LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2205665

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2205665

mercredi 31 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2205665
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMagistrat M. TAORMINA
Avocat requérantATORI AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 28 novembre 2022 et 24 avril 2023, Mme D E, épouse A B, représentée par Me Ginet, demande au tribunal :

1°) de condamner solidairement la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer et la société TP SPADA à lui payer 8 779 euros en réparation de ses préjudices, avec intérêts au taux légal et capitalisation, dont 8 650 euros en réparation de son préjudice corporel et 129 euros en réparation de son préjudice matériel ;

2°) de condamner solidairement la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer et la société TP SPADA à lui payer la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la non utilisation d'un revêtement au sol antidérapant et une absence de signalisation adaptée signalant le danger, constituent un défaut d'entretien normal engageant la responsabilité des maîtres d'ouvrage et de l'entreprise Spada ; le maire de Cagnes-sur-mer a commis une faute par le non exercice de ses pouvoirs de police, en méconnaissance des dispositions de l'article L.2212-2.1° du code général des collectivités territoriales ;

- elle est fondée à évaluer son préjudice corporel conformément au rapport d'expertise judiciaire ; la somme de 129 euros correspond au coût de remplacement de son téléphone cassé dans sa chute.

Par mémoire en défense enregistré le 27 mars 2023, la Métropole Nice Côte d'Azur, représentée par Me Jacquemin, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, pour le cas où sa responsabilité serait retenue, à ce que les préjudices retenus soient évalués à de plus juste proportion et la société TP SPADA et son assureur, la SMA, soient condamnées solidairement à la garantir des condamnations qui pourront être prononcées à son encontre, en tout état de cause, de condamner Mme A B à lui payer la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requérante n'établit pas la matérialité des faits ; la requérante ne produit aucun procès-verbal de constat d'huissier ; les seules photographies jointes à la requête ne sont assorties d'aucune précision, ni de lieu, ni de circonstances ; les attestations ont été rédigées, soit plusieurs mois après les faits, soit pour les besoins de la cause par une amie de la requérante qui ne fait que relater ses propos ; les documents médicaux ne font qu'attester de l'état de santé de la requérante ; aucun de ces documents n'atteste de la chute alléguée, puisqu'aucun médecin n'était présent au moment litigieux, ni ne démontre que les blessures alléguées sont en lien direct avec les travaux publics ;

- la zone de travaux a été clairement signalées et délimitées par des barrières, de sorte qu'aucun défaut d'entretien normal de la voirie en travaux ne saurait être établi ; la présence de planches en bois permettant aux usagers du trottoir et de la chaussée de circuler représente une situation à laquelle n'importe quel piéton est en mesure de s'attendre ; riveraine du chantier, elle ne pouvait ignorer l'existence de celui-ci qui avait débuté depuis la fin du mois d'avril 2019 et qui était parfaitement visible, signalé et sécurisé ;

- Mme A B qui habite le quartier était parfaitement habituée aux lieux et, compte tenu de la pluie, devait redoubler de prudence pour se déplacer ; la requérante réside au 6 rue Charles Perrault, soit à 600 mètres de la place de Gaulle et ne pouvait ignorer l'existence de ce chantier situé dans un secteur qu'elle connaît parfaitement puisque cette place constitue un emplacement central qu'elle devait nécessairement emprunter lors de chacune de ses sorties ;

- à titre subsidiaire, la demande indemnitaire si elle est admise, ne saurait l'être que dans de plus justes proportions ;

- la réception est sans effet sur les droits des tiers ; la réception sans réserve ne peut délier l'entreprise de toute responsabilité, sauf clause contractuelle contraire ou en cas de manœuvres dolosive.

Par mémoire en défense enregistré le 14 avril 2023, la commune de Cagnes-sur-mer, représentée par Me Berguet, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, pour le cas où sa responsabilité serait retenue, à ce que les préjudices retenus soient évalués à de plus juste proportion sans excéder au total la somme de 5 000 euros et en tout état de cause, de condamner Mme A B à lui payer la somme de 1 600 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- l'opération de travaux publics, portant sur l'aménagement de la voirie, relevait, en vertu des articles L.5217-2 et L.5217-4 du code général des collectivités territoriales textes précités, de la compétence exclusive de la Métropole Nice Côte d'Azur. Celle-ci en avait

seule la maîtrise d'ouvrage, et avait elle-même conclu les marchés publics y afférents (Avis

d'attribution PJ2) ; la commune de Cagnes-sur-Mer ne saurait donc être recherchée, sur le fondement du régime propre aux dommages de travaux publics, en qualité de maître ouvrage ;

