mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2300828 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET OLOUMI - HMAD |
Vu la procédure suivante :
A une requête, enregistrée le 18 février 2023, M. F B, représenté A Me Oloumi, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au département des Alpes-Maritimes de le prendre en charge au titre de l'accueil provisoire d'urgence prévu à l'article R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles et de procéder à une évaluation de minorité dès la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 250 euros A jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
-il est de nationalité burkinabé ; il est né le 30 novembre 2005 à Bangolo en Côte d'Ivoire comme en atteste son acte de naissance qu'il produit ; entré en France le 1er janvier 2023, il s'est rendu au commissariat afin de demander une protection du fait de sa minorité ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il est seul, dépourvu d'hébergement et ne dispose d'aucune ressource personnelle ;
- la condition tenant à l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale est également remplie, dès lors qu'en application des dispositions des articles L. 221-2-4 et L. 223-2 du même code, le département du lieu où se trouve le jeune se déclarant mineur isolé étranger doit l'accueillir pendant les cinq jours de l'accueil provisoire d'urgence et effectuer les investigations nécessaires en vue d'évaluer la situation de cette personne ; en l'espèce, après s'être présenté au commissariat, il n'a pas été pris en charge A le département des Alpes-Maritimes et n'a fait l'objet d'aucune évaluation de minorité alors que le département a été alerté sur sa situation A deux courriels restés sans réponse.
La procédure a été communiquée au département des Alpes-Maritimes qui a produit une attestation de l'adjoint au directeur de l'enfance et deux pièces.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 20 février 2023 à 15h00, en présence de Mme Labeau, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Pouget, juge des référés,
- les observations de Me Della Monaca substituant Me Oloumi, qui a repris ses écritures et qui indique que la demande présentée au titre des frais irrépétibles est dirigée, non pas contre l'Etat, mais contre le département des Alpes-Maritimes ; Me Della Monaca ajoute que la fiche de police en date du 1er janvier 2023 produite A le département comporte une erreur en ce qu'elle indique que M. B est né le 25 janvier 2005 ; ce dernier a seulement été mis à l'abri à l'hôtel ; il est mineur comme cela ressort de l'extrait de l'acte de naissance dont elle produit l'original à la barre ; M. B doit être pris en charge A le département dans les conditions prévues A l'article R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles ; la carence du département, pourtant alerté, est constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ;
-les explications de Mme C, pour l'association MIR, qui précise que la date de naissance figurant sur la photographie produite A le département est la reprise des indications figurant sur la fiche de police et que M. B avait indiqué aux membres de l'association qu'il lui avait été dit qu'il pourrait ultérieurement expliquer qu'une erreur avait été commise dans le relevé de sa date de naissance ;
- les observations de M. D représentant le département des Alpes-Maritimes qui fait valoir que le département doit faire face depuis le début de l'année à un nombre très important de demandes de prise en charge de personnes se déclarant mineures non accompagnées et que l'intéressé a été pris en charge A le département qui l'a mis à l'abri à l'hôtel du 1er janvier au 25 janvier 2023, date à laquelle il a pu légitimement croire qu'il était majeur puisque selon les informations en sa possession, il est né le 25 janvier 2005 ; le lien entre la personne ayant déclaré être né le 25 janvier 2005 au Burkina Faso et le requérant qui déclare être né le 30 novembre 2005 n'a pas été fait avant la présente audience, les demandes de prise en charge adressées A le conseil du requérant au département les 1er février 2023 et 14 février 2023 ne comportant aucun élément qui aurait permis de faire le rapprochement ; A suite, aucune carence constitutive d'une atteinte gave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ne saurait être reprochée au département et la condition d'urgence n'est pas davantage remplie, le présent référé liberté ayant été introduit plus de trois semaines après la fin de la prise en charge de M. B.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F B, ressortissant de nationalité burkinabé, déclare qu'il est entré en France le 1er janvier 2023 et qu'il est seul, sans hébergement et sans ressources. Le requérant demande au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au département des Alpes-Maritimes de le prendre en charge au titre de l'accueil provisoire d'urgence prévu à l'article R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles et de procéder à une évaluation de minorité.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée A la juridiction compétente ou son président () ". Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée A l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". L'usage A le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Il appartient ainsi au requérant de justifier dans tous les cas de l'urgence, laquelle ne saurait être regardée comme remplie en l'absence d'éléments concrets, propres à chaque espèce, de nature à établir l'urgence des mesures sollicitées dans le cadre de cette procédure particulière de référé qui implique l'intervention du juge dans des délais extrêmement brefs.
