jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2205708 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET BARDON & DE FAY - AVOCATS ASSOCIES - BF2A |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 novembre 2022, le Syndicat Autonome Nice Côte d'Azur demande au Juge des référés :
- d'ordonner au service mutualisé du dialogue social de la Métropole Nice Côte-
d'Azur d'établir au plus vite d'ici le jour du scrutin, pour chacun des scrutins, une
liste électorale relative au vote à l'urne contenant tous les agents-électeurs
n'ayant pas demandé à voter par correspondance ;
- d'ordonner à ce même service d'informer, en parallèle, les agents antérieurement
inscrits à tort sur la liste du vote par correspondance et désormais inscrits à bon
droit sur la liste du vote à l'urne, des coordonnées de leur lieu de vote.
Le syndicat soutient que :
- 2 500 agents ont été inscrits contre leur gré sur la liste des votants par correspondance ce qui justifie l'urgence compte tenu de la date du scrutin, le 8 décembre 2022 ;
- Les mesures sollicitées sont utiles du fait des difficultés d'acheminement du matériel électoral de vote par correspondance ; elles ne font pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence le protocole électoral et ne soulève pas de contestations sérieuses.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2022, la Métropole Nice Côte-d'Azur, la Ville de Nice et le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de Nice, représentés par Me de Faÿ concluent au rejet de la requête et à la condamnation du Syndicat Autonome Nice Côte-d'Azur à verser la somme de 1.500 euros, d'une part, à la Métropole Nice Côte-d'Azur, d'autre part à la Ville de Nice et enfin au CCAS de la Ville de Nice, au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
La Métropole Nice Côte-d'Azur, la Ville de Nice et le CCAS de Nice soutiennent que :
- la requête est irrecevable dès lors l'établissement des listes de vote par correspondance et de vote à l'urne constitue une opération préalable au scrutin, qui ne peut être contestée qu'à l'occasion d'un recours contre le scrutin définitif devant le juge de l'élection ;
- les mesures sollicitées par le syndicat requérant ne présentent aucun caractère d'urgence, dès lors qu'aucun agent ne sera privé de son droit de vote aux élections professionnelles, ni d'utilité ; dès lors que tous les agents pourront bien voter sans difficulté, soit aux urnes, soit par correspondance, comme ils en ont été avertis par le service du dialogue social ;
- ces mesures font obstacle à l'exécution des protocoles d'accord électoral qui prévoient un nombre précis de bureaux de vote et soulèvent des contestations sérieuses.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n°2021-571 du 10 mai 2021 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Aux termes de l'article 35 du décret n° 2021-571 du 10 mai 2021: " Les candidatures sont présentées par les organisations syndicales qui, dans la fonction publique territoriale, remplissent les conditions fixées au I de l'article 9 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée. / () / Lorsque l'autorité territoriale constate que la liste ne satisfait pas aux conditions fixées au I de l'article 9 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, elle informe le délégué de liste au plus tard le jour suivant la date limite de dépôt des listes, par décision motivée, de l'irrecevabilité de la liste ". Aux termes de son article 52 : " Les contestations sur la validité des opérations électorales sont portées dans un délai de cinq jours francs à compter de la proclamation des résultats devant le président du bureau central de vote puis, le cas échéant, devant la juridiction administrative. Le président du bureau central statue dans les quarante-huit heures. Il motive sa décision. Il en adresse immédiatement copie au préfet ".
3. Il résulte des dispositions du décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 relatif aux comités sociaux territoriaux des collectivités territoriales et de leurs établissements publics que la décision portant établissement des listes de vote par correspondance et de vote à l'urne constitue une opération préalable au scrutin, qui ne peut être contestée qu'à l'occasion d'un recours contre le scrutin définitif devant le juge de l'élection dans les conditions prescrites par lesdites dispositions. Il s'ensuit que la requête du Syndicat autonome Nice Côte d'Azur est irrecevable devant le juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 et doit être rejetée.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat autonome Nice Côte d'Azur, la somme globale de 1000 euros au titre des frais exposés par les défendeurs et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du Syndicat Autonome Nice Cote d'Azur est rejetée.
Article 2 : Le Syndicat Autonome Nice Côte d'Azur versera à la Métropole Nice Côte-d'Azur, à la Ville de Nice et au CCAS de Nice la somme globale de 1000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au Syndicat Autonome Nice Côte d'Azur, à la Métropole Nice Côte-d'Azur, à la Ville de Nice et au CCAS de Nice.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 8 décembre 2022.
Le juge des référés,
signé
P. A
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026