lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2203420 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2022, M. et Mme B A, représentés par Me Martin, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de l'intégralité des cotisations supplémentaires d'impôt sur les revenus, prélèvements sociaux, intérêts de retard et pénalités qui ont été mis à leur charge au titre de l'année 2015, soit la somme de 189 391 euros ;
2°) subsidiairement, de prononcer la réduction de ces cotisations supplémentaires d'impôt sur les revenus, prélèvements sociaux, intérêts de retard et pénalités y afférentes au titre de l'année 2015 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 500 euros, à leur verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2022, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut :
- au non-lieu à statuer sur la requête à hauteur des dégrèvements partiels qu'il a prononcés en droits et en pénalités ;
- et au rejet du surplus des conclusions aux fins de décharge des impositions en litige et de la demande présentée au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 4 octobre 2023, M. et Mme A demandent au tribunal :
- de prononcer le non-lieu à statuer à hauteur de la somme de 100 695 euros, correspondant aux dégrèvements prononcés par l'administration fiscale en cours d'instance ;
- d'acter le désistement du surplus de leurs conclusions en décharge ou de réduction des impositions initialement contestées ;
- de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 500 euros, à leur verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ; () ".
2. Par une décision du 19 décembre 2022, le directeur régional de contrôle fiscal Sud-Est-Outre-Mer a prononcé en faveur de M. et Mme A le dégrèvement des cotisations d'impôt sur les revenus et des prélèvements sociaux, en droits et en pénalités auxquels ils ont été assujettis à hauteur de la somme totale de 100 695 euros. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en décharge de la requête à concurrence des sommes dégrevées.
3. Par un mémoire, enregistré le 4 octobre 2024, M. et Mme A ont déclaré se désister du surplus de conclusions en décharge de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4.Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros à M. et Mme A au titre des frais qu'ils ont exposés dans la présente instance et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en décharge de cotisations supplémentaires sur l'impôt sur les revenus et sur les prélèvements sociaux, en droits et en pénalités qui ont été assignés aux époux A, à hauteur des dégrèvements prononcés par le directeur régional de contrôle fiscal Sud-Est-Outre-Mer en cours d'instance.
Article 2 : Il est donné acte du désistement du surplus des conclusions en décharge de la requête de M. et Mme A.
Article 3 : L'Etat versera à M. et Mme A la somme de 1 000 euros au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M et Mme B A et au directeur régional de contrôle fiscal Sud-Est-Outre-Mer.
Fait à Nice, le 23 septembre 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
signé
V.Chevalier-Aubert
La République mande et ordonne au ministre de l'économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026