mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2403660 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ALMAIRAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2024, Mme D B, représentée par Me Almairac, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ou au préfet des Alpes-Maritimes, ou au président du conseil départemental des Alpes-Maritimes de la faire bénéficier, avec son époux et leur fils mineur, d'un hébergement d'urgence, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII, de l'Etat, ou du département des Alpes-Maritimes, une somme de 1 200 euros à verser à Me Almairac au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
La requérante soutient que :
- l'urgence, au sens des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, est établie dès lors qu'elle est désormais contrainte de vivre avec sa famille dans la rue dans des conditions particulièrement difficiles, alors qu'elle est enceinte de trois mois, que sa grossesse est à risque et que son enfant, âgé de onze mois, souffre de problèmes respiratoires ;
- la privation du bénéfice des mesures, prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d'asile des conditions matérielles d'accueil décentes jusqu'à ce qu'il ait été statué sur leur demande, est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté ; en l'espèce, compte tenu de la vulnérabilité de sa famille, l'absence d'hébergement porte une atteinte grave et manifestement illégale aux exigences qui découlent du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
L'Office fait valoir que :
- la requérante n'est pas fondée à se prévaloir d'une situation d'urgence dès lors que les services de l'OFII ont bien reçu les signalements quant à la vulnérabilité de sa famille, ont accompli les diligences nécessaires à son orientation et l'ont convoquée le 9 juillet 2024 à 14h30 à la SPADA de Nice ; par ailleurs, il est constant que les intéressées, qui ont continué à percevoir le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile, ne sont pas dépourvus de ressources et ils ne justifient pas qu'ils seraient dans l'incapacité de trouver une solution alternative dans le parc privé le temps de leur orientation par les services de l'OFII ;
- il n'est pas porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile dès lors que les services de l'OFII ont pris en compte la situation de vulnérabilité des intéressés et ont engagé les diligences nécessaires pour identifier un hébergement susceptible de les accueillir et pour garantir l'orientation de la famille dans les meilleurs délais.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2024, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir que :
- la requérante n'est pas fondée à se prévaloir d'une situation d'urgence dès lors que les documents fournis ne justifient pas que sa situation relèverait d'une extrême urgence et qu'une carence de l'administration l'exposerait à des conséquences immédiates d'une extrême gravité ;
- il n'est pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale dès lors qu'aucun élément du dossier ne permet de caractériser l'existence de circonstances exceptionnelles qui justifieraient que la requérante soit prioritairement hébergée.
La requête a été communiquée au département des Alpes-Maritimes, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné M. Beyls, premier conseiller, pour exercer les fonctions de juge des référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 juillet 2024 à 11 heures 00 :
- le rapport de M. Beyls, juge des référés,
- les observations de Me Begon, substituant Me Almairac, représentant Mme B, qui a insisté sur la situation d'extrême précarité et de très grande vulnérabilité de la requérante,
- et les observations de Mme A, représentant le département des Alpes-Maritimes, qui conclut à la mise hors de cause de ce dernier dès lors que la requérante, qui n'est pas isolée, ne remplit pas les conditions prévues au 4° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
2. Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme B, il y a lieu de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-2 du même code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ".
4. Au sens de ces dispositions, la notion de liberté fondamentale englobe, s'agissant des ressortissants étrangers qui sont soumis à des mesures spécifiques réglementant leur entrée et leur séjour en France, et qui ne bénéficient donc pas, à la différence des nationaux, de la liberté d'entrée sur le territoire, le droit constitutionnel d'asile qui a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié, dont l'obtention est déterminante pour l'exercice par les personnes concernées des libertés reconnues de façon générale aux ressortissants étrangers. La privation du bénéfice des mesures prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d'asile des conditions matérielles d'accueil décentes jusqu'à ce qu'il ait été statué définitivement sur leur demande est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté, et le caractère grave et manifestement illégal d'une telle atteinte s'apprécie en tenant compte des moyens dont dispose l'autorité administrative compétente et de la situation du demandeur.
En ce qui concerne la condition d'urgence :
5. Il résulte de l'instruction que Mme B, ressortissante ivoirienne, est entrée sur le territoire français à l'été 2023, accompagnée de son conjoint, M. C, pour y déposer une demande d'asile. Leur enfant est né à Nice le 16 juillet 2023. Les demandes d'asile des intéressés ont été enregistrées le 9 août 2023 et ils ont accepté le même jour les conditions matérielles d'accueil que leur a accordées l'office français de l'immigration et de l'intégration. Ils ne se sont cependant pas vus attribuer un hébergement dans ce cadre. La famille a néanmoins bénéficié d'un hébergement dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence. Toutefois, il a été notifié aux intéressés une fin de prise en charge à compter du 1er juillet 2024. Depuis cette date, la requérante, enceinte de trois mois, vit dans la rue avec son conjoint et leur enfant âgé de moins d'un an. Il résulte de l'instruction que l'état de santé de la requérante est incompatible avec une vie dans la rue et que son fils, âgé de onze mois, souffre de problèmes respiratoires. Si l'OFII a accordé aux intéressés le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile, ils ne disposent pas des ressources nécessaires pour trouver une solution alternative dans le parc privé. En dépit de plusieurs signalements, la famille de Mme B se trouve ainsi dans une situation d'extrême précarité et de très grande vulnérabilité. Dans ces conditions, la condition d'urgence particulière prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne les conclusions dirigées, à titre principal, contre l'OFII :
6. Aux termes de l'article L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, comprennent les prestations et l'allocation prévues aux chapitres II et III. ". Aux termes de l'article L 552-1 du même code : " Sont des lieux d'hébergement pour demandeurs d'asile : / 1° Les centres d'accueil pour demandeurs d'asile définis à l'article L. 348-1 du code de l'action sociale et des familles ; / 2° Toute structure bénéficiant de financements du ministère chargé de l'asile pour l'accueil de demandeurs d'asile et soumise à déclaration, au sens de l'article L. 322-1 du même code ". Enfin, aux termes de l'article L. 552-8 dudit code : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration propose au demandeur d'asile un lieu d'hébergement. / Cette proposition tient compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation des besoins et de la vulnérabilité prévue au chapitre II du titre II, ainsi que des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région. ".
7. Si la privation du bénéfice des mesures prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d'asile des conditions matérielles d'accueil décentes, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur leur demande, est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile, le juge des référés ne peut faire usage des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative en adressant une injonction à l'administration que dans le cas où, d'une part, le comportement de celle-ci fait apparaître une méconnaissance manifeste des exigences qui découlent du droit d'asile et où, d'autre part, il résulte de ce comportement des conséquences graves pour le demandeur d'asile, compte tenu notamment de son âge, de son état de santé ou de sa situation familiale. Dans cette hypothèse, les mesures qu'il peut ordonner doivent s'apprécier au regard de la situation du demandeur d'asile et en tenant compte des moyens dont dispose l'administration et des diligences qu'elle a déjà accomplies.
8. En l'espèce, les demandes d'asile des intéressés ont été enregistrées le 9 août 2023 et l'OFII leur a notifié le même jour une décision d'octroi du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Ils ne se sont cependant pas vus attribuer un hébergement dans ce cadre. En défense, l'OFII soutient, d'une part, que les intéressés perçoivent l'allocation pour demandeur d'asile et que ses services les ont convoqués le 9 juillet 2024 à 14h30 à la SPADA de Nice en vue de leur orientation. Ainsi, et nonobstant l'absence de précision relative à la date de présentation des intéressés au centre d'hébergement, une carence constitutive d'une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas, dans les circonstances de l'espèce caractérisée. La demande dirigée contre l'OFII doit dès lors être rejetée.
En ce qui concerne les conclusions dirigées, à titre subsidiaire, contre l'Etat :
9. Aux termes de l'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles : " Dans chaque département est mis en place, sous l'autorité du représentant de l'Etat, un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu'appelle leur état. / Ce dispositif fonctionne sans interruption et peut être saisi par toute personne, organisme ou collectivité ". Aux termes de l'article L. 345-2-2 du même code : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. () ". Aux termes de l'article L. 345-2-3 de ce code : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation ".
10. Il appartient aux autorités de l'Etat, sur le fondement