LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2302360

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2302360

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2302360
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMagistrat M d'IZARN de VILLEFORT
Avocat requérantRUBIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 mai 2023 et 3 septembre 2024, la société d'assurance mutuelle Garantie mutuelle des fonctionnaires et employés de l'État et des services publics et assimilés (GMF Assurances), représentée par Me Lanfranchi, demande au tribunal :

1°) de condamner la société Enedis à lui verser la somme de 7 810 euros avec intérêts au taux légal à compter du 11 septembre 2020, en réparation du préjudice résultant de la chute d'un poteau électrique survenue le 11 mai 2020 sur la propriété de son assuré M. A, située 20 rue Scudéri à Contes ;

2°) de mettre à la charge de la société Enedis la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité de la société Enedis est engagée à raison du défaut d'entretien du poteau électrique litigieux, qui constitue un ouvrage public ;

- agissant en qualité de subrogée dans les droits de M. A, elle a versé une indemnité d'assurance d'un montant de 7 810 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2024, la société anonyme Enedis, représentée par Me Rubin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société GMF Assurances au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la juridiction administrative est incompétente pour connaître du litige dès lors que le poteau litigieux supporte une ligne qui constitue un branchement particulier ;

- la requête est irrecevable en l'absence de preuve de paiement de l'indemnité d'assurance dont s'agit ;

- insuffisamment vigilant, M. A a commis une faute exonérant la société Enedis de toute responsabilité ;

- le dommage résulte d'un cas de force majeure ;

- le préjudice subi s'élève en réalité à la somme de 4 092 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. d'Izarn de Villefort pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. d'Izarn de Villefort,

- et les conclusions de M. Myara, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société GMF Assurances demande au tribunal de condamner la société Enedis à lui verser la somme de 7 810 euros en réparation du préjudice résultant de la chute d'un poteau électrique survenue le 11 mai 2020 sur la propriété de son assuré M. A, située 20 rue Scudéri à Contes.

2. Eu égard aux rapports de droit privé qui lient le service public industriel et commercial de l'assainissement à ses usagers, les litiges relatifs aux rapports entre ce service et ses usagers relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Ainsi, il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de connaître des litiges relatifs aux dommages causés à ces derniers à l'occasion de la fourniture du service, peu important que la cause des dommages réside dans un vice de conception, l'exécution de travaux publics ou l'entretien d'ouvrages publics.

3. Il résulte de l'instruction que le poteau électrique qui, le 11 mai 2020, s'est abattu sur la propriété de M. A, endommageant une clôture et le toit de son habitation, constituait un élément du branchement particulier dont celui-ci bénéficie. La société GMF Assurances, assureur de M. A, qui justifie par la production d'une quittance le paiement d'une indemnité d'assurance à ce dernier et qui est ainsi subrogée dans les droits de celui-ci, ne saurait en l'espèce être regardée comme un tiers vis-à-vis de ce poteau permettant la fourniture en électricité de son assuré. Les préjudices subis par un usager par suite de l'existence ou du fonctionnement du branchement particulier qui dessert son immeuble se rattachent à l'exécution du contrat qu'il a passé avec le distributeur d'électricité. Dès lors, les juridictions de l'ordre judiciaire sont seules compétentes pour connaître du litige opposant la société GMF Assurances à la société Enedis.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la société GMF Assurances doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Enedis, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la société GMF Assurances au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société GMF Assurances une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Enedis et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête de la société GMF Assurances est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La société GMF Assurances versera à la société Enedis une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera adressé à la société GMF Assurances et à la société Enedis.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

signé

P. d'IZARN de VILLEFORT La greffière,

signé

E. GIALIS

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions