LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2203671

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2203671

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2203671
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantC/M/S BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2022, la société civile immobilière (SCI) Bellevue, représentée par Mes Hadjiveltchev et Debieve, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations d'impôt sur les sociétés et des contributions sur les revenus locatifs auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019 ainsi que de la retenue à la source mise à sa charge au titre de l'année 2018 ;

2°) de mettre une somme de 5 000 euros à la charge de l'Etat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a, à tort, été taxée d'office dès lors que le service vérificateur n'a pas démontré qu'elle exerçait une activité de location meublée soumise à l'impôt sur les sociétés, ce qui l'a privée de certains droits et garanties ;

- elle est, à cet égard, fondée à se prévaloir du § 220 de la doctrine référencée au bulletin BOI-CF-IOR-50-20 ;

- aucun acte anormal de gestion ne saurait être caractérisé dès lors qu'en tant que société civile immobilière, elle n'est pas tenue de rechercher du profit ;

- en tout état de cause, la méthode utilisée par le service vérificateur pour déterminer le résultat imposable est inadaptée et a abouti à un résultat reconstitué exagéré ;

- la somme versée à la société White Gate SA correspond au remboursement d'une dette et ne saurait être assujettie à la retenue à la source ;

- les charges locatives doivent être admises en déduction dès lors que le contrat de location prévoit un loyer " toutes charges comprises " ;

- les intérêts ayant trait aux différents emprunts qu'elle a passés sont déductibles dès lors que ces emprunts ont été engagés dans son intérêt social et sont justifiés ;

- il doit être tenu compte des annuités d'amortissements afférentes à l'immeuble au titre des années en litige dès lors que le service vérificateur a établi les résultats de la société selon les règles applicables en matière de bénéfices industriels et commerciaux ;

- les rectifications en matière de contribution sur les revenus locatifs sont infondées dès lors qu'il n'est pas démontré qu'elle est assujettie à l'impôt sur les sociétés ;

- les majorations et intérêts de retard seront déchargés par voie de conséquence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2022, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés au soutien de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Kolf, rapporteure,

- les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique,

- et les observations de Me Debieve, représentant la SCI Bellevue.

Considérant ce qui suit :

1. La SCI Bellevue est propriétaire d'un immeuble, composé de trois lots, sis au Cap d'Antibes. Elle a fait l'objet d'une procédure de vérification de comptabilité à l'issue de laquelle l'administration fiscale a estimé qu'elle aurait dû déposer des déclarations d'impôt sur les sociétés, ayant exercé une activité de location meublée et qu'elle avait par ailleurs mis son bien à la disposition gratuite de ses associés, procédant ainsi à un acte anormal de gestion. Elle l'a, en conséquence, imposée, à l'issue de la procédure de taxation d'office, à des cotisations d'impôt sur les sociétés et de contribution sur les revenus locatifs au titre des années 2018 et 2019. L'administration fiscale a également constaté l'existence d'une distribution à une société de droit luxembourgeois, qu'elle a imposée à la retenue à la source au titre de l'année 2018. La société requérante demande la décharge de ces impositions, en droits et pénalités.

Sur l'assujettissement à l'impôt sur les sociétés :

2. Aux termes de l'article 206 du code général des impôts, relatif à l'impôt sur les sociétés : " () 2. Sous réserve des dispositions de l'article 239 ter, les sociétés civiles sont également passibles dudit impôt, même lorsqu'elles ne revêtent pas l'une des formes visées au 1, si elles se livrent à une exploitation ou à des opérations visées aux articles 34 et 35 () ".

3. Une société civile donnant habituellement en location des locaux garnis de meubles doit être regardée comme exerçant une activité commerciale au sens de l'article 34 du code général des impôts et, par suite, est passible de l'impôt sur les sociétés par application du 2 de l'article 206 du même code.

4. Il résulte de l'instruction, et en particulier des conventions de location signées par la société requérante produites en annexe de la proposition de rectification du 14 septembre 2021 qui font état d'une location meublée d'un bien " tout équipé " et renvoient à des photos et à un inventaire, que le bien immobilier dont la requérante est propriétaire a été loué en meublé, au titre de l'année 2018 et du 1er janvier au 20 juin 2019, en contrepartie de loyers s'élevant respectivement à 77 273 et 30 127 euros, et était mise gratuitement à la disposition de ses associés le reste du temps. La SCI Bellevue, en se bornant à indiquer qu'il s'agissait en réalité de contrats types et qu'aucun bien meuble n'avait été comptabilisé à son actif, n'apporte aucun élément de nature à établir que le bien aurait en réalité été donné en location nue. En outre, il résulte de l'instruction que la SCI Bellevue avait signé, en 2017 et 2019, avec une société de gestion immobilière, deux mandats de recherche non exclusif de locataire en vue de la location meublée des biens. Il suit de là que la SCI Bellevue doit être regardée comme s'étant livrée à une exploitation commerciale du bien immobilier litigieux au sens de l'article 34 du code général des impôts, la rendant, par suite, passible de l'impôt sur les sociétés au titre des années vérifiées.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : / () 2° à l'impôt sur les sociétés, les personnes morales passibles de cet impôt qui n'ont pas déposé dans le délai légal leur déclaration, sous réserve de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 68 () ".