4. D'une part, aux termes de l'article L. 221-1 du code de l'action sociale et des familles : " Le service de l'aide sociale à l'enfance est un service non personnalisé du département chargé des missions suivantes : / 1° Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l'autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, qu'aux mineurs émancipés et majeurs de moins de vingt et un ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre () / 3° Mener en urgence des actions de protection en faveur des mineurs mentionnés au 1° du présent article ; / 4° Pourvoir à l'ensemble des besoins des mineurs confiés au service et veiller à leur orientation () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 223-2 du même code : " Sauf si un enfant est confié au service A décision judiciaire () aucune décision sur le principe ou les modalités de l'admission dans le service de l'aide sociale à l'enfance ne peut être prise sans l'accord écrit des représentants légaux ou du représentant légal du mineur ou du bénéficiaire lui-même s'il est mineur émancipé. / En cas d'urgence et lorsque le représentant légal du mineur est dans l'impossibilité de donner son accord, l'enfant est recueilli provisoirement A le service qui en avise immédiatement le procureur de la République () ". Aux termes de l'article R. 221-11 de ce code : " I.- Le président du conseil départemental du lieu où se trouve une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille met en place un accueil provisoire d'urgence d'une durée de cinq jours, à compter du premier jour de sa prise en charge, selon les conditions prévues aux deuxième et quatrième alinéas de l'article L. 223-2. / II.- Au cours de la période d'accueil provisoire d'urgence, le président du conseil départemental procède aux investigations nécessaires en vue d'évaluer la situation de cette personne au regard notamment de ses déclarations sur son identité, son âge, sa famille d'origine, sa nationalité et son état d'isolement. ( ). III.- L'évaluation est réalisée A les services du département, ou A toute structure du secteur public ou du secteur associatif à laquelle la mission d'évaluation a été déléguée A le président du conseil départemental. / L'évaluation est conduite selon les modalités précisées dans un référentiel national fixé A arrêté interministériel du ministre de la justice, du ministre de l'intérieur, du ministre chargé de la famille, du ministre chargé des collectivités territoriales et du ministre chargé de l'outre-mer. IV.- Au terme du délai mentionné au I, ou avant l'expiration de ce délai si l'évaluation a été conduite avant son terme, le président du conseil départemental saisit le procureur de la République en vertu du quatrième alinéa de l'article L.223-2 et du second alinéa de l'article 375-5 du code civil. En ce cas, l'accueil provisoire d'urgence mentionné au I se prolonge tant que n'intervient pas une décision de l'autorité judiciaire. / S'il estime que la situation de la personne mentionnée au présent article ne justifie pas la saisine de l'autorité judiciaire, il notifie à cette personne une décision de refus de prise en charge (). En ce cas, l'accueil provisoire d'urgence mentionné au I prend fin ".
6. Il résulte de ces dispositions qu'il incombe aux autorités du département, le cas échéant dans les conditions prévues A la décision du juge des enfants ou A le procureur de la République ayant ordonné en urgence une mesure de placement provisoire, de prendre en charge l'accueil provisoire d'urgence et de pourvoir aux besoins des mineurs confiés au service de l'aide sociale à l'enfance. A cet égard, une obligation particulière pèse sur ces autorités lorsqu'un mineur privé de la protection de sa famille est sans abri et que sa santé, sa sécurité ou sa moralité est en danger. Lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour le mineur intéressé, une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette mission porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il incombe au juge des référés d'apprécier, dans chaque cas, les diligences accomplies A l'administration en tenant compte des moyens dont elle dispose ainsi que de l'âge, de l'état de santé et de la situation de famille de la personne intéressée.
7. Hormis le cas où la personne qui se présente ne satisfait manifestement pas à la condition de minorité, un refus d'accès au dispositif d'hébergement et d'évaluation mentionné précédemment, opposé A l'autorité départementale à une personne se disant mineur isolé, est ainsi susceptible, en fonction de la situation sanitaire et morale de l'intéressé, d'entraîner des conséquences graves caractérisant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
8. Il résulte de l'instruction que dès le premier jour de son entrée en France, le 1er janvier 2023, M. B a été mis à l'abri A le département des Alpes-Maritimes qui lui a procuré un hébergement dans un hôtel. Il ressort des observations présentées à l'audience A le représentant du département qu'il a été mis fin à sa mise à l'abri, sans qu'il ait été procédé, A manque de temps, à son évaluation de minorité, à compter du 25 janvier 2023, date à laquelle il a été constaté, selon les informations en possession du département, que M. B avait atteint l'âge de dix-huit ans. Toutefois, M. B soutient que la date de naissance du 25 janvier 2005, qui figure dans la fiche de police établie le 1er janvier 2023 à l'intention du Procureur de la République de Nice dans le cadre du recueil provisoire d'urgence d'une personne se déclarant mineur isolé étranger, est erronée et produit l'original d'un extrait d'acte de naissance, dont l'authenticité n'est pas contestée, mentionnant qu'il est né à Bangolo en Côte d'Ivoire le 30 novembre 2005. Dans ces conditions, le défaut de prise en charge A le département des Alpes-Maritimes dans les conditions prévues A les dispositions de l'article R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, caractérisant également une situation d'urgence particulière.
9. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au président du conseil départemental des Alpes-Maritimes d'assurer l'hébergement provisoire d'urgence de M. B dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance et de procéder à l'évaluation de minorité prévue A l'article R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de l'instance :
10. M. B a été provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. A suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Oloumi, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge du département des Alpes-Maritimes le versement à Me Oloumi d'une somme de 600 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée A le bureau d'aide juridictionnelle, ladite somme sera versée à M. B.
O R D O N N E:
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est enjoint au président du conseil départemental des Alpes-Maritimes de prendre à sa charge l'hébergement provisoire d'urgence de M. B dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance et de réaliser l'évaluation prévue A l'article R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles.
Article 3 : Dans l'hypothèse où M. B est admis à titre définitif au bénéfice de l'aide juridictionnelle, il y a lieu de mettre à la charge du département des Alpes-Maritimes le paiement de la somme de 600 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à Me Oloumi, sous réserve pour cet avocat de renoncer à la part contributive de l'Etat à la mission de l'aide juridictionnelle qui lui a été confiée. Dans l'hypothèse où M. B n'est pas admis à titre définitif au bénéfice de l'aide juridictionnelle, il y a lieu de mettre à la charge du département des Alpes-Maritimes la somme de 600 euros à verser à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F B, à Me Oloumi et au département des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nice.
Fait à Nice, le 21 février 2023.
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
signé
M. E
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou A délégation, la greffière,
N°2300828
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026