jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2204286 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ESCOFFIER-DEUR-WEZINGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2022, l'association " Roya Expansion Nature " demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner, d'une part, la cessation, dans le secteur des parcelles BI 332 et BH 269 de la commune de La Brigue, de tous travaux apparemment menés par l'association " Riders du Rio " ou tous autres, jusqu'à l'intervention d'une autorisation de défrichement suivie d'un permis d'aménager légal et définitivement valide et, d'autre part, d'imputer au moins la moitié des frais d'expertise à la commune de La Brigue.
La requérante soutient que la condition tenant à l'urgence est remplie compte tenu de la gravité de la situation caractérisée par le non-respect par le maire et/ou l'association " Riders du Rio " de l'obligation d'obtenir deux autorisations administratives préalables successives au titre du code forestier et du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2022, la commune de La Brigue, représentée par Me Deur, conclut à l'irrecevabilité de la requête introduite par l'association " Roya Expansion Nature ".
Par un mémoire en réplique, enregistré le 11 octobre 2022, l'association " Roya Expansion Nature " indique que les arguments soulevés par la commune de La Brigue sont infondés et qu'elle maintient dès lors les conclusions présentées dans sa requête introductive d'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Soli, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Il résulte de ces dispositions que, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut prononcer toute mesure, à condition que l'urgence le justifie, qu'elle soit utile et ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
3. Il ressort des termes du procès-verbal de la délibération du conseil municipal de La Brigue, dressé le 26 mars 2022, que le projet de convention d'utilisation des parcelles BI 332 et BH 269 pour la création d'une activité de deux roues confiée à une association a été approuvé à l'unanimité. Cette délibération dispose que l'association, occupante des parcelles à titre gratuit, est tenue de délimiter la zone et d'en assurer l'entretien. Il ressort des pièces du dossier que la commune conteste de manière circonstanciée le fait que les parcelles en cause auraient fait l'objet d'un défrichement. Dans ces conditions, la mesure sollicitée par la partie requérante, consistant à demander au juge des référés d'ordonner la cessation, dans le secteur desdites parcelles, de tous travaux apparemment menés par l'association " Riders du Rio ", bénéficiaire de l'autorisation d'occupation desdites parcelles ou tous autres, jusqu'à l'intervention d'une autorisation de défrichement suivie d'un permis d'aménager légal et définitivement valide, aurait pour effet, d'une part de faire obstacle à la délibération précitée du conseil municipal de La Brigue et d'autre part, ne présente pas de caractère d'utilité ni d'urgence dès lors que les travaux en cause ont cessé comme l'affirme la commune sans que cela soit contesté. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction de la requête formulées par l'association " Roya Expansion Nature " sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'association " Roya Expansion Nature " est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association " Roya Expansion Nature " et à la commune de La Brigue.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 10 novembre 2022.
Le juge des référés,
signé
P. SOLI
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026