de la plateforme afin de lui permettre de transmettre ses nouvelles factures et d'en obtenir le paiement, sous astreinte de 100 000 euros à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) d'enjoindre à la caisse des dépôts et consignations de justifier des montants dus au titre des dossiers de formation achevés et acomptes dus sur les formations en cours depuis le 23 novembre 2021 et non visés par la sanction du 11 avril 2022, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la caisse des dépôts et consignations une somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société requérante soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie, compte tenu de sa situation financière actuelle ;
- les mesures sollicitées sont utiles compte tenu des conséquences des agissements de la caisse des dépôts et consignations sur sa situation financière actuelle ;
- les mesures sollicitées ne font obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2022, la caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Nahmias, conclut au rejet de la requête introduite par la SARL Festival des langues et demande au juge des référés que soit mise à la charge de celle-ci une somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu l'ordonnance du 7 juillet 2022 par laquelle le juge des référés a fixé la clôture de l'instruction au 29 juillet 2022 à 12h00.
La présidente du tribunal a désigné M. Soli, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Il résulte de ces dispositions que, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut prononcer toute mesure, à condition que l'urgence le justifie, qu'elle soit utile et ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
3. Il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 28 décembre 2021, la caisse des dépôts et consignations a pris une décision de sanction à l'encontre de la SARL Festival des langues portant déréférencement de six mois et rejet de paiement ou de remboursement de certaines sommes. Dans ces conditions, les mesures sollicitées par la SARL Festival des langues auraient pour effet de faire obstacle à une décision administrative. Or, il n'appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de prendre une décision qui ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction formulées par la SARL Festival des langues sur le fondement dudit article ne peuvent qu'être rejetées.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'injonction de la requête de la SARL Festival des langues doivent être rejetées, y compris celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la SARL Festival des langues est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Festival des langues et à la caisse des dépôts et consignations.
Fait à Nice, le 11 octobre 2022.
Le juge des référés,
P. SOLI
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026