6. Il résulte de ce qui précède que la société requérante, qui exerçait une activité commerciale ainsi que cela a été dit au point 4 du présent jugement, n'a pas souscrit les déclarations auxquelles elle était tenue malgré les mises en demeure qui lui ont été adressées en ce sens par l'administration fiscale. Par conséquent, l'administration était en droit de mettre en œuvre à son endroit la procédure de taxation d'office sur le fondement du 2° de l'article L. 66 s'agissant de l'impôt sur les sociétés et la société requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été privée de certains droits ou garanties attachés à la procédure de rectification contradictoire.

7. En second lieu, la SCI Bellevue ne saurait utilement, à supposer qu'elle ait entendu le faire, se prévaloir des énonciations du paragraphe 220 de la doctrine référencée au bulletin BOI-CF-IOR-50-20, inopérantes en matière de procédure d'imposition.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne l'acte anormal de gestion :

8. En vertu des dispositions combinées des articles 38 et 209 du code général des impôts, le bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l'entreprise, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion normale. Les renonciations à recettes et abandons de créances consentis par une entreprise au profit d'un tiers ne relèvent pas, en règle générale, d'une gestion commerciale normale, sauf s'il apparaît qu'en consentant de tels avantages, l'entreprise a agi dans son propre intérêt.

9. Il appartient, en règle générale, à l'administration, qui n'a pas à se prononcer sur l'opportunité des choix de gestion opérés par une entreprise, d'établir les faits sur lesquels elle se fonde pour invoquer ce caractère anormal, elle est réputée apporter cette preuve dès lors que cette entreprise n'est pas en mesure de justifier qu'elle a bénéficié en retour de contreparties. Ce principe ne peut, toutefois, recevoir application que dans le respect des dispositions législatives et réglementaires qui, dans le contentieux fiscal, gouvernent la charge de la preuve. Ainsi qu'il a été dit au point 6 du présent jugement, la société Bellevue a été régulièrement taxée d'office en application des dispositions de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales. Il lui incombe donc, en vertu des dispositions des articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, de prouver l'exagération des impositions qu'elle conteste et, partant, de démontrer que les faits invoqués par l'administration fiscale ne relevaient pas d'une gestion anormale.

10. D'une part, il est constant que la SCI Bellevue, qui était assujettie à l'impôt sur les sociétés ainsi que cela a été dit au point 4 du présent jugement, a mis son bien immobilier à la disposition gratuite de ses associés au titre de la période en litige. En se bornant à se prévaloir de sa nature de société civile immobilière et du fait qu'elle n'est pas vouée à dégager des profits, la société requérante, qui n'allègue ni n'établit que l'avantage ainsi procuré à un tiers l'a été dans son intérêt propre, n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, que la mise à disposition gratuite et sans contrepartie du bien en cause à ses associés ne constitue pas un acte anormal de gestion.

11. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'administration fiscale s'est fondée, pour reconstituer les revenus que la SCI Bellevue aurait dû percevoir à raison de la mise à disposition gratuite de ses biens, sur le loyer fixé dans les conventions de location conclues par ailleurs par la société requérante lors des locations saisonnières, en tenant compte des différents tarifs pratiqués en fonction des périodes de l'année et de la superficie de chacun des appartements. La société requérante, qui se borne à faire valoir que cette méthode est inadaptée et exagérée car ne tenant pas compte de la spécificité du marché locatif au Cap d'Antibes, alors, au demeurant, qu'il résulte de l'instruction que l'immeuble avait été loué dans le cadre de l'une des conventions de location saisonnière au cours de la période hivernale, et ne propose aucune méthode alternative, n'établit pas l'exagération des loyers ainsi reconstitués par l'administration fiscale.

En ce qui concerne les charges non admises en déduction :

12. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : / 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'œuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire () / 2° () les amortissements réellement effectués par l'entreprise () ".

13. Pour être admis en déduction des bénéfices imposables les frais et charges doivent être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de l'entreprise, correspondre à une charge effective, être appuyés de justifications suffisantes et être compris dans les charges de l'exercice au cours duquel ils ont été engagés.

14. En premier lieu, la société requérante, à qui incombe la charge de la preuve du caractère déductible des charges dont elle entend obtenir la déduction, n'apporte aucun élément de nature à établir la part des charges locatives qu'elle a réellement supportée. En effet, elle ne produit aucun justificatif permettant de déterminer le ratio entre la part des charges, notamment d'électricité et de chauffage, liées à la consommation des locataires dans le cadre des conventions de location saisonnière, qui prévoyaient expressément un loyer toutes charges comprises, et le restant des charges. En outre, et en tout état de cause, de telles dépenses locatives engagées dans le cas d'une mise à disposition gratuite du bien immobilier ne sauraient être regardées comme engagées dans l'intérêt direct de la société. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration fiscale a refusé la déduction de ces charges.

