vendredi 21 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2303520 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BESSIS-OSTY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2023, M. B A et Mme C D, représentés par Me Bessis-Osty, demandent au juge des référés :
1°) de les admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), au préfet des Alpes-Maritimes et à l'association Agir pour le lien social et la Citoyenneté (ALC), sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de leur attribuer sans délai un hébergement adapté à la composition de leur famille et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du préfet des Alpes-Maritimes, de l'OFII et de l'association ALC, une somme de 900 euros au titre de l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, donnant acte à celui-ci de ce qu'ils renoncent, en ce cas, à percevoir la part contributive de l'Etat.
Les requérants soutiennent que :
S'agissant de l'urgence :
- la condition relative à l'urgence est satisfaite compte tenu de leur situation de particulière précarité, de la présence de leurs deux enfants mineurs, lesquels sont respectivement âgés de trois ans et d'un mois et demi, et du contexte caniculaire déclaré dans les Alpes-Maritimes ;
S'agissant de l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :
- le défaut de leur prise en charge par l'OFII et les services de l'Etat, en méconnaissance des dispositions des articles L. 551-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, porte une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile et à leur droit à un hébergement d'urgence.
La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes et à l'association ALC qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration, représenté par son directeur général en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la condition relative à l'urgence n'est pas remplie dès lors que, notamment, les requérants perçoivent l'allocation pour demandeur d'asile (ADA) et que les services de l'OFII procèdent à l'orientation des requérants vers le dispositif national d'accueil ;
- les services de l'OFII accomplissant les diligences nécessaires à l'accompagnement des requérants, par le versement de l'ADA et l'orientation vers le dispositif national d'hébergement, ne sauraient être regardés comme étant à l'origine d'une carence responsable de l'atteinte au droit à l'hébergement invoqué par M. A et Mme D.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Emmanuelli, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience :
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 juillet 2023 à 9 heures 00 :
- le rapport de M. Emmanuelli, juge des référés ;
- et les observations de Me Bessis-Osty, pour M. A et Mme D.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Après la clôture des débats, une note en délibéré, enregistrée le 20 juillet 2023 et non communiquée, a été produite par Me Bessis-Osty dans les intérêts de M. A et Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A et Mme C D, ressortissants ivoiriens nés respectivement les 30 décembre 1990 et 23 décembre 1996, sont entrés sur le territoire français en 2022, accompagnés de leur premier enfant alors âgé de deux ans. Les intéressés ont sollicité la reconnaissance du statut de réfugié par une demande enregistrée le 12 janvier 2023, laquelle est en cours d'instruction par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le 14 juillet 2023, l'association Agir pour le lien social et la Citoyenneté (ALC) a informé M. A et Mme D de la fin de leur prise en charge au titre de l'hébergement. Par la présente requête, M. A et Mme D demandent au juge des référés de les admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle et d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), au préfet des Alpes-Maritimes et à l'association ALC, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de leur attribuer sans délai un hébergement adapté à la composition de leur famille, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance. Ils demandent également que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 900 euros au titre des frais de l'instance.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Compte tenu de l'urgence, il y a lieu de prononcer l'admission provisoire des requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
En ce qui concerne l'urgence :
5. Il résulte de l'instruction que depuis le 14 juillet 2023, date de la fin effective de leur prise en charge, les intéressés sont contraints de vivre sans logement, ne disposant d'aucune ressource de nature à leur permettre de financer leur propre logement, alors qu'ils sont accompagnés de deux enfants âgés de trois ans et d'un mois et demi. Dans ces conditions, eu égard à la situation de grande précarité dans laquelle se trouvent les requérants et leurs enfants, à leur vulnérabilité et au fait que le département des Alpes-Maritimes est placé depuis le 9 juillet 2023 en vigilance orange pour canicule, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :
S'agissant de la demande dirigée contre l'OFII :
6. Aux termes de l'article L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, comprennent les prestations et l'allocation prévues aux chapitres II et III. ". Aux termes de l'article L 552-1 du même code : " Sont des lieux d'hébergement pour demandeurs d'asile : / 1° Les centres d'accueil pour demandeurs d'asile définis à l'article L. 348-1 du code de l'action sociale et des familles ; / 2° Toute structure bénéficiant de financements du ministère chargé de l'asile pour l'accueil de demandeurs d'asile et soumise à déclaration, au sens de l'article L. 322-1 du même code ". Enfin, aux termes de l'article L. 552-8 dudit code : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration propose au demandeur d'asile un lieu d'hébergement. / Cette proposition tient compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation des besoins et de la vulnérabilité prévue au chapitre II du titre II, ainsi que des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région. ".
7. Si la privation du bénéfice des mesures prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d'asile des conditions matérielles d'accueil décentes, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur leur demande, est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile, le juge des référés ne peut faire usage des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative en adressant une injonction à l'administration que dans le cas où, d'une part, le comportement de celle-ci fait apparaître une méconnaissance manifeste des exigences qui découlent du droit d'asile et où, d'autre part, il résulte de ce comportement des conséquences graves pour le demandeur d'asile, compte tenu notamment de son âge, de son état de santé ou de sa situation familiale. Dans cette hypothèse, les mesures qu'il peut ordonner doivent s'apprécier au regard de la situation du demandeur d'asile et en tenant compte des moyens dont dispose l'administration et des diligences qu'elle a déjà accomplies.
8. En l'espèce, les requérants soutiennent que la carence de l'OFII dans leur prise en charge porte une atteinte grave et manifestement illégale, compte tenu de la méconnaissance des dispositions précitées au point 6 de la présente ordonnance, à leur droit au bénéfice d'un hébergement. En défense, l'OFII soutient, d'une part, que les requérants bénéficient toujours de l'allocation pour demandeur d'asile, et, d'autre part, que ses services procèdent actuellement à l'orientation de M. A, Mme D et de leur famille vers le dispositif national d'accueil. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, et nonobstant l'absence de précision relative à la date de présentation des requérants au centre d'hébergement, une carence constitutive d'une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale imputable à l'OFII n'est pas, en l'espèce, caractérisée. La demande dirigée contre l'OFII doit dès lors être rejetée.
S'agissant de la demande dirigée le préfet des Alpes-Maritimes et l'association ALC :
9. Aux termes de l'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles : " Dans chaque département est mis en place, sous l'autorité du représentant de l'Etat, un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu'appelle leur état. / Ce dispositif fonctionne sans interruption et peut être saisi par toute personne, organisme ou collectivité ". Aux termes de l'article L. 345-2-2 du même code : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. () ". Aux termes de l'article L. 345-2-3 de ce code : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation ".
10. Il résulte de ces dispositions que toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale, a le droit d'accéder à une structure d'hébergement d'urgence et de s'y maintenir, dès lors qu'elle en manifeste le souhait et que son comportement ne rend pas impossible sa prise en charge ou son maintien dans une telle structure. Le représentant de l'Etat ne peut mettre fin contre son gré à l'hébergement d'urgence d'une personne qui en bénéficie que pour l'orienter vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation, ou si elle ne remplit plus les conditions précitées pour en bénéficier.
11. D'une part, il résulte de l'instruction que les requérants ont sollicité, suivant la procédure Dubin, la reconnaissance du statut de réfugié par des demandes enregistrées au guichet unique le 12 janvier 2023. Si les requérants disposent d'une attestation de demandeur d'asile étant arrivée à expiration le 21 juin 2023, il est constant qu'ils ont accompli, le 15 juin 2023, toutes les démarches nécessaires au renouvellement de ladite attestation. Dans ces conditions, dès lors que l'absence de renouvellement de leur attestation de demandeur d'asile est imputable à une carence de l'OFII, M. A et Mme D doivent être regardés comme bénéficiant d'un droit au maintien sur le territoire et ont ainsi vocation à bénéficier du dispositif d'hébergement d'urgence.
11. D'autre part, il est constant, ainsi qu'il a été rappelé précédemment, que les requérants sont, depuis le 14 juillet 2023, date à laquelle ils ont été informés de la fin de leur prise en charge, sans hébergement du fait de l'absence de ressources leur permettant de se loger. Un logement pérenne ne saurait, au demeurant, être financé par le seul emploi de l'ADA dont la famille est bénéficiaire pour un montant mensuel d'environ 470 euros. Par ailleurs, il est constant que M. A et Mme D sont accompagnés de deux enfants âgés de trois ans et d'un mois et demi. Dans ces conditions, le préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a produit aucune observation en défense, non seulement ne conteste pas cette situation de vulnérabilité mais n'établit ni même n'allègue qu'il ne pourrait assurer la prise en charge des requérants. Par suite, le préfet des Alpes-Maritimes doit être regardé comme ayant porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un hébergement d'urgence, qui constitue une liberté fondamentale.
12. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de désigner à M. A et Mme D un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de les accueillir avec leurs deux enfants, ceci dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance et jusqu'à leur admission effective dans un lieu d'hébergement pour demandeur d'asile. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. M. A et Mme D ont été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Leur conseil peut, dès lors, se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et dès lors que Me Bessis-Osty, avocate des requérants, a renoncé par avance à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Bessis-Osty d'une somme de 900 euros.
O R D O N N E :
Article 1erer : M. A et Mme D sont admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de proposer, dans un délai de vingt-quatre heures suivant la notification de la présente ordonnance et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, un lieu d'hébergement d'urgence susceptible d'accueillir M. A et Mme D ainsi que leurs enfants mineurs et ce, jusqu'à ce qu'il puisse leur être proposé par l'OFII un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Me Bessis-Osty ayant renoncé par avance à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Bessis-Osty une somme de 900 (neuf cents) euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et Mme C D, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, à l'association ALC et à Me Bessis-Osty.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et au bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nice.
Fait à Nice, le 21 juillet 2023.
Le juge des référés,
Signé
O. Emmanuelli
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026