LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2300055

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2300055

jeudi 9 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2300055
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 janvier 2023, M. B D, représenté par Me Émilie Farrugia, avocate au Barreau de Nice, demande au juge des référés :

* de suspendre l'exécution de la décision en date du 5 juillet 2022 par laquelle la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes a rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement social en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;

* d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa demande et ce sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

* de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. D soutient que :

* sur l'urgence, le logement qu'il occupe est en situation de sur-population et insalubre en raison d'un dégât des eaux non réparé ;

* sur l'existence d'un moyen propre à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, cette dernière est entachée de vice de forme et d'erreur de fait.

Par un mémoire enregistré le 31 janvier 2023, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.

Vu :

* la requête n° 2204040, enregistrée le 4 août 2022, par laquelle M. B D, représenté par Me Émilie Farrugia, demande l'annulation de la décision en date du 5 juillet 2022 par laquelle la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes a rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement social en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;

* les pièces du dossier.

Vu ;

* l'arrêté du 6 août 2018 relatif au nouveau formulaire de demande de logement locatif social et aux pièces justificatives fournies pour l'instruction de la demande de logement locatif social ;

* l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 2 juin 2014 qui fixe, en application des dispositions de l'article L. 441-1-4 du code de la construction et de l'habitation, à 45 mois le délai à partir duquel les personnes qui ont déposé une demande de logement restée sans réponse peuvent saisir la commission de médiation ;

* la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

* le code de la construction et de l'habitation ;

* le code de la sécurité sociale ;

* le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

A été entendu au cours de l'audience publique du 6 février 2023 à 8h45 :

- le rapport de M. Faÿ, juge des référés,

-les observations de Mme C pour le préfet des Alpes-Maritimes, le requérant n'étant ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. D a saisi la commission de médiation du département des Alpes-Maritimes en vue de la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour logement sur-occupé en étant en situation de handicap, avec un personne handicapée à charge ou avec un enfant mineur à charge et être en attente d'un logement social depuis un délai supérieur au délai fixé par arrêté préfectoral. La commission de médiation a rejeté ce recours amiable par une décision en date du 5 juillet 2022 au motif que si la surface de 60 mètres carrés du logement occupé par le requérant est inférieure à celle mentionnée à l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation au regard des sept personnes qui l'occupent, que l'intéressé a déposé une demande de logement social le 7 octobre 2017, il n'a pas fourni, dans le délai fixé, la déclaration de son chiffre d'affaires sur les trois derniers mois ainsi que la dernière quittance de loyer, réclamés par courrier en date du 13 mai 2022, que le logement du requérant a été visité par le service d'hygiène de Nice le 1er avril 2022, que l'agent a constaté un ancien dégât des eaux et que ledit service n'est pas compétent pour cette problématique. Par la présente requête M. D demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité, de la décision en date du 5 juillet 2022 par laquelle la commission de médiation des Alpes-Maritimes a refusé de le reconnaître prioritaire et devant être logé d'urgence.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative

2. Aux termes des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () "

3. Aux termes des dispositions de l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation : " La commission est saisie par le demandeur dans les conditions prévues au II ou au III de l'article L. 441-2-3. La demande, réalisée au moyen d'un formulaire répondant aux caractéristiques arrêtées par le ministre chargé du logement et signée par le demandeur, précise l'objet et le motif du recours, ainsi que les conditions actuelles de logement ou d'hébergement du demandeur. Elle comporte, selon le cas, la mention soit de la demande de logement social déjà enregistrée assortie du numéro unique d'enregistrement attribué au demandeur, sauf justification particulière, soit de la ou des demandes d'hébergement effectuées antérieurement. Le demandeur fournit, en outre, toutes pièces justificatives de sa situation. Les pièces justificatives à fournir obligatoirement sont fixées par l'arrêté précité. () " et aux termes des dispositions de l'article R. 441-2-2 du même code : " () La demande de logement social comporte les rubriques suivantes : () d) Situation professionnelle du demandeur et des autres personnes à loger ; / e) Ressources du demandeur et des personnes à loger et revenu imposable ; (). " et aux termes des dispositions de l'article R. 441-2-4 du code précité : " () Une annexe à l'attestation indique les pièces justificatives qui doivent être produites lors de l'instruction de la demande et les pièces justificatives complémentaires que le service instructeur peut demander. " Pour l'application des dispositions de l'article R. 441-2-4 précité, en application des dispositions de l'annexe à l'arrêté du 6 août 2018, le service instructeur peut demander, pour les locataires, le bail et la quittance de loyer ou, à défaut de la quittance, une attestation du bailleur indiquant que le locataire est à jour de ses loyers et charges ou tout autre moyen de preuve des paiements effectués et, pour les demandeurs non-salariés, le dernier bilan ou l'attestation du comptable de l'entreprise évaluant le salaire mensuel perçu ou tout document comptable habituellement fourni à l'administration.

4. En l'état de l'instruction et au regard de l'ensemble des éléments du dossier, le requérant qui soutient que la décision attaquée ne mentionne pas le visa aux termes duquel elle sollicite la production de la déclaration de son chiffre d'affaires sur les trois derniers mois et qu'en tout état de cause, à la suite d'un accident de la circulation, il n'exerce plus aucune activité professionnelle et perçoit désormais le revenu de solidarité active, ne soulève aucun moyen de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, il y a lieu de rejeter la présente requête

Sur les frais liés au litige

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État une somme au titre de l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 9 février 2023

Le juge des référés,

signé

D. A

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef

Le greffier,

2300055

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions