jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2205466 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LAIFA |
Vu la procédure suivante :
Par le jugement n° 2105331 du 30 novembre 2021, la magistrate désignée du tribunal administratif de Nice a, en premier lieu, annulé l'arrêté du 22 septembre 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a fait obligation à Mme B A C de quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et, en second lieu, enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de la situation de l'intéressée dans le délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.
Par mémoire, enregistré le 22 avril 2022, Mme A C, représentée par Me Laïfa, a demandé au tribunal, en l'absence d'exécution du jugement susvisé, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, d'assortir la mesure d'exécution d'une astreinte de 50 euros par jour de retard.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2022, le préfet des Alpes-Maritimes a indiqué avoir délivré à Mme A C une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 12 novembre 2022 dans l'attente du réexamen de sa situation administrative.
Par ordonnance n° 2205466 du 21 novembre 2022, la présidente du tribunal administratif de Nice a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R 921-6 du code de justice administrative, en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement de la magistrate désignée du tribunal administratif n° 2105331 du 30 novembre 2021.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 décembre 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que la situation de Mme A C a été réexaminée, et indique au tribunal qu'il lui a délivré une carte de séjour valable du 20 octobre 2022 au 19 octobre 2027.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le jugement n° 2105331 du 30 novembre 2021.
Vu :
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 222-19 du code de justice administrative, la magistrate déléguée par la présidente du tribunal a décidé du renvoi de l'affaire devant une formation collégiale.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Kolf, rapporteure,
- et les observations de Me Laïfa, représentant Mme A C, qui sollicite l'octroi d'une somme au profit de Mme A C au titre des frais engagés et non compris dans les dépens.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions tendant au prononcé d'une astreinte :
1. Le préfet des Alpes-Maritimes soutient, sans être contredit par la requérante, avoir exécuté le jugement du 30 novembre 2021 en indiquant qu'après avoir réexaminé le dossier de Mme A C, il lui a délivré une carte de séjour valable du 20 octobre 2022 au 19 octobre 2027. Dans ces conditions, le jugement du 30 novembre 2021 doit être regardé comme ayant été exécuté. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de Mme A C tendant à l'exécution du jugement n° 2105331 du 30 novembre 2021.
Sur les frais liés au litige :
2. Les conclusions présentées à l'audience tendant à ce qu'une somme à verser à Mme A C soit mise à la charge de l'Etat n'étant pas chiffrées, elles ne peuvent être que rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A C tendant à l'exécution du jugement n° 2105331 du 30 novembre 2021.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme A C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A C et au préfet des Alpes-Maritimes.
- Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mear présidente,
Mme Kolf, conseillère,
M. Cherief, conseiller,
Assistés de Mme Martin, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023.
La rapporteure,
signé
S. KOLFLa présidente,
signé
J. MEAR
La greffière,
signé
C. MARTIN
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation la greffière
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02134
08/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02150
08/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03459
08/04/2026