15. En second lieu, la société requérante, qui fait valoir que les emprunts litigieux ont été souscrits pour l'acquisition du bien et le financement des travaux entrepris sur ce bien, ne produit, à la présente instance, aucun élément de nature à justifier de l'objet des emprunts de 5 millions d'euros et de 6 millions d'euros conclus auprès de la Banque nationale populaire suisse et de la société White Gate, auxquels se rapportent les intérêts dont elle entend obtenir la déduction, et n'établit pas, ainsi que cela lui incombe, que ces emprunts auraient été conclus dans son intérêt social. De plus, s'agissant des sommes de 30 788,33 et 19 623,33 euros correspondant aux intérêts relatifs à un emprunt de 6 millions d'euros auprès de la Banque nationale populaire suisse, la SCI Bellevue n'établit pas qu'ils n'auraient pas déjà été comptabilisés au titre de l'exercice clos en 2017, au cours duquel l'administration fiscale a constaté qu'ils avaient été payés. Elle n'est, dès lors, pas fondée à demander la déduction de ces intérêts.

En ce qui concerne les amortissements :

16. Il résulte des dispositions de l'article 39 du code général des impôts citées au point 11 du présent jugement que peuvent seuls être déduits du bénéfice imposable les amortissements qui ont effectivement été inscrits en comptabilité à la clôture de chacun des exercices concernés. Il appartient au contribuable de justifier que cette inscription a été effectuée avant l'expiration du délai imparti pour souscrire la déclaration des résultats annuels de l'entreprise.

17. La société Bellevue, à qui incombe la charge de la preuve, n'établit pas qu'elle aurait effectivement comptabilisé les amortissements dont elle demande la déduction au titre des exercices en litige dans les délais impartis. Dans ces conditions, ces amortissements ne sauraient être regardés comme ayant été réellement effectués au sens des dispositions de l'article 39 du code général des impôts. L'administration fiscale était donc fondée à rejeter leur déduction.

En ce qui concerne les revenus distribués à la société White Gate SA :

18. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital () ". Aux termes de l'article 110 du même code : " Pour l'application du 1° du 1 de l'article 109, les bénéfices s'entendent de ceux qui ont été retenus pour l'assiette de l'impôt sur les sociétés () ". Et aux termes du 2 de l'article 119 bis du code : " Les produits visés aux articles 108 à 117 bis donnent lieu à l'application d'une retenue à la source dont le taux est fixé par l'article 187 lorsqu'ils bénéficient à des personnes qui n'ont pas leur domicile fiscal ou leur siège en France () ".

19. L'administration fiscale a constaté l'existence d'un passif injustifié d'un montant de 473 203 euros figurant au crédit du compte courant d'associé de la société SA White Gate et a estimé que cette rectification opérée en matière de bénéfices imposables à l'impôt sur les sociétés était constitutive de revenus distribués à cette société de droit luxembourgeois auxquels elle a appliqué une retenue à la source en application du 2 de l'article 119 bis du code général des impôts. Afin de justifier de l'existence de ce solde créditeur du compte courant d'associé, la société Bellevue, dans laquelle la société White Gate SA n'est au demeurant pas associée, produit notamment les éléments permettant de retracer les flux financiers entre la société White Gate et d'autres sociétés intermédiaires, auprès desquelles elle a emprunté différentes sommes. En revanche les éléments produits, et notamment le contrat de prêt conclu entre les sociétés Bellevue et White Gate SA, qui ne comporte aucun objet et ne prévoit aucune modalité de remboursement, ne permettent pas de retracer les flux financiers entre la société White Gate et les sociétés intermédiaires ayant effectivement prêté les fonds, ni le lien entre les fonds ainsi prêtés et le contrat conclu entre la société Bellevue et la société White Gate SA. Par suite, la société Bellevue n'est pas fondée à soutenir que la somme correspondante devrait être exclue des bénéfices regardés comme distribués entre les mains de la société White Gate SA.

En ce qui concerne la contribution sur les revenus locatifs :

20. Aux termes de l'article 234 nonies du code général des impôts : " I.- Il est institué une contribution annuelle sur les revenus retirés de la location de locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition, acquittée par les bailleurs mentionnés au I de l'article 234 duodecies () ".

21. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la SCI Bellevue était passible de l'impôt sur les sociétés au titre de la période vérifiée. Par conséquent, alors qu'il n'est pas contesté que le bien qu'elle a donné en location était achevé depuis plus de quinze ans au 1er janvier 2018, l'administration était fondée à l'assujettir à la contribution sur les revenus locatifs.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la SCI Bellevue n'est pas fondée à obtenir la décharge des impositions en litige ni des majorations et intérêts de retard qui les assortissent, qu'elle ne conteste que par voie de conséquence.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, au titre des frais engagés par la SCI Bellevue et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Bellevue est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Bellevue et au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Chevalier-Aubert, présidente,

Mme Zettor, première conseillère,

Mme Kolf, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.

La rapporteure,

signé

S. Kolf

La présidente,

signé

V. Chevalier-AubertLa greffière,

signé

V. Suner

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

ou par délégation la greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions