lundi 8 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2305375 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 octobre 2023, la métropole Nice Côte d'Azur, représentée par Me Lauret, membre de la SELARL d'avocats Symchowicz-Weissberg et Associés, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à M. B A et à tous occupants de son chef de libérer, sans délai et sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, le box n°114 qu'il occupe sans droit ni titre au sein du parc de stationnement Tzarewitch, sis 1 boulevard du même nom à Nice, le cas échéant avec le concours de la force publique ;
2°) de mettre à la charge de M. B A une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition relative à l'urgence est satisfaite dès lors que la mise en œuvre du projet métropolitain, lequel vise à la mise en service d'une ligne de transport urbain, implique la démolition du parc de stationnement Tzarewitch à compter du 13 novembre 2023 ;
- la mesure sollicitée présente un caractère d'utilité dans la mesure où elle se trouve dans l'impossibilité de procéder à l'expulsion de l'occupant en l'absence de décision juridictionnelle rendue en ce sens ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ;
- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse, l'occupant du domaine public ne justifiant d'aucun droit ni titre.
La requête a été communiquée à M. A qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative ;
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Soli, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 décembre 2023 à 10 heures :
- le rapport de M. Soli, juge des référés ;
- et les observations de Me Heuzé, représentant la métropole Nice Côte d'Azur.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La métropole Nice Côte d'Azur demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à M. B A et à tous occupants de son chef de libérer, sans délai et sous astreinte, le box n°114 qu'il occupe sans droit ni titre au sein du parc de stationnement Tzarewitch, sis 1 boulevard du même nom à Nice, le cas échéant avec le concours de la force publique.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est manifestement pas insusceptible de se rattacher à un litige relevant de sa compétence, le juge des référés peut prescrire toutes mesures que l'urgence justifie à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
4. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous. ".
En ce qui concerne l'urgence :
5. Il résulte de l'instruction que la métropole Nice Côte d'Azur bénéficie d'un permis du 13 juillet 2023 par lequel le maire de Nice l'a autorisée à procéder à la démolition du parking Tzarewitch en cause, sur lequel M. A occupe le box n°114. Par ailleurs, la métropole Nice Côte d'Azur verse aux débats, d'une part, le bon de commande relatif à l'engagement des travaux de démolition, et d'autre part, le calendrier d'exécution de ceux-ci, lequel prévoit une installation du chantier au 13 novembre 2023. Dans ces conditions, eu égard notamment au retard pris dans l'exécution des opérations de travaux en litige, l'urgence est en l'espèce caractérisée.
En ce qui concerne l'utilité de la mesure sollicitée :
6. Il résulte de l'instruction que la régie Parcs d'Azur a régulièrement notifié à M. A, le 25 mai 2023, la résiliation du contrat d'amodiation dont il bénéficiait et qui l'autorisait à occuper, jusqu'au 7 janvier 2063, le box n°114 du parc de stationnement Tzarewitch. Dès lors, M. A ne disposant, à la date de la requête et de la présente ordonnance, d'aucun droit ni titre pour occuper le domaine public, la mesure sollicitée par la métropole Nice Côte d'Azur tendant à l'expulsion de ce dernier afin qu'il soit procédé à l'installation des opérations de travaux prévues par le permis de démolir du 13 juillet 2023 présente un caractère d'utilité.
Sur l'absence de contestations sérieuse à la mesure sollicitée
7. Il ne résulte pas de l'instruction que la mesure sollicitée par la métropole Nice Côte d'Azur dans le cadre de la présente instance serait de nature à faire obstacle à l'exécution d'une quelconque décision administrative. Par ailleurs, M. A n'ayant produit aucune observation dans le cadre de la présente instance, la mesure sollicitée la métropole Nice Côte d'Azur ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
8. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre à M. A et à tous occupants de son chef de libérer, sans délai et sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance, le box n°114 qu'il occupe sans droit ni titre au sein du parc de stationnement Tzarewitch, sis 1 boulevard du même nom à Nice, le cas échéant avec le concours de la force publique.
Sur les frais liés au litige :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu de faire droit aux conclusions de la métropole Nice Côte d'Azur présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à M. A et à tous occupants de son chef de libérer, sans délai et sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance, le box n°114 qu'il occupe sans droit ni titre au sein du parc de stationnement Tzarewitch, sis 1 boulevard du même nom à Nice, le cas échéant avec le concours de la force publique.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la métropole Nice Côte d'Azur et à M. B A.
Fait à Nice, le 8 janvier 2024.
Le juge des référés,
signé
P. SOLI
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
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