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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2403260

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2403260

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2403260
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation d'un procès-verbal de contravention de grande voirie. Le juge a rappelé qu'il appartient à l'autorité compétente, et non au contrevenant, de saisir le juge de la contravention de grande voirie. La décision est fondée sur les articles L. 774-2 et suivants du code de justice administrative, ainsi que sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 juin 2024, M. C A et Mme D B née A, représentés par Me Lambert, demandent au tribunal :

1°) d'annuler le procès-verbal de contravention de grande voirie dressé à leur encontre le 29 mai 2024 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le procès-verbal de contravention de grande voirie dressé à leur encontre le 29 mai 2024 n'a pas été établi par un agent assermenté ;

- l'ouvrage dont ils sont propriétaires ne se situe pas sur le domaine public maritime.

Vu les autres pièces du dossier.

La présidente du tribunal a désigné M. E pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 774-1 du code de justice administrative.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article L. 774-1 du même code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cette fin et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller statue sur les difficultés qui s'élèvent en matière de contravention de grande voirie, à défaut de règles établies par des dispositions spéciales. ".

2. Il résulte des dispositions des article L. 774-2 et suivants du code de justice administrative qu'il appartient non pas au contrevenant mais à l'autorité compétente de saisir le juge de la contravention de grande voirie. Dès lors, la requête de M. A et de Mme B, qui demandent au tribunal d'annuler le procès-verbal de contravention de grande voirie dressé à leur encontre le 29 mai 2024, est manifestement irrecevable et doit, par suite, être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A et de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Mme D B née A et au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 15 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

signé

P. E

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

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