lundi 26 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2305229 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat M. FAY |
| Avocat requérant | VERIGNON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 5 mars 2021, 14 janvier 2022 et 5 février 2024, M. C A, représenté par Me Benoît Vérignon, avocat au Barreau de Grasse, demande au tribunal :
* d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a rejeté son recours administratif préalable introduit à l'encontre de la décision en date du 17 novembre 2020 lui notifiant une dette d'un montant de 5 233 euros relative à un indu d'aide personnalisée au logement référencée IN5 001 ;
* de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que ;
* sur la forme :
* la procédure de contrôle est entachée de vice de procédure en méconnaissance des dispositions des article L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale ;
* la décision attaquée ne mentionne pas la mise en œuvre du droit de communication exercé par la caisse d'allocation familiale ;
* le principe du contradictoire a été méconnu ;
* à titre subsidiaire sur le fond, la preuve de l'indu n'est pas rapportée par la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2021, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête. Elle soutient que l'indu est fondé et que le caractère frauduleux des manœuvres de M. A est établi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
* le code de la construction et de l'habitation ;
* le code des relations entre le public et l'administration ;
* le code de la sécurité sociale ;
* le code de justice administrative.
Vu, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Faÿ pour statuer sur les litiges visés audit article.
Le rapporteur public ayant été dispensé, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
* le rapport de M. Faÿ, magistrat désigné ;
* les observations de Me Benoît Vérignon, pour M. A, la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes n'étant ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par décision en date du 17 novembre 2020 faisant suite à une opération de contrôle, le directeur de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a notifié à M. A plusieurs indus dont un d'aide personnalisée au logement d'un montant de 5 233,00 euros pour la période de janvier 2019 à novembre 2020 référencé IN5 001. La 22 décembre 2020, le requérant a saisi la caisse d'allocation familiale d'un recours préalable qui a donné lieu à une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par ladite caisse. M. A a saisi le tribunal de céans d'un requête aux fins d'annulation de la procédure de contrôle ainsi que de la décision en date du 17 novembre 2020. Par jugement du 3 février 2022, la magistrate désignée a rejeté la requête de M. A. Par une décision du 20 octobre 2023, le Conseil d'État a annulé le jugement du 3 février 2022 pour avoir été rendu au terme d'une procédure irrégulière en méconnaissance des dispositions de l'article R. 711-2 du code de justice administrative. En outre, le Conseil d'État a renvoyé l'affaire au tribunal administratif de Nice.
Sur le conclusions aux fins d'annulation de la décision implicite de rejet du recours administratif préalable
2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge administratif d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
3. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale : " Le droit de communication permet d'obtenir, sans que s'y oppose le secret professionnel, les documents et informations nécessaires : / 1° Aux agents des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations servies par lesdits organismes ; () " et aux termes des dispositions de l'article L. 114-21 du même code : " L'organisme ayant usé du droit de communication en application de l'article L. 114-19 est tenu d'informer la personne physique ou morale à l'encontre de laquelle est prise la décision de supprimer le service d'une prestation ou de mettre des sommes en recouvrement, de la teneur et de l'origine des informations et documents obtenus auprès de tiers sur lesquels il s'est fondé pour prendre cette décision. Il communique, avant la mise en recouvrement ou la suppression du service de la prestation, une copie des documents susmentionnés à la personne qui en fait la demande ".
4. Il résulte de ces dispositions que les caisses d'allocations familiales, chargées du service des aides personnelles au logement, peuvent faire usage, pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement de ces prestations, du droit de communication instauré par les dispositions de l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale, en respectant les garanties procédurales qui s'attachent, en vertu des dispositions de l'article L. 114-21 du même code, à l'exercice de ce droit par un organisme de sécurité sociale. Il incombe ainsi à l'organisme ayant usé du droit de communication, avant la suppression du service de la prestation ou la mise en recouvrement, d'informer l'allocataire à l'encontre duquel est prise la décision de supprimer le droit aux aides personnelles au logement ou de récupérer un indu de ces prestations, tant de la teneur que de l'origine des renseignements qu'il a obtenus de tiers par l'exercice de son droit de communication et sur lesquels il s'est fondé pour prendre sa décision. Cette obligation a pour objet de permettre à l'allocataire, notamment, de discuter utilement leur provenance ou de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements soient mis à sa disposition avant la récupération de l'indu ou la suppression du service de la prestation, afin qu'il puisse vérifier l'authenticité de ces documents et en discuter la teneur ou la portée. En outre, cet article institue une garantie au profit de l'intéressé. Toutefois, leur méconnaissance par l'organisme demeure sans conséquence sur le bien-fondé de la décision prise s'il est établi qu'eu égard à la teneur du renseignement, nécessairement connu de l'allocataire, celui-ci n'a pas été privé, du seul fait de l'absence d'information sur l'origine du renseignement, de cette garantie.
5. Le requérant soutient que la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes ne l'a pas informé de l'exercice de son droit de communication auprès de tiers ni de la teneur et de l'origine des informations obtenues auprès de ces tiers. Cependant, il résulte de l'instruction que le 4 août 2020, M. A a signé un document intitulé " Procédure contradictoire " mentionnant les constats réalisés par le contrôleur assermenté parmi lesquels les crédits provenant de virements, chèques et dépôt d'espèces figurant sur les relevés bancaires non déclarés ainsi qu'un plan d'épargne logement détenu jusqu'en février 2018, le requérant s'engageant à " régulariser sa situation en toute honnêteté ". En outre, une liste récapitulant, par compte bancaire précisément désigné, l'ensemble des anomalies relevées et précisant le montant, la date des versements, leurs intitulés et le type de versements a été remise au requérant qui, par la suite, l'a complétée en indiquant leur objet. Dès lors, le contrôleur a bien informé le requérant des documents recueillis en exerçant son droit de communication auprès des établissements bancaires dans lesquels ce dernier détenait des comptes. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes a méconnu les dispositions des articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale.
6. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, () sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. " et aux termes des dispositions de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. () ".
7. Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire. " et aux termes des dispositions de l'article R. 825-1 du même code : " L'introduction d'un recours contentieux dirigé contre des décisions prises par un organisme payeur en matière d'aides personnelles au logement () est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable prévue à l'article R. 142-1 du code de la sécurité social constituée auprès du conseil d'administration de l'organisme auteur de la décision contestée. / Ce recours administratif est régi par les dispositions des chapitres Ier et II du titre Ier du livre IV du code des relations entre le public et l'administration. La procédure définie par les articles R. 142-1 et R. 142-6 du code de la sécurité sociale lui est applicable. "
8. Si le principe général des droits de la défense prévoit que les décisions individuelles défavorables n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales, le recours administratif préalable obligatoire institué par les articles mentionnés au point 8 ci-dessus est destiné à remédier à l'absence de procédure contradictoire en permettant à l'administré de faire valoir ses observations sur la décision défavorable qui lui est opposée.
9. M. A soutient que le principe du contradictoire a été méconnu. Cependant il résulte de l'instruction que, d'une part, le requérant a eu connaissance des faits qui lui étaient reprochés lors de la procédure de contrôle qui lui ont été communiqués par écrit dans le document intitulé " procédure contradictoire " qu'il a signé après l'avoir lu et approuvé le 4 août 2020 et que la décision en date du 17 novembre 2020 précise le montant de l'indu et la période sur laquelle porte ledit indu, mentionne le rapport de contrôle et comporte les voies et délais de recours. Au demeurant, le requérant a contesté le bien-fondé de l'indu en litige auprès du directeur de la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes et demandé la communication du rapport de contrôle par courrier recommandé avec accusé de réception en date du 22 décembre 2020. D'autre part, en réponse à la demande concernant la communication du rapport de contrôle, par courrier en date du 9 février 2021, la caisse d'allocation familiale a adressé au requérant par l'intermédiaire de son conseil les modalité de communication, soit gratuite sur place, soit par transmission par voie postale moyennant le règlement des frais de reproduction du document en précisant que : " Les modalités pratiques vous seront indiquées au reçu de la réponse de votre client, précisant son choix. " Si le requérant soutient que ce courrier n'a pas été reçu par son conseil, il n'établit ni même n'allègue qu'en l'absence de réponse de la caisse d'allocation familiale à sa demande en date du 22 décembre 2020, il a entrepris des démarches supplémentaire pour obtenir la communication du rapport dont il s'agit. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que le principe du contradictoire a été méconnu et le moyen doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes des disposition de l'article L. 851-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les organismes chargés de la gestion et du versement des aides personnelles au logement réalisent les contrôles relatifs à ces aides selon les règles, procédures et moyens d'investigation applicables aux prestations de sécurité sociale " et aux termes des dispositions de l'article L. 851-3 du même code : " Sans préjudice des dispositions de l'article L. 353-11 du présent code, le contrôle des déclarations des demandeurs ou des bénéficiaires de l'aide personnelle au logement est assuré par le personnel assermenté des organismes chargés du paiement de l'aide. () ". Aux termes de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale : " Les directeurs des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale ou du service des allocations et prestations mentionnées au présent code confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale (), le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations, le contrôle du respect des conditions de résidence et la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles. () Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire. () ".
11. Le rapport d'enquête a été établi le 3 octobre 2020 par Mme B F. La caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes produit la décision d'agrément en date du 28 mars 2019 prise par la directrice en charge du département maîtrise des risques, lutte contre la fraude, pilotage des outils et de l'activité contentieuse pour le directeur général de la caisse nationale des allocations familiales ainsi que la carte d'identité professionnelle d'agent de contrôle de Mme B F. Par suite, le moyen tiré du défaut d'agrément et d'assermentation de l'agent ayant effectué le contrôle manque en fait et doit être rejeté.
12. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire " et aux termes des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
13. La décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de l'aide personnalisée au logement est au nombre des décisions imposant une sujétion et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
14. En l'espèce, la notification de dette en date du 17 novembre 2020 précise la nature de l'indu résultant, en l'espèce, d'un trop perçu d'aide personnalisée au logement, le montant de l'indu s'élevant à 5 233,00 euros, que ce montant a été établi à l'issue d'une opération de contrôle faisant apparaître que le requérant a pu bénéficier de l'allocation dont il s'agit de janvier 2019 à novembre 2020 dès lors qu'il n'a pas déclaré l'intégralité de ses revenus perçu au cours de l'année 2016. Dès lors, la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes a suffisamment motivé l'indu en litige et le moyen tiré de ce que le requérant n'est pas en mesure d'identifier les motifs de la dette qui lui est réclamée doit être écarté.
15. En cinquième et dernier lieu, M. A soutient, à titre subsidiaire, que la preuve de l'indu n'est pas rapportée par la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes. Cependant, comme il a été dit précédemment au point 6 ci-dessus, à l'issue du contrôle en date du 4 août 2020 effectué dans les locaux de la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes, M. A a signé un document intitulé " Procédure contradictoire " mentionnant les constats réalisés par le contrôleur assermenté parmi lesquels les crédits provenant de virements, chèques et dépôt d'espèces figurant sur les relevés bancaires non déclarés ainsi qu'un plan d'épargne logement détenu jusqu'en février 2018, le requérant s'engageant à " régulariser sa situation en toute honnêteté ". Par ailleurs, la caisse d'allocation familiale produit les annexes 1 à 4 dudit document complétées des précisions apportées par le requérant quant au motif des sommes relevées par l'agent contrôleur. En outre, si le requérant a entendu contester les ressources et activités professionnelles retenues par l'agent de contrôle, il ne l'établit pas par les pièces qu'il produit constituées de relevés de trajets personnels et d'attestations, insuffisamment circonstanciées, de M. E, se présentant comme expert-comptable de la société Résonance Events dont M. A serait le président et l'unique actionnaire. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la caisse d'allocation familiale des Alpes-Maritimes n'apporte pas la preuve de l'indu en litige.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
17. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou à défaut la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C A et à la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 février 2024.
Le magistrat désigné,
D. FAŸLa greffière,
M. DLa République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026