vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2403253 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL FAYOL ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juin 2024, la Société Rodriguez Yachts, représentée par Me Grimaldi, demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la Commune de Vallauris de différer la signature de la concession litigieuse jusqu'au terme de la procédure ;
2°) d'annuler dans son intégralité la procédure lancée en vue de l'attribution d'une concession pour le réaménagement et l'exploitation du Port Camille Rayon de Vallauris-Golfe-Juan ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vallauris la somme de 5.000,00 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
- le rejet de sa candidature est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; elle justifie parfaitement de ses capacités techniques et financières ; son dossier de candidature était complet et sa candidature était recevable tant sur les plans technique que financier ;
- la commune de Vallauris a commis une erreur de droit en limitant l'examen de sa candidature à l'absence de références dans les seuls domaines de la gestion de ports et de la maîtrise d'œuvre d'aménagements portuaires majeurs, sans apprécier les capacités dans les autres domaines ;
- la société attributaire, D Marinas Hellas, a bénéficié d'une souplesse particulière dans l'appréciation de ses capacités techniques et financières ; cette société ne justifiait pas détenir à elle seule les capacités en cause ; l'exposante aurait dû bénéficier de la même souplesse dans l'analyse de sa candidature ;
- le règlement de consultation a eu pour effet de restreindre l'accès au contrat à des entreprises n'ayant réalisé jusqu'alors que des prestations d'une ampleur moindre ;
- elle a une parfaite connaissance du port dès lors qu'elle en gère le chantier naval depuis 30 ans ;
- il appartenait à la commune, si elle estimait la candidature incomplète, de lui demander de la compléter ;
- le principe d'impartialité de l'acheteur public a été méconnu en raison de la participation de l'assistant à maîtrise d'ouvrage, Corinthe Ingénierie, à la procédure de sélection des candidatures ce qui constitue un vice d'une particulière gravité compte tenu des doutes quant à l'impartialité de cette société notamment à cause des ses liens avec la société Edeis et de son animosité vis-à-vis de la société Rodriguez Yachts ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2024, la commune de Vallauris conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que les moyens soulevés par la société Rodriguez Yachts ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 29 juin 2024, la société D Marinas Hellas conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L761-1 du code de justice administrative.
La société D Marinas Hellas soutient :
- à titre principal que la requête est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des marchés publics ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Soli, vice-président, pour statuer ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 1er juillet 2024 en présence de Mme Antoine, greffière d'audience, M. Soli a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Grimaldi, pour la société requérante ;
- les observations de Me Blanc, pour la commune de Vallauris-Golfe-Juan ;
- les observations de Me Goldstein, pour la société D Marinas Hellas.
Vu la note en délibéré, enregistrée le 2 juillet 2024, présentée par la société Rodriguez Yachts.
Vu la note en délibéré, enregistrée le 3 juillet 2024, présentée pour la commune de Vallauris.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
1. Par un avis d'appel public à la concurrence, publié au BOAMP le 20 décembre 2022, la commune de Vallauris-Golfe-Juan a lancé une consultation portant sur l'attribution d'une concession ayant pour objet le réaménagement et l'exploitation du port Camille Rayon de Vallauris-Golfe-Juan, et une autre consultation portant sur l'attribution d'une concession ayant pour objet le réaménagement et l'exploitation du vieux port de Vallauris-Golfe-Juan. Neuf sociétés ont présenté une offre dont la société requérante, qui exploite le chantier naval du Port Camille Rayon depuis 1993 dans le cadre d'une convention de sous-traité avec le concessionnaire actuel, la société du nouveau port de Vallauris Golfe Juan (SNPVGJ). Par courrier du 23 mars 2023, la commune a informé la société requérante du rejet de sa candidature pour l'attribution des deux contrats, faute de posséder les capacités ou aptitudes exigées par les documents de la consultation. La société Rodriguez Yachts a demandé au tribunal, par la voie du référé précontractuel, l'annulation des procédures d'attribution des deux concessions en cause. Par une ordonnance en date du 2 février 2024, le juge des référés du Tribunal de céans a rejeté la requête. Par une décision en date du 28 juin 2024, le Conseil d'Etat a rejeté l'admission du pourvoi formé par la société requérante contre l'ordonnance de référé du 2 février 2024. Le 6 juin 2024, le pouvoir adjudicateur a désigné la société D Marinas Hellas comme délégataire. Par la présente requête, le contrat de concession n'étant pas signé, la société requérante demande au juge des référés d'annuler la procédure d'attribution de la concession du port Camille Rayon.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L.551-1 du CJA et sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. " L'article L. 551-2 du même code dispose que : " Le juge peut ordonner à l'auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre l'exécution de toute décision qui se rapporte à la passation du contrat, sauf s'il estime, en considération de l'ensemble des intérêts susceptibles d'être lésés et notamment de l'intérêt public, que les conséquences négatives de ces mesures pourraient l'emporter sur leurs avantages. Il peut, en outre, annuler les décisions qui se rapportent à la passation du contrat et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations ".
3. Il appartient au juge administratif, saisi en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, de se prononcer sur le respect des obligations de publicité et de mise en concurrence incombant à l'administration. En vertu de cet article, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements du pouvoir adjudicateur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles qui sont susceptibles d'être lésées par de tels manquements. Il appartient, dès lors, au juge des référés précontractuels de rechercher si l'opérateur économique qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auquel ils se rapportent, sont susceptibles de l'avoir lésé ou risquent de le léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant un opérateur économique concurrent.
Sur l'incomplétude et l'irrégularité de la candidature de la requérante :
4. La société requérante soutient que la commune de Vallauris a commis une erreur de droit en limitant son examen de sa candidature à l'absence de références aux seuls domaines de la gestion de ports et de la maîtrise d'œuvre d'aménagements portuaires majeurs, sans apprécier les capacités dans les autres domaines. Elle soutient également qu'en exigeant, au stade de l'admission des candidatures, des compétences avérées en matière d'exploitation de ports de plaisance et de maîtrise d'œuvre d'aménagements portuaires, le règlement de consultation a eu pour effet de restreindre l'accès au contrat à des entreprises n'ayant réalisé jusqu'alors que des prestations d'une ampleur moindre. Elle soutient en troisième lieu que sa candidature n'était pas incomplète dès lors qu'elle a présenté ses références dans d'autres domaines propres à justifier de ses capacités techniques. La société requérante soutient également que le motif de rejet tiré de l'incomplétude de sa candidature au regard de l'absence de compétence dans les domaines de la gestion des ports et en matière de maitrise d'œuvre d'aménagements portuaires majeurs est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
5. La société requérante soutient que le motif de rejet tiré de la prétendue irrecevabilité de la candidature au regard de l'absence de compétences dans les domaines de la gestion des ports et en matière de maitrise d'œuvre d'aménagements portuaires majeurs est donc illégal dès lors qu'il appartenait à au pouvoir adjudicateur d'apprécier ses autres références de nature à justifier sa candidature. En tout état de cause, elle soutient qu'elle dispose de solides références dans d'autres domaines propres à justifier sa candidature et que la société attributaire, la société D Marinas Hellas ne disposait, en sa qualité de candidate seule, que de références en matière de travaux d'aménagements portuaires très limitées. Elle soutient que sa candidature aurait également dû être appréciée avec la même souplesse que celle dont a bénéficié l'attributaire s'agissant de ses références en matière de maître d'œuvre d'aménagements portuaires, et ce, au regard de sa parfaite connaissance du Port Camille Rayon au regard de sa présence depuis plus de 30 années sur cet espace portuaire comme gestionnaire du chantier naval.
6. Il n'appartient pas au juge du référé précontractuel, qui doit seulement se prononcer sur le respect, par le pouvoir adjudicateur, des obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation d'un contrat, de se prononcer sur l'appréciation portée sur la valeur d'une offre ou les mérites respectifs des différentes offres. Il lui appartient, en revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le pouvoir adjudicateur n'a pas dénaturé le contenu d'une offre en en méconnaissant ou en en altérant manifestement les termes et procédé ainsi à la sélection de l'attributaire du contrat en méconnaissance du principe fondamental d'égalité de traitement des candidats.
7. L'article 7.4 (critères de jugement/sélection des candidatures) du règlement de consultation stipule que " les candidats seront admis s'ils présentent les capacités suffisantes selon les critères () : garanties professionnelles et financières, compétences avérées en matière d'exploitation de ports de plaisance et de maîtrise d'œuvre d'aménagement portuaire ". Il est constant que la société requérante, présente sur le port de Golfe-Juan depuis 30 ans, a une expérience de gestion de chantier naval, mais non dans le domaine de la maîtrise d'œuvre d'aménagements portuaires d'ampleur ni d'exploitation de ports de plaisance. Il ressort des pièces du dossier que la société requérante a présente une offre non conforme dès lors qu'elle ne présentait pas les garanties exigées par le règlement de consultation en matière de gestion portuaire. Si la société requérante soutient que l'évaluation de ses capacités aurait dû se faire sur d'autres compétences que celles liées à la gestion portuaire, reconnaissant par la même, l'insuffisance de son offre, ce moyen est inopérant dès lors qu'il ne caractérise ni une méconnaissance des obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation d'un contrat, ni une dénaturation de son offre. Il ressort, en outre, des pièces du dossier que le pouvoir adjudicateur a pris en compte l'ensemble des références présentées par la société requérante y compris celles ne concernant pas l'activité de gestion portuaire et l'a considérée insuffisante dans sa globalité. Par suite, la société requérante ne peut utilement soutenir que le règlement de consultation restreindrait l'accès au contrat litigieux à certaines entreprises dès lors qu'elle a pu présenter une offre. Par ailleurs, les allégations de la société requérante selon lesquelles la société adjudicataire aurait bénéficié de la part du pouvoir adjudicateur d'une " souplesse " ne sont pas établies et en toute hypothèse il n'appartient pas au juge du référé précontractuel de se prononcer sur l'appréciation portée sur la valeur d'une offre ou les mérites respectifs des différentes offres. Enfin, dès lors que le pouvoir adjudicateur a rejeté la candidature comme ne comportant pas l'ensemble des garanties et capacités techniques et financières demandées, il ne lui incombait pas de demander à la société requérante de compléter son offre.
8. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du pouvoir adjudicateur d'écarter la candidature de la société requérante du fait de l'insuffisance des garanties professionnelles n'est entaché ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'erreur de droit.
Sur l'incomplétude des documents de candidature s'agissant des garanties financières :
9. La société requérante soutient que son dossier de candidature présentait l'ensemble des pièces requises par le règlement de consultation et que les garanties financières dont elle justifiait étaient suffisantes ; que ses capacités financières devaient être appréciées au regard du montant pour les travaux à réaliser dans le cadre de l'exploitation de la future concession, soit 47,7 millions d'euros et non au montant total de la concession soit 330 millions, ce qui constitue une erreur manifeste d'appréciation ; que la société D Marinas Hellas, en sa qualité de candidate seule, ne disposait pas de garanties financières substantiellement plus importantes que les siennes et qu'elle aurait dû bénéficier de la même " souplesse ".
10. Il ressort des pièces du dossier que le pouvoir adjudicateur, qui n'a pas mis en cause le caractère complet des documents financiers produits par la société requérante, a considéré son offre comme irrecevable quant au critère des garanties financières en retenant que le chiffre d'affaires annuel de la requérante est nettement inférieur au montant du contrat de concession et que le montant des travaux à réaliser est de 48 millions d'euros, soit 6 à 8 fois le chiffre d'affaires annuel de la société Rodriguez Yachts laquelle n'a pas justifié, dans son dossier, sa capacité à lever des fonds nécessaires pour financer les travaux de la future concession. Il s'ensuit que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le pouvoir adjudicateur a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant sa candidature comme non conforme au regard des garanties financières prévues par l'article 7-4 du règlement de consultation. Par ailleurs, si la société requérante soutient que la société adjudicataire a bénéficié d'une " souplesse " particulière de la part du pouvoir adjudicateur dans l'appréciation de ses garanties financières, elle n'établit pas que la candidature de cette dernière aurait été due être écartée comme étant non conforme.
Sur l'atteinte au principe d'impartialité :
11. La société requérante soutient que le pouvoir adjudicateur a méconnu le principe d'impartialité en raison de la participation d'un membre du groupement d'assistance à maîtrise d'ouvrage, la société Corinthe Ingénierie et son représentant M. A, à la procédure de sélection des candidatures. Ce moyen est soulevé dans les mêmes termes que dans la requête n° 2400078, rejetée par l'ordonnance du 2 février 2024, confirmée par la décision du 28 juin 2024 du Conseil d'Etat rejetant le pourvoi contre cette ordonnance.
12. La société requérante ne fait état d'aucun élément nouveau qui permettrait d'établir que le rejet de sa candidature aurait procédé non de la non-conformité de son offre au regard des stipulations de l'article 7-4 du règlement de consultation mais d'une intervention, en méconnaissance du principe d'impartialité, de la société Corinthe Ingénierie et son représentant M. A dans la sélection des candidatures.
Sur les frais de l'instance :
13. Il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la société Rodriguez Yachts une somme de 3 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Vallauris et non compris dans les dépens.
14. Il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la société Rodriguez Yachts une somme de 1200 euros au titre des frais exposés par la société D MARINAS HELLAS et non compris dans les dépens.
15. La société Rodriguez Yachts étant la partie perdante dans la présente instance, il n'y a pas lieu de faire droit à ses conclusions fondées sur l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de la société Rodriguez Yachts est rejetée.
Article 2 : La société Rodriguez Yachts versera une somme de 3 000 euros à la commune de Vallauris-Golfe-Juan au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La société Rodriguez Yachts versera une somme de 1 200 euros à la société D Marinas Hellas au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Rodriguez Yachts, à la commune de Vallauris-Golfe-Juan et à la société D Marinas Hellas
Fait à Nice, le 5 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
P. SOLI
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026