mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2205231 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CAPPONI-LANFRANCHI & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête n° 2103898, enregistrée le 16 juillet 2021, M. B A, représenté par Me Guillotin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune de Nice à lui verser la somme de 19 693,19 euros en réparation des préjudices qu'il a subis à la suite d'une chute sur la voie publique alors qu'il circulait en deux-roues sur le chemin de la Conque à Nice (06000) le 12 novembre 2018 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Nice de lui verser cette somme dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge la commune de Nice une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est fondé à rechercher la responsabilité de la commune de Nice pour défaut d'entretien de l'ouvrage public ;
- il est fondé à demander l'indemnisation des préjudices qu'il estime avoir subis et qui se décomposent comme suit :
- dépenses de santé actuelles : 1 519,69 euros ;
- frais divers : 2 212 euros ;
- perte de gain professionnels actuels : 6 240 euros ;
- déficit fonctionnel temporaire : 233,50 euros ;
- préjudice esthétique permanent : 500 euros ;
- déficit fonctionnel permanent : 7 000 euros ;
- préjudice d'agrément : 3 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 30 août 2021 et le 6 novembre 2023, la commune de Nice conclut, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, au rejet de la requête ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, à ce que la métropole Nice Côte d'Azur la relève et la garantisse de toute condamnation prononcée à son encontre et à ce que les sommes demandées soient ramenées à de plus justes proportions ;
4°) à ce qu'il soit mis à la charge de M. A une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Nice fait valoir que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- elle est mal dirigée ; le domaine public routier communal a été transféré à la métropole Nice Côte d'Azur en 2015 ;
- elle est fondée à être relevée et garantie par la métropole Nice Côte d'Azur à laquelle incombe l'entretien de l'ouvrage ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 16 septembre 2021 et un mémoire, enregistré le 10 janvier 2024, non communiqué, la caisse primaire d'assurance maladie du Var, intervenant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes, représentée par Me Vergeloni, conclut :
1°) à la condamnation de la commune de Nice à lui verser la somme de 7 738,68 euros correspondant à sa créance définitive au titre des prestations servies au requérant à la suite de l'accident survenu le 12 novembre 2018, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date du dépôt du mémoire avec capitalisation annuelle des intérêts sur le fondement des dispositions de l'article 1343-2 du code civil ;
2°) à la condamnation de la commune de Nice à lui verser la somme de 1 098 euros au titre de l'indemnité prévue par les dispositions de l'article L. 376-1 alinéas 9 et 10 du code de la sécurité sociale ;
3°) à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Nice une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La CPAM fait valoir que le montant de ses débours s'élève à la somme de 5 033,94 euros au titre des dépenses de santé et de 2 704,74 euros au titre des indemnités journalières relatives à la perte de gains professionnels.
Par ordonnance du 21 décembre 2023 la clôture d'instruction a été fixée au 11 janvier 2024 à 12 heures.
Un mémoire, présenté pour M. A, a été enregistré le 1er février 2024, et n'a pas été communiqué.
II- Par une requête n° 2205231, enregistrée le 31 octobre 2022, M. B A, représenté par Me Guillotin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la métropole Nice Côte d'Azur à lui verser la somme de 19 693,19 euros en réparation des préjudices subis ;
2°) d'enjoindre à la métropole Nice Côte d'Azur de lui verser cette somme dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge la métropole Nice Côte d'Azur une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est fondé à rechercher la responsabilité de la métropole Nice Côte d'Azur pour défaut d'entretien de l'ouvrage public ;
- il est fondé à demander l'indemnisation des préjudices qu'il estime avoir subis et qui se décomposent comme suit :
- dépenses de santé actuelles : 1 519,69 euros ;
- frais divers : 2 212 euros ;
- perte de gain professionnels actuels : 6 240 euros ;
- déficit fonctionnel temporaire : 233,50 euros ;
- préjudice esthétique permanent : 500 euros ;
- déficit fonctionnel permanent : 7 000 euros ;
- préjudice d'agrément : 3 000 euros.
Par un mémoire, enregistré le 15 décembre 2022 et un mémoire, enregistré le 10 janvier 2024, non communiqué, la caisse primaire d'assurance maladie du Var, intervenant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes, représentée par Me Vergeloni, conclut :
1°) à la condamnation de la commune de Nice à lui verser la somme de 7 738,68 euros correspondant à sa créance définitive au titre des prestations servies au requérant à la suite de l'accident survenu le 12 novembre 2018, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date du dépôt du mémoire avec capitalisation annuelle des intérêts sur le fondement des dispositions de l'article 1343-2 du code civil ;
2°) à la condamnation de la commune de Nice à lui verser la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité prévue par les dispositions de l'article L. 376-1 alinéas 9 et 10 du code de la sécurité sociale ;
3°) à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Nice une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La CPAM fait valoir que le montant de ses débours s'élève à la somme de 5 033,94 euros au titre des dépenses de santé et de 2 704,74 euros au titre des indemnités journalières relatives à la perte de gains professionnels.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2023, la métropole Nice Côte d'Azur, représentée par Me Lanfranchi, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce qu'il soit mis à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La métropole Nice Côte d'Azur fait valoir que :
- le requérant ne rapporte pas la preuve de la matérialité des faits ;
- aucun défaut d'entretien normal ne peut lui être reproché ;
- la victime a commis une faute de nature à l'exonérer de sa responsabilité ;
- les demandes indemnitaires ne sont pas fondées.
Par ordonnance du 21 décembre 2023 la clôture d'instruction a été fixée au 11 janvier 2024 à 12 heures.
Un mémoire, présenté pour M. A, a été enregistré le 1er février 2024 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 juin 2024 :
- le rapport de Mme Chaumont, première conseillère,
- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique,
- et les observations de Me Abouelhaja, représentant la commune de Nice.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 29 juillet 1964, a été victime d'un accident de la voie publique sur le chemin de la Conque à Nice (06200) le 12 novembre 2018. Alors qu'il circulait en moto, l'arrière de son véhicule aurait glissé en raison de la présence de liquide hydraulique sur la chaussée. Victime d'une fracture de l'extrémité inférieure du radius gauche, avec bascule antérieure du fragment distal, il a subi une intervention chirurgicale le 15 novembre 2018 puis le 26 mars 2019. Une expertise a été diligentée par son assureur, Axa assurances, le 28 février 2019 puis le 21 novembre 2019. Une offre d'indemnisation d'un montant de 11 679,50 euros lui a été proposée le 3 septembre 2020 en application de son contrat d'assurance. Par des courriers du 1er septembre 2020, réceptionnés le 3 septembre 2020, M. A a saisi la métropole Nice Côte d'Azur et la commune de Nice d'une demande indemnitaire préalable. La métropole Nice Côte d'Azur a transmis la demande à son assureur, la société MMA. Par un courrier électronique du 18 mai 2021, la société MMA a refusé d'indemniser M. A. Puis, par un courrier du 19 juillet 2022, réceptionné le 21 juillet 2022, M. A a de nouveau saisi la métropole Nice Côte d'Azur d'une demande indemnitaire préalable. La métropole Nice Côte d'Azur a de nouveau refusé de faire droit à cette demande. Par les requêtes n° 2103898 et n° 2205231, M. A demande au tribunal de condamner respectivement la commune de Nice et la métropole Nice Côte d'Azur à lui verser la somme de 19 693,19 euros en réparation des préjudices subis suite à l'accident survenu le 12 novembre 2018.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2103898 et 2205231 concernent un même requérant et présentent à juger des mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Pour obtenir réparation, par le maitre de l'ouvrage des dommages qu'ils ont subis à l'occasion de l'utilisation d'un ouvrage public, les usagers doivent démontrer devant le tribunal, d'une part, la réalité de leur préjudice, d'autre part, l'existence d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage et le dommage invoqué. Pour s'exonérer de sa responsabilité, il incombe à la collectivité, maitre d'ouvrage, soit d'établir qu'elle a normalement entretenu l'ouvrage, soit de démontrer la faute de la victime ou l'existence d'un évènement de force majeure.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la commune de Nice :
4. La métropole Nice Côte d'Azur, créée par décret du 17 octobre 2011, exerce la compétence en matière d'aménagement et d'entretien de l'espace métropolitain, dont la voirie. A compter du 1er mars 2012, le chemin de la Conque, situé sur le territoire de la commune de Nice, a été transféré dans le domaine public de la métropole Nice Côte d'Azur, ainsi que les droits et obligations y afférents. Postérieurement à ce transfert, seule la responsabilité de la métropole Nice Côte d'Azur est susceptible d'être engagée en raison des dommages résultant d'un défaut d'entretien de cette voie publique. Dans ces conditions, les conclusions de M. A tendant à la condamnation de la commune de Nice sont mal dirigées et doivent ainsi être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la métropole Nice Côte d'Azur :
5. Si la métropole Nice Côte d'Azur soutient que les circonstances de l'accident ne sont pas établies, il résulte de l'instruction, notamment des témoignages produits et du compte rendu d'hospitalisation, que, le 12 novembre 2018, M. A a chuté alors qu'il circulait en moto sur une portion de voirie rendue glissante par la présence d'huile hydraulique provenant d'un véhicule de lavage de la chaussée et que cette chute est survenue sur le chemin de la Conque à Nice. Compte tenu de ces éléments, la matérialité des faits et le lien de causalité entre l'accident et l'ouvrage public doivent être regardés comme suffisamment établis.
6. Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment du compte-rendu d'intervention des services de la voirie, que les services de la métropole Nice Côte d'Azur sont intervenus sur le chemin de la Conque le 12 novembre 2018, entre 6h50 et 7h25 pour effectuer un sablage à l'aide de terre de diatomée, une matière absorbante. Contrairement à ce que soutient l'intéressé, il ne résulte pas de l'instruction que le sablage n'aurait pas été effectué sur la totalité du chemin. Dans ces conditions, et alors que le sablage avait été effectué avant le passage de M. A, lequel au demeurant en avait été informé par son épouse ainsi qu'en atteste le témoignage de celle-ci produit au dossier, la métropole Nice Côte d'Azur apporte la preuve qui lui incombe de l'entretien normal de l'ouvrage. Par suite, M. A n'est pas fondé à rechercher la responsabilité de la métropole Nice Côte d'Azur à raison du défaut d'entretien normal de la voie publique.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions indemnitaires de M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Var :
8. Compte tenu du rejet des conclusions de M. A, les conclusions présentées par la CPAM du Var doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
9. Eu égard à ce qui a été dit précédemment, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais de procédure :
10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
11. Ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la métropole Nice Côte d'Azur, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, la somme demandée à ce titre par M. A et par la caisse primaire d'assurance maladie du Var.
12. En revanche, il y a lieu de faire droit à la demande présentée à ce titre par la métropole Nice Côte d'Azur et de mettre à la charge de M. A une somme de 1 000 euros à verser à la métropole Nice Côte d'Azur au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée à ce titre par la commune de Nice.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Nice est mise hors de cause.
Article 2 : Les requêtes n°s 2103898 et 2205231 de M. A sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Var sont rejetées.
Article 4 : M. A versera à la métropole Nice Côte d'Azur une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Nice au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la métropole Nice Côte d'Azur, à la commune de Nice et à la caisse primaire d'assurance maladie du Var.
Copie en sera adressée à la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Pouget, présidente,
Mme Chaumont, première conseillère,
Mme Duroux, première conseillère,
Assistés de Mme Gialis, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2024.
La rapporteure,
signé
A-C. Chaumont
La présidente,
signé
M. Pouget La greffière,
signé
E. Gialis
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.
N° 2103898 - 2205231
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026