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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2403016

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2403016

lundi 19 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2403016
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Nice concerne une demande de référé présentée par M. A, ressortissant russe, visant à obtenir une injonction pour la délivrance d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le requérant était déjà en possession d’une attestation de demande d’asile valable jusqu’au 21 septembre 2024, document provisoire de séjour équivalent au récépissé sollicité. En conséquence, la demande d’injonction a été jugée sans objet et il n’a pas été statué sur celle-ci. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment son article L. 431-3.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 4 , 18 et 19 juin 2024, M. B A, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer, dans un délai de huit jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance, un récépissé de demande de renouvellement de carte de séjour l'autorisant à travailler ou à défaut, une attestation de prolongation d'instruction.

Il soutient que :

- la condition relative à l'urgence est remplie, compte tenu des conséquences qu'a sur sa situation la carence du préfet des Alpes-Maritimes dans l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour et dans la délivrance de son récépissé de demande de carte de séjour ;

- les mesures sollicitées présentent un caractère d'utilité dans la mesure où, d'une part, le délai pris par l'administration pour statuer sur sa demande de carte de séjour est anormalement long, et, d'autre part, la carence du préfet dans la délivrance de son récépissé le prive de la possibilité de justifier de la régularité de son séjour sur le territoire français et qu'il ne peut dès lors accéder à ses comptes bancaires internationaux ;

- les mesures sollicitées ne font obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

La requête a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire en défense mais une pièce complémentaire, enregistrée le 12 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant russe né en 1957, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer, dans un délai de huit jours et sous astreinte, un récépissé de demande de renouvellement carte de séjour l'autorisant à travailler ou à défaut, une attestation de prolongation d'instruction.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L.431-3 du même code : " La détention d'un document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour, d'une attestation de demande d'asile ou d'une autorisation provisoire de séjour autorise la présence de l'étranger en France sans préjuger de la décision définitive qui sera prise au regard de son droit au séjour. Sous réserve des exceptions prévues par la loi ou les règlements, ces documents n'autorisent pas leurs titulaires à exercer une activité professionnelle ".

3. Il résulte de la capture d'écran " AGDREF " produite en défense par le préfet des Alpes-Maritimes, nullement remise en cause par M. A, que ce dernier est, à la date d'introduction de la requête et jusqu'au 21 septembre 2024, en possession d'une attestation de demande d'asile qui lui a été remise le 22 mars 2024. Ce document étant un document provisoire de séjour permettant de séjourner régulièrement sur le territoire au même titre qu'un récépissé de demande ou qu'une attestation de prolongation d'instruction, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A sont sans objet et il n'y a dès lors pas lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 19 août 2024.

Le juge des référés,

signé

F. SILVESTRE-TOUSSAINT-FORTESA

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

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