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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2205139

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2205139

lundi 17 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2205139
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSCHIANO-GENTILETTI FIONA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la SNC Batipart Sophia Millenium d’une demande en décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021. Par application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. La société n’ayant pas répondu dans le délai d’un mois suivant la notification de cette demande, elle est réputée s’être désistée d’office. L’ordonnance donne acte de ce désistement sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 22 octobre 2022, la SNC Batipart Sophia Millenium, représentée par Me Schiano-Gentiletti, demande au tribunal :


1°) de prononcer la décharge des cotisations primitives de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles assignées au titre de l’année 2021, à raison d’un immeuble de bureaux sis 150, Allée Pierre Ziller à Valbonne (06 560), augmentées des intérêts moratoires en application de l’article L. 208 du livre des procédures fiscales ;


2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2.000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense enregistré le 13 décembre 2022, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Par un courrier du 8 octobre 2025, mis à disposition ce même jour sur l’application Télérecours, la SNC Batipart Sophia Millenium a été invitée à faire connaître au tribunal, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, si elle confirme le maintien de ses conclusions et, dans cette hypothèse, d’en informer le tribunal dans le délai d’un mois à défaut de quoi elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) ». Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 de ce code : « Les avocats, les avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, les administrations de l’Etat, les personnes morales de droit public et les organismes de droit privé chargés de la gestion d’un service public peuvent s’inscrire dans l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1, dans les conditions fixées par l’arrêté prévu à cet article. Toute juridiction peut adresser par le moyen de cette application, à une partie ou à un mandataire ainsi inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier et l’inviter à produire ses mémoires et ses pièces par le même moyen.
Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de huit jours à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l’adresse choisie par eux. Lorsque le juge est tenu, en application d’une disposition législative ou réglementaire, de statuer dans un délai inférieur ou égal à un mois, la communication ou la notification est réputée reçue dès sa mise à disposition dans l’application ».


Il résulte de l’instruction que la demande prévue par les dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mentionnée ci-dessus, a été transmise le 8 octobre 2025 à l’avocate de la personne requérante au moyen de l’application Télérecours qui en a pris connaissance le 10 octobre 2025, soit deux jours suivant la mise à disposition. Or, le délai d’un mois qui a couru à compter de cette date est venu à expiration sans que le maintien de la requête soit intervenu. Dans ces conditions, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative la personne requérante est réputée s’être désistée d’office de sa requête. Ce désistement devant être regardé comme étant pur et simple, il convient dès lors d’en donner acte sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



ORDONNE:



Article 1er : Il est donné acte du désistement d’office de la SNC Batipart Sophia Millenium de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à SNC Batipart Sophia Millenium et au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.


Fait à Nice, le 17 novembre 2025.


Le président de la 3ème chambre,

signé

G. Thobaty


La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière



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