LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2204197

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2204197

mercredi 3 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2204197
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCATALA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de la SASU AC Audit & Expertise, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017 et demandait le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 sexies du code général des impôts. La juridiction a opposé l'autorité de la chose jugée, constatant que cette demande était identique à celle déjà tranchée par un jugement du 16 juillet 2024, avec les mêmes parties, objet et cause juridique. En conséquence, le tribunal a déclaré la requête irrecevable sans examiner le fond, ni les pénalités pour manquement délibéré.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2103087 du 16 août 2022, enregistrée le 19 août 2022, la présidente du tribunal administratif de Toulon a transmis au tribunal, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 18 novembre 2021, présentée par la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) AC Audit & Expertise.

Par cette requête, la SASU AC Audit & Expertise, représentée par Me Catala, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos en 2015, 2016, et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- c’est à tort que l’administration fiscale a remis en cause le bénéfice du régime de faveur prévu par les dispositions de l’article 44 sexies du code général des impôts dès lors qu’elle n’a pas repris une activité existante mais développé une activité nouvelle depuis sa création le 16 avril 2013 ;
- l’application de la majoration de 40 % pour manquement délibéré n’est pas fondée dès lors qu’elle n’a pas eu l’intention d’éluder l’impôt.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2025, l’administrateur des finances publiques, directeur de la direction du contrôle fiscal sud-est outre-mer, conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’une requête avec le même objet, présentant les mêmes moyens et déposée par la même partie, a déjà fait l’objet d’un jugement nos 2106090 et 2200205, rendu par le tribunal administratif de Nice le 16 juillet 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 12 novembre 2025 :
- le rapport de M. Loustalot-Jaubert,
- les conclusions de M. Ringeval, rapporteur public,
- et les observations de Me Catala, représentant la SASU AC Audit & Expertise.


Considérant ce qui suit :

La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) AC Audit & Expertise, qui exerce une activité d’expertise comptable, a fait l’objet d’une vérification de comptabilité portant sur les déclarations relatives à l’impôt sur les sociétés pour les exercices clos en 2015, 2016 et 2017 à l’issue de laquelle l’administration fiscale lui a notifié, selon la procédure de rectification contradictoire prévue à l’article L. 55 du livre des procédures fiscales, des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés au titre de ces trois exercices, en raison de la remise en cause du bénéfice de l’exonération prévue par l’article 44 sexies du code général des impôts. La SASU AC Audit & Expertise demande au tribunal de prononcer la décharge de ces impositions supplémentaires.

L'autorité relative de la chose jugée peut être invoquée à l'encontre de toutes les personnes qui ont été parties en la même qualité dans l'instance ayant donné lieu à la décision passée en force de chose jugée, pour autant que les demandes aient le même objet et reposent sur la même cause juridique.

Il résulte de l’instruction que la demande présentée par la requérante, tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices clos en 2015, 2016, et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes, est identique à celles présentées devant le tribunal administratif de Nice le 18 novembre 2021 et le 14 janvier 2022, enregistrées respectivement sous le n° 2106090 et le n° 2200205, et qui ont fait l’objet d’un jugement du tribunal le 16 juillet 2024. Les conclusions à fin de décharge de la requête de la SASU AC Audit & Expertise présentent ainsi une même identité de parties, d’objet et de cause juridique avec le précédent litige. L’autorité relative de chose jugée invoquée en défense l’administration s’oppose à ce que le tribunal statue à nouveau sur les mêmes prétentions. Par suite, la requête doit être rejetée comme irrecevable.



D E C I D E :


Article 1er : La requête présentée par la SASU AC Audit & Expertise est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle AC Audit & Expertise et à l’administrateur des finances publiques, directeur de la direction du contrôle fiscal sud-est outre-mer.


Délibéré après l’audience du 12 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Thobaty, président,
Mme Sorin, première conseillère,
M. Loustalot-Jaubert, conseiller,
assistés de M. Crémieux, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2025.

Le rapporteur,
Signé
P. Loustalot-Jaubert
Le président,
Signé
G. Thobaty


Le greffier,

Signé


D. Crémieux

La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions