LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2301986

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2301986

mardi 3 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2301986
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSELARL J. BRESSON & S. SPANO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 1802801 du 8 juin 2021, le tribunal administratif a enjoint à la société Enedis de déplacer le pylône électrique situé sur la parcelle cadastrée section CI n° 203 à Grasse appartenant à M. A dans un délai de six mois à compter du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai.

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 avril 2023 et 29 août 2023, M. B A, représenté par Me Grech, demande au tribunal :

1°) de liquider provisoirement l'astreinte prononcée par le jugement du 8 juin 2021, pour la période du 28 décembre 2021 au 29 août 2023, pour un montant total de 60 900 euros ;

2°) de fixer l'astreinte définitive à un montant de 500 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la société Enedis la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'injonction prononcée par le jugement du 8 juin 2021 est restée sans effet, la société Enedis multiplie les subterfuges pour échapper à ses responsabilités et masquer son inertie et sa carence depuis 6 ans : arguments inopérants, commencement d'exécution non étayé ;

Par des mémoires, enregistrés au greffe les 30 mai 2023 et 7 septembre 2023, la société Enedis, représentée par Me Spano conclut, à titre principal, au rejet de la requête et à titre subsidiaire, à ce que la liquidation d'astreinte demandée par le requérant soit ramenée à de plus justes proportions.

Elle fait valoir que :

- elle a tout mis en œuvre pour exécuter son obligation ; mais elle se trouve confrontée à des difficultés techniques ; elle est obligée d'obtenir l'accord amiable des propriétaires des parcelles voisines ;

- la liquidation de l'astreinte provisoire et le prononcé d'une astreinte définitive seront rejetés : les études en vue du déplacement de l'ouvrage ont été mis en œuvre dès qu'elle a eu connaissance du litige, des solutions ont été proposées au requérant et une réunion technique a eu lieu.

Un mémoire a été présenté le 8 septembre 2023 pour M. A après la clôture d'instruction.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 septembre 2023 :

- le rapport de M. Pascal, président-rapporteur ;

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique ;

- les observations de Me Grech, représentant M. A et de Me Spano, représentant la société Enedis.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 911-7 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 911-6 du code de justice administrative : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ". Aux termes de l'article L. 911-7 de ce code : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ", et, aux termes de son article L. 911-8 : " La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. / Cette part est affectée au budget de l'État ".

2. Lorsqu'il constate que la décision n'a pas été exécutée, le juge prononce une liquidation provisoire de l'astreinte calculée à compter de la date de notification de la décision d'astreinte et jusqu'à la date d'audience publique. Le juge de l'astreinte n'est jamais tenu de liquider l'astreinte prononcée, dès lors qu'il ne lui a pas expressément conféré un caractère définitif, comme en l'espèce, mais peut la supprimer ou la moduler. Il lui appartient alors d'énoncer les motifs qui le conduisent, soit à ne pas faire droit aux moyens dont il est saisi en vue d'une modulation de l'astreinte, soit à procéder d'office à une telle modulation.

3. Par un jugement n° 1802801 du 8 juin 2021, confirmé par un arrêt n°s 21MA03047 et 21MA03048 de la cour administrative d'appel de Marseille du 24 janvier 2023, le tribunal administratif de Nice a enjoint à la société Enedis de procéder au déplacement du pylône électrique situé sur la parcelle cadastrée section CI n° 203 à Grasse appartenant à M. A dans un délai de six mois à compter du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai. M. A demande au tribunal de condamner la société Enedis à liquider provisoirement l'astreinte pour la période allant du 28 décembre 2021 au 29 août 2023 et de fixer l'astreinte définitive à un montant de 500 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir.

4. La société Enedis fait valoir qu'elle a, par un courrier en date du 25 mai 2023, proposé à M. A deux solutions techniques dans l'objectif notamment de procéder à l'exécution du jugement du 8 juin 2021 et qu'elle a cherché à signer, à partir de 2020, une convention de servitude avec la propriétaire de la parcelle n° 403 afin de procéder au déplacement de la ligne électrique litigieuse. Il est, toutefois, constant que le poteau irrégulièrement implanté n'a pas été déplacé, qu'aucun délai précis n'est fixé pour sa dépose alors que la société Enedis se borne à produire des projets de conventions de servitude avec deux propriétaires voisins du requérant, identiques à ceux versés dans l'instance n° 1802801 du 8 juin 2021 précité. Au regard du dépassement du délai pour exécuter le jugement du 8 juin 2021 précité, il y a lieu de prononcer la liquidation de l'astreinte pour la période sollicitée du 28 décembre 2021 au 29 août 2023. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de l'article L.911-7 du code de justice administrative, de modérer l'astreinte et de la liquider à la somme de 10 000 euros, d'une part, de porter le taux de l'astreinte prononcé par le jugement du 8 juin 2021 à la somme de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du présent jugement, d'autre part.

5. Il résulte de ce qui précède que la société Enedis est condamnée à payer à M. A la somme de 10 000 euros et que le taux de l'astreinte prononcé par le jugement du 8 juin 2021 est porté à la somme de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre M. A, qui n'est pas partie perdante. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Enedis la somme de 800 euros au titre demandée par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La société Enedis est condamnée à verser à la M. A la somme de 10 000 (dix mille) euros.

Article 2 : Le taux de l'astreinte prononcé par le jugement n° 1802801 du tribunal du 8 juin 2021 est porté à la somme de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La société Enedis versera à M. A la somme de 800 (huit cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la société Enedis.

Copie en sera adressée au ministère public près la Cour de discipline budgétaire et financière.

Délibéré après l'audience du 11 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

Mme Duroux, conseillère,

M. Holzer, conseiller,

assistés de Mme Génovèse, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.

Le président-rapporteur,

signé

F. Pascal

L'assesseure la plus ancienne,

signé

G. Duroux La greffière,

signé

S. Génovèse

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions