jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2205218 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | PLANTAVIN - REINA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2022, Mme B C, représentée par Me Ehrenfeld, demande au tribunal :
1°) de condamner l'établissement " Régie des Ports de Villefranche " au paiement des sommes suivantes, à titre de réparation des préjudices subis à la suite de l'accident dont elle a été victime le 8 décembre 2019 lors de sa chute sur une calle d'embarquement semi émergée et extrêmement glissante sur le port de la darse de Villefranche-sur-Mer ;
- Préjudices extra patrimoniaux temporaires :
* déficit fonctionnel temporaire : 1 500 euros,
* déficit fonctionnel partiel : 1500 euros,
* souffrances endurées 3,5/7 : 6 000euros,
* préjudice esthétique temporaire : 1 000 euros.
- Préjudices patrimoniaux temporaires :
* pertes de gains professionnels actuels et dommages et intérêts pour perte de chance : (75 000 euros, à défaut 6 872 euros, pour perte de chance de collaboration avec le cabinet Liance Legal ; 6 000 euros, pour perte de chance de collaboration avec Mme A / D.),
* assistance tierce personne non médicalisée : (sur la période du 17 décembre 2019 au 22 janvier 2020 : 585,90 euros ; sur la période du 23 janvier 2020 au 1er juin 2020 : 553,35 euros ; sur la période du 2 juin 2020 au 6 août 2020 et du 9 aout 2020 au septembre 2021 : 97,65 euros).
- Préjudices extra patrimoniaux permanents :
* déficit fonctionnel permanent 8% : 13 600 euros,
* préjudice d'agrément : 5 000 euros,
* préjudice esthétique permanent : 1 500 euros,
* préjudice sexuel : 500 euros.
- Fais divers :
* lunettes de sports perdues lors de l'accident : 140 euros,
* mitaines chauffantes pour poignet : 125,50 euros,
* vêtements :446,90 euros,
* logiciel de dictée vocale : 49 euros,
* frais de coiffeur : 613,91 euros,
* frais d'assistance par un médecin lots de la réunion d'expertise judiciaire : 356,95 euros.
2°) de mettre à la charge de l'établissement " Régie des ports de Villefranche " la somme de 10 000 euros, à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2023, la régie des Ports de Villefranche et le département des Alpes-Maritimes, représentés par Me André-Cianfarani, concluent
- à l'irrecevabilité des demandes de la requérante en tant qu'elles sont rédigées à l'encontre de la régie des Ports de Villefranche qui est dépourvue de personnalité morale ;
- au sursis à statuer dans l'attente de l'issue de la procédure initié par la requérante à l'encontre de l'association Sports nautiques Villefranchois, de la fédération française d'aviron et son assureur MAÏF, de la société Menzis et de la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes et qui est pendante devant le tribunal judiciaire de Nice ;
- de mettre à la charge de Mme C les dépens de l'instance.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 16 août 2023, Mme C demande
- à titre principal, à ce que le tribunal ordonne le sursis à statuer dans l'attente de l'issue de la procédure pendante devant le tribunal judiciaire de Nice
- à titre subsidiaire, la condamnation solidaire du département des Alpes-Maritimes et de l'établissement " Régie des ports de Villefranche " au paiement des sommes, mentionnées dans son mémoire introductif d'instance.
Par un mémoire, enregistré le 10 juin 2024, Mme C qui indique que par un jugement du 28 mars 2023 le tribunal judiciaire de Nice qui s'est déclaré compétent a rejeté les demandes de Mme C, a déclaré par suite se désister de la présente requête devant la juridiction administrative et demande au tribunal de rejeter les demandes des parties faites à son encontre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2024, la régie des Ports de Villefranche et le département des Alpes-Maritimes ont déclaré accepter le désistement de la requête de Mme C et déclarent se désister de leurs conclusions présentées à l'encontre de la requérante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Par la présente requête, Mme C demandait initialement au tribunal de condamner l'établissement " Régie des Ports de Villefranche " au paiement des diverses sommes, à titre de réparation des préjudices subis à la suite de l'accident dont elle a été victime le 8 décembre 2019 lors de sa chute sur une calle d'embarquement semi émergée et extrêmement glissante sur le port de la Darse de Villefranche-sur-Mer. Par un mémoire, enregistré le 10 juin 2024, Mme C a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement qui est pur et simple a été accepté par les parties adverses. Dès lors, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme C.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C, à l'établissement " Régie des Ports de Villefranche " et au département des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 13 juin 2024.
Le président de la 5ème chambre,
signé
F. PASCAL
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026