mercredi 12 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2303108 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ALMAIRAC |
Vu les procédures suivantes :
I. - Par une requête, enregistrée le 26 juin 2023, Mme C D, représentée par Me Almairac, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder, dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai, à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et à la délivrance de son dossier médical et du récépissé de sa demande de titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
La requérante soutient que :
- la condition relative à l'urgence est satisfaite, compte tenu des conséquences qu'a sur sa situation la carence du préfet des Alpes-Maritimes dans l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance du récépissé de celle-ci ;
- les mesures sollicitées présentent un caractère d'utilité dans la mesure où l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance du récépissé de celle-ci lui permettraient, notamment, de poursuivre ses soins médicaux en France ;
- les mesures sollicitées ne font obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête de Mme D.
Il soutient que la demande de titre de séjour déposée par Mme D a fait l'objet d'une décision d'irrecevabilité suite au non-respect des délais impartis.
II. - Par une requête, enregistrée le 26 juin 2023, M. A D, représenté par Me Almairac, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder, dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai, à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et à la délivrance de son dossier médical et du récépissé de sa demande de titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition relative à l'urgence est satisfaite, compte tenu des conséquences qu'a sur sa situation la carence du préfet des Alpes-Maritimes dans l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance du récépissé de celle-ci ;
- les mesures sollicitées présentent un caractère d'utilité dans la mesure où l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance du récépissé de celle-ci lui permettraient, notamment, de poursuivre ses soins médicaux en France ;
- les mesures sollicitées ne font obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête de M. D.
Il soutient que la demande de titre de séjour déposée par M. D a fait l'objet d'une décision d'irrecevabilité suite au non-respect des délais impartis.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par les présentes requêtes, M. A D et Mme C D, ressortissants géorgiens nés respectivement les 19 mars 1964 et 14 juin 1967, demandent au juge des référés de les admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle et d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder, dans un délai de quarante-huit heures et sous astreinte, à l'enregistrement de leur demande de titre de séjour et à la délivrance de leur dossier médical et du récépissé de leur demande de titre de séjour. Ils demandent également et chacun à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des frais de l'instance.
Sur la jonction :
2. Les requêtes présentées par M. et Mme D sous les n°s 2303108 et 2303110 concernent la situation d'un couple et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par la présente ordonnance.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
4. Saisi sur le fondement de ces dispositions, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles, ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
5. Il résulte de l'instruction que M. et Mme D ont déposé tous deux le 14 octobre 2022 une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), laquelle a été rejetée par une décision du 24 janvier 2023 de l'OFRPA, confirmée par une décision rendue le 23 juin 2023 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Il est constant que si les requérants justifient avoir sollicité, le 18 janvier 2023, leur admission au séjour pour soins, il résulte de l'instruction que leurs demandes ont été rejetées par des décisions du 6 mars 2023 au motif que le dépôt de celles-ci avait été fait au-delà du délai de trois mois dont ils disposaient à compter de la remise de la notice d'information relative aux possibilités de solliciter un titre de séjour. Dans ces conditions, les mesures sollicitées par M. et Mme D doivent être regardées comme faisant nécessairement obstacle aux décisions du 6 mars 2023 précitées.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les conditions relatives à l'urgence et à l'utilité, que les requêtes présentées par M. et Mme D doivent être rejetées en toutes leurs conclusions, y compris celles tendant à leur admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle et celles relatives aux frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes n°s 2303108 et 2303110 de M. et Mme D sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D et Mme C D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice, le 12 juillet 2023.
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
signé
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pouvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
N°s 2303108, 2303110
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026