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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2403053

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2403053

mercredi 28 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2403053
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'absence d'offre d'hébergement suite à une décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes le reconnaissant prioritaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui expirait le 8 mars 2024. Le tribunal a appliqué les dispositions des articles R. 222-1 et R. 778-1 du code de justice administrative, ainsi que le code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la demande de M. A a été rejetée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 juin 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :

* de constater qu'aucune offre adaptée à ses besoins ne lui a été faite par le préfet des Alpes-Maritimes, dans le délai de six semaine à compter de la notification de la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes en date du 26 septembre 2023, qui l'a reconnu prioritaire et devant être hébergé dans une structure d'hébergement : centre d'hébergement et de réinsertion sociale insertion ;

* d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son hébergement dans un logement conforme à ses besoins et capacités.

M. A soutient qu'il n'a reçu aucune proposition d'hébergement et que sa situation est inchangée.

Vu :

* le code de la construction et de l'habitation ;

* le code de justice administrative.

Vu, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Faÿ pour statuer sur les litiges visés audit article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Aux termes des dispositions de l'article R. 778-1 du code de justice administrative : " Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code, sous réserve des dispositions particulières du code de la construction et de l'habitation et des dispositions du présent chapitre : 1° Les requêtes introduites par les demandeurs reconnus par la commission de médiation prévue à l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation comme prioritaires et devant se voir attribuer un logement en urgence, en application des dispositions du II du même article, et qui n'ont pas, passé le délai mentionné à l'article R. 441-16-1 du même code, reçu une offre de logement tenant compte de leurs besoins et de leurs capacité () " et aux termes de l'article R. 778-2 du même code : " Les requêtes mentionnées à l'article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l'expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Ce délai n'est toutefois opposable au requérant que s'il a été informé, dans la notification de la décision de la commission de médiation (), d'une part, de celui des délais mentionnés aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 de ce code qui était applicable à sa demande et, d'autre part, du délai prévu par le présent article pour saisir le tribunal administratif () ".

3. Le 8 septembre 2023, M. A a saisi la commission de médiation des Alpes-Maritimes d'un recours amiable en vue de voir reconnaître le caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement social en application des dispositions du II. de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Par décision en date 26 septembre 2023, ladite commission a reconnu le requérant prioritaire et devant être accueilli en urgence dans une structure d'hébergement, centre d'hébergement et de réinsertion sociale insertion. Cette décision était accompagnée d'informations complémentaires sur les voies et délais de recours précisant que s'il n'avait pas été accueilli en structure d'hébergement le 7 novembre 2023, l'intéressé pouvait saisir le tribunal de céans du recours prévu au II de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation jusqu'au 8 mars 2024. Le présent recours a été introduit postérieurement à cette date pour avoir été enregistré au greffe du tribunal le 6 juin 2024. Il s'ensuit que la requête de M. A est manifestement irrecevable pour être tardive et doit, par suite, être rejetée.

ORDONNE

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nice, le 28 août 2024

Le magistrat désigné,

signé

D. FAŸLa République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes, en ce qui le concerne, ou à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef

Le greffier,

2403053

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