lundi 11 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2202783 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | AMOUYAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 juin 2022, M. et Mme A B, représentés par Me Zekri, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2017 en droits, majorations et intérêts de retard, pour un montant de 162 313 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros, à leur verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2022, l'administratrice générale des finances publiques, directrice de contrôle fiscal sud-est outre-mer conclut au rejet de la requête.
Par des mémoires en réplique, enregistrés les 24 mars et 21 août 2023, M. et Mme A B, représentés par Me Zekri, puis par Me Amouyal, concluent aux mêmes fins que dans leur requête et demandent, en outre, au tribunal et ce à titre très subsidiaire :
- de dire que la proposition de rectification du 3 décembre 2020 a procédé à une mauvaise application de l'article 202 2 ter a du code général des impôts ;
- de dire que par application de l'abattement pour durée de détention de l'article 150 D du code général des impôts, le montant principal des impositions supplémentaires ne peut être supérieur à 70 840 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2023, l'administratrice générale des finances publiques, directrice de contrôle fiscal sud-est outre-mer conclut au non-lieu à statuer à hauteur de la somme totale de 8 511 euros, soit 70 268 euros sur les droits, 4 216 euros sur les intérêts de retard et 7 027 euros au titre de la majoration de 10%.
Par un mémoire, enregistré le 24 octobre 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au non-lieu à statuer sur présente la requête qui est devenue sans objet, dès lors que l'administration a décidé de faire droit à la demande de M. et Mme B et laisse le tribunal apprécier souverainement la demande des requérants présentée au titre des frais irrépétibles
Par un mémoire, enregistré le 28 novembre 2023, M. et Mme B ont déclaré se désister de l'ensemble des conclusions de leur requête à l'exception de celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 5°Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ; () ".
2. M. et Mme B ont déclaré, par un mémoire enregistré le 28 novembre 2023, se désister des conclusions de leur requête à fin de décharge de l'imposition en litige. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3.Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à leur verser sur le fondement des dispositions de l'article L.761- du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions en décharge de la requête de M. et Mme B.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à M. et Mme B, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A B et à la directrice de contrôle fiscal Sud-Est outre-mer.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Nice, le 11 décembre 2023.
La présidente de la 3ème chambre,
Signé
V. Chevalier-Aubert
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026