mercredi 9 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2302609 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | VALLAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 mai 2023, Mme A B, représentée par Me Persico, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) " L'Olivier " de lui remettre, dans le délai de quinze jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai, ses bulletins de salaire au titre des douze mois de l'année 2022 et du mois de janvier 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'EHPAD " L'Olivier " une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requérante soutient que :
- la condition relative à l'urgence est satisfaite dès lors qu'elle va devoir rapidement, en raison de son licenciement, procéder à son inscription à Pôle emploi, laquelle sera impossible sans la délivrance de ses bulletins de salaire ;
- la mesure sollicitée présente un caractère d'utilité dès lors que la délivrance de ses bulletins de salaire lui permettra, notamment, de vérifier l'absence d'erreur dans les sommes versées et de s'inscrire à Pôle emploi ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ;
- la remise des bulletins de salaire par l'employeur est une obligation légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2023, l'EHPAD " L'Olivier ", pris en la personne de son directeur en exercice et représenté par Me Vallar, conclut au rejet de la requête de Mme B et à ce que soit mise à sa charge une somme de 500 euros au titre des frais de l'instance.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 6 juillet 2023, Mme B doit être regardée comme maintenant l'ensemble des conclusions de sa requête.
Elle soutient que, contrairement à ce qu'indique l'EHPAD " L'Olivier " en défense, le versement d'indemnités journalières ne dispense pas l'employeur de l'établissement des bulletins de salaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2023, l'EHPAD " L'Olivier " maintient les observations et les demandes faites dans son mémoire du 19 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Soli, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme A B demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à l'EHPAD " L'Olivier " de lui remettre, dans un délai de quinze jours et sous astreinte, ses bulletins de salaire au titre des douze mois de l'année 2022 et du mois de janvier 2023. Elle demande également que soit mise à la charge de l'EHPAD " L'Olivier " une somme de 1 000 euros au titre des frais de l'instance.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
3. Saisi sur le fondement de ces dispositions, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles, ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
4. D'autre part, aux termes de l'article 12 du décret du 6 février 1991 susmentionné : " L'agent contractuel en activité bénéficie en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle d'un congé pendant toute la période d'incapacité de travail jusqu'à la guérison complète, la consolidation de la blessure ou le décès. / L'intéressé a droit au versement de son plein traitement dans les limites suivantes : () / 3° Pendant trois mois après trois ans de services. ".
5. Il résulte de l'instruction que Mme B exerce, au sein de l'EHPAD " L'Olivier " (06440 - L'Escarène), des fonctions d'aide-soignante contractuelle dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée conclu le 1er août 2019. Suite à un accident de travail survenu le 21 septembre 2021, la requérante a été placée en arrêt de travail pour la période comprise entre le 22 septembre 2021 et le 10 février 2023. Par un courrier du 18 avril 2023, Mme B été informée par le directeur de l'établissement de son licenciement. Pour justifier de l'utilité de la mesure qu'elle sollicite dans le cadre de la présente instance, l'intéressée soutient que la délivrance de ses bulletins de salaire lui permettrait de s'inscrire auprès de Pôle emploi. Toutefois, il est constant que la requérante, ayant épuisé ses droits statutaires au maintien de salaire à compter du 22 décembre 2021, a bénéficié des indemnités journalières de la sécurité sociale dès cette date. Dans ces conditions, la mesure sollicitée par Mme B ne présente pas un caractère d'utilité dans la mesure où seule la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) est en mesure de délivrer des attestations d'indemnités journalières.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions exigées par les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d'injonction de la requête de Mme B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la requête de l'EHPAD " L'Olivier " présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " L'Olivier " (06440 - L'Escarène).
Fait à Nice, le 9 août 2023.
Le juge des référés,
signé
P. SOLI
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026