- la présence d'excavations n'est ainsi nullement à l'origine de l'accident litigieux, pas plus que le défaut de fixation au sol des planches de franchissement desdites excavations, sur lesquelles la requérante a glissé, dont il n'est pas démontré, ni allégué, qu'elles auraient bougé, basculé ou cédé ; il n'est pas établi que le dispositif de franchissement installé par l'entreprise

chargée des travaux, aurait présenté une défectuosité ou une instabilité de nature à le rendre

particulièrement dangereux ; l'absence de défectuosité et de dangerosité particulières du dispositif de franchissement de la zone de chantier, ressort au demeurant clairement des photographies produites par la requérante ;

- la parfaite visibilité de l'obstacle, dont la présence n'a rien d'inhabituel en zone urbaine à l'occasion de travaux de réfection de chaussée, ne nécessitait aucune autre signalisation que celle installée par l'entreprise chargée de l'exécution des travaux, et la configuration des lieux ne présentait pas un péril d'une gravité telle que le Maire, en ne prenant pas de mesures de signalisation ou de sécurisation complémentaires, aurait méconnu ses obligations légales en matière de police ;

- la requérante ne pouvait raisonnablement ignorer la présence du chantier et les

conditions de circulation piétonnière à proximité de la place De Gaulle, alors qu'elle réside à 300 m de celle-ci ; le dispositif de franchissement, à le supposer dangereux, était enfin parfaitement visible, avec toutes ses caractéristiques, aux alentours de 10 heures du matin ; il appartenait ainsi à la requérante d'adapter sa vigilance à la configuration des lieux, et au contexte météorologique.

Par mémoire enregistré le 13 avril 2023, la caisse primaire d'assurance maladie du Var, intervenant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-Maritimes, a informé le tribunal que Mme A B avait été prise en charge au titre du risque maladie et qu'elle n'entendait pas intervenir dans le cadre de l'instance.

Par mémoire en défense enregistré le 17 avril 2023, la compagnie d'assurance SMA SA et la SAS SPADA, représentées par Me Bousquet, conclut à titre principal au rejet de la requête et des appels en garantie formulés à leur encontre, à titre subsidiaire, pour le cas où sa responsabilité serait retenue, à ce que les préjudices retenus soient évalués à de plus justes proportions sans excéder au total la somme de 7 414, 38 euros dont il y aura lieu de déduire une provision de 3 000 euros, et en tout état de cause, de condamner Mme A B à leur payer la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elles font valoir que les moyens formulés à leur encontre ne sont pas fondés et que l'appel en garantie doit être rejeté en raison de la réception des travaux.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Taormina en application de l'article R.222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gilles Taormina, magistrat désigné,

- les conclusions de M. Patrick Soli, rapporteur public,

- et les observations de Me Ginet, représentant Mme A B, et de Me Bessis-Osty, représentant la Métropole Nice Côte d'Azur.

Considérant ce qui suit :

1. Le 19 octobre 2019 vers 10h00, Mme A B a fait une chute sur le dos, sa tête ayant heurté le sol, en glissant sur une planche qui recouvrait le sol mais non fixée à celui-ci, rendue glissante du fait de la pluie, aux abords de la place De Gaule à Cagnes-sur-mer alors en travaux effectués par la société TP Spada, au niveau du numéro 1 de l'avenue Frédéric Mistral, contrainte qu'elle avait été de traverser une zone de chantier, selon elle non sécurisée par des barrières et qui correspondait au seule passage possible pour piétons. Le chantier était à l'arrêt ce samedi. Deux jours plus tard, admise aux urgence de la clinique Saint Jean de Cagnes-sur-mer, a été diagnostiquée une fissure de la 4ième pièce du coccyx, avec, selon l'intéressée, des douleurs cervicales et abdominales et des nausées.

2. Malgré l'incompétence d'ordre public des juridictions de l'ordre judiciaire pour connaître de ce dossier présenté par l'avocat de Mme A B comme un dommage de travaux publics, par ordonnance du 25 mars 2021 confirmée par arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 16 juin 2022, le juge des référés du tribunal judiciaire de Grasse a ordonné une expertise médicale, commis pour y procéder le Dr C qui a déposé son rapport définitif le 10 septembre 2021 et condamné la SA SMA, assureur de responsabilité de la société Spada, à payer à la requérante une indemnité provisionnelle de 3 000 euros. Par courrier du 24 août 2022 adressée au maire de Cagnes-sur-mer et au président de la Métropole Nice Côte d'Azur, elle a formulé une demande préalable d'indemnisation dont le maire de Cagnes-sur-mer a accusé réception par courrier du 7 octobre 2022, l'informant de son enregistrement le 26 août 2022.

3. Cette demande d'indemnisation ayant été implicitement rejetée, Mme A B demande au tribunal de condamner solidairement la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer, maîtres d'ouvrage et la société TP SPADA chargée de l'exécution du marché de travaux de la place de Gaule à Cagnes-sur-mer, à lui payer la somme totale de

8 779 euros en réparation de ses préjudices, avec intérêts au taux légal et capitalisation.

Sur la responsabilité de la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer et la société TP SPADA :

4. Aux termes du code général des collectivités territoriales : " Art. L.2212-2. - La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment :/ 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui comprend le nettoiement, l'éclairage, l'enlèvement des encombrements, la démolition ou la réparation des édifices et

monuments funéraires menaçant ruine, l'interdiction de rien exposer aux fenêtres ou autres parties des édifices qui puisse nuire par sa chute ou celle de rien jeter qui puisse endommager les passants ou causer des exhalaisons nuisibles ainsi que le soin de réprimer les dépôts, déversements, déjections, projections de toute matière ou objet de nature à nuire, en quelque manière que ce soit, à la sûreté ou à la commodité du passage ou à la propreté des voies

susmentionnées. Art. L.5217-2. - " I- La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes : / 2° En matière d'aménagement de l'espace métropolitain/ b) Organisation de la mobilité au sens des articles L. 1231-1, L. 1231-8 et L. 1231-14 à L. 1231-16 du code des transports; création, aménagement et entretien de voirie; signalisation; abris de voyageurs; parcs et aires de stationnement et plan de mobilité ;/ c) Création, aménagement et entretien des espaces publics dédiés à tout mode de déplacement urbain ainsi qu'à leurs ouvrages accessoires ". Art. L.5217-4. - " La métropole est substituée de plein droit à l'établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre dont la transformation est mentionnée à l'article L. 5217-1 ".

5. Pour obtenir réparation, par le maître de l'ouvrage ou son concessionnaire, ou de l'entrepreneur chargé de travaux effectués sur l'ouvrage, des dommages qu'ils ont subis à l'occasion de l'utilisation d'un ouvrage public, les usagers doivent démontrer devant le tribunal, d'une part, la réalité de leur préjudice, d'autre part, l'existence d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage et le dommage. Pour s'exonérer de la responsabilité qui pèse ainsi sur eux, il incombe à la collectivité maître d'ouvrage ou au concessionnaire de l'ouvrage, soit d'établir qu'ils ont normalement entretenu l'ouvrage soit l'existence d'une force majeure, soit de démontrer la faute de la victime.

6. Il résulte des pièces du dossier, que Mme A B qui habite le quartier, a chuté après avoir glissé sur une planche posée au sol par la société SPADA chargée du chantier de la place De Gaule à Cagnes-sur-mer pour combler un trou en attendant la pose du nouveau pavement. Cette planche avait été rendue glissante par la pluie. Cette situation constitue un danger que tout piéton prudent et avisé doit s'attendre à rencontrer par temps de pluie à propos de tous les sols, quel que soit l'état de la chaussée alors qu'en l'espèce, l'existence d'un chantier en cours, parfaitement visible, signalé et délimité afin d'assurer la circulation des piétons de manière sécurisée et l'accès aux commerces, ne nécessitait pas une interdiction totale d'accès à la chaussée sur laquelle l'accident s'est produit, ni un dispositif particulier de sécurité qu'aurait dû mettre en place l'entreprise SPADA chargée des travaux, ni une signalisation particulière du danger résultant non pas du chantier mais de la pluie, de la compétence du maire de Cagnes-sur-mer dans le cadre de l'exercice de son pouvoir de police. Dès lors, la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer, maîtres d'ouvrage et la société TP SPADA en charge du marché de travaux doivent être regardés comme ayant démontré l'absence de défaut d'entretien normal de la voirie sur laquelle Mme A B a chuté. Dès lors, cette dernière qui ne justifie d'aucun préjudice corporel permanent en rapport avec sa chute, comme cela résulte des conclusions de l'expert commis en référé, n'étant pas fondée à rechercher leur responsabilité, ses conclusions indemnitaires ne peuvent, par suite, qu'être rejetées, ensemble celles formulées en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :

7. Aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ".

8. Ces dispositions font obstacle à ce que la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer et la SAS TP SPADA qui ne sont pas parties perdantes, soient condamnées à payer à Mme A B une somme au titre des frais exposés par cette dernière et non compris dans les dépens.

9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A B une somme au titre des frais exposés par la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer, la SAS TP SPADA et la SA SMA non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions formulées par la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer, la SAS TP SPADA et la SA SMA sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, la Métropole Nice Côte d'Azur, la commune de Cagnes-sur-mer, la SAS TP SPADA, la SA SMA et à la caisse primaire d'assurance maladie du Var.

Copie en sera faite au juge des référés du tribunal judiciaire de Grasse et à la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.

Le magistrat désigné,

signé

G. Taormina

Le greffier,

signé

L. Bianchi

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation le greffier

N°2205665

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions