LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2402245

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2402245

lundi 20 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2402245
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMagistrat Mme POUGET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A... contestant la décision implicite de rejet du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes mettant fin à son revenu de solidarité active (RSA). Statuant en plein contentieux, le tribunal a rappelé qu'il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressé et non les vices propres de la décision. Constatant que les droits au RSA de M. A... avaient été suspendus pour défaut de production de pièces justificatives, et que l'intéressé n'établissait pas avoir fourni ces documents, le tribunal a jugé que la radiation était légalement fondée sur les articles L. 262-37 et L. 262-38 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 avril 2024, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes rejetant son recours administratif préalable obligatoire formé à l’encontre de la décision du 28 février 2024 mettant fin au versement du revenu de solidarité active ;

2°) d’enjoindre au département des Alpes-Maritimes de le réintégrer au sein du dispositif du revenu de solidarité active et de lui verser rétroactivement ses droits ;

3°) de réactiver sa complémentaire santé solidaire ;

4°) de condamner le département des Alpes-Maritimes à lui verser une somme correspondant au montant des courriers recommandés qu’il a été contraint d’envoyer.

Il soutient que :
il s’est rendu à la convocation du 4 janvier 2024 et a fourni l’ensemble des documents demandés ;
il n’a pas été en mesure de signer un contrat d’engagement réciproque en l’absence de rendez-vous.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2025, le département des Alpes-Maritimes, représenté par son président en exercice, conclut au rejet de la requête comme étant, à titre principal, irrecevable, et à titre subsidiaire, non fondée.

Il soutient que :
- les conclusions à fin d’annulation de la décision de suspension sont irrecevables dès lors que la décision de radiation du 28 février 2024 s’est substituée à cette dernière ;
- les conclusions dirigées contre la décision du 28 février 2024 sont irrecevables, la décision implicite de rejet du recours préalable s’étant substituée à cette décision ;
- les conclusions indemnitaires n’ont pas été précédées d’une demande préalable et sont irrecevables ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Pouget, présidente ;
- les observations de M. C..., représentant le département des Alpes-Maritimes.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

M. A... a été bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) jusqu’au 31 octobre 2023, date à compter de laquelle ses droits ont été suspendus. Par une décision du 28 février 2024, le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a mis fin à ses droits au RSA. Par un recours administratif préalable obligatoire en date du 18 avril 2024, M. A... a contesté cette décision auprès de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes qui en a accusé réception le 23 avril 2024. En l’absence de réponse dans le délai de deux mois du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes auquel le recours a été adressé par la caisse, une décision implicite de rejet est née. M. A... doit être regardé comme demandant l’annulation de cette décision.

Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l’administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d’une personne à l’allocation de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette allocation qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner les droits de l’intéressé sur lesquels l’administration s’est prononcée, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l’article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il appartient au juge administratif d’annuler ou de réformer, s’il y a lieu, cette décision en fixant alors lui-même les droits de l’intéressé, pour la période en litige, à la date à laquelle il statue ou, s’il ne peut y procéder, de renvoyer l’intéressé devant l’administration afin qu’elle procède à cette fixation sur la base des motifs de son jugement.

3. Aux termes de l’article L. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, dans sa version applicable au litige : « Sauf décision prise au regard de la situation particulière du bénéficiaire, le versement du revenu de solidarité active est suspendu, en tout ou partie, par le président du conseil départemental : (…) 4° Ou lorsque le bénéficiaire refuse de se soumettre aux contrôles prévus par le présent chapitre. (…) ». Aux termes de l’article L. 262-38 du même code, dans sa version applicable au litige : « Le président du conseil départemental procède à la radiation de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active au terme d'une période, définie par décret, sans versement du revenu de solidarité active et de la prime d'activité mentionnée à l'article L. 841-1 du code de la sécurité sociale. (…) ».
4. Il résulte de l’instruction que les droits au RSA de M. A... ont été suspendus à compter du 31 octobre 2023 au motif que ce dernier n’avait pas produit dans le délai d’un mois les pièces qui lui avaient été demandées par un courrier du conseil départemental du 19 septembre 2023 l’informant qu’il faisait l’objet d’une vérification administrative. M. A..., qui ne conteste pas ce motif, n’établit pas qu’il aurait fourni les pièces demandées. Dès lors, c’est à bon droit, en l’absence de versement du RSA pendant plus de quatre mois, que par décision du 28 février 2024, il a été radié de la liste des bénéficiaires du RSA. Par suite, M. A... n’est pas fondé à demander l’annulation de la décision implicite de rejet de son recours préalable formé à l’encontre de la décision du 28 février 2024.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d’injonction et à fin d’indemnité.











D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au conseil départemental des Alpes-Maritimes.

Copie en sera adressée au directeur de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2025.

La présidente,
La greffière,

signé

signé


M. D...

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,









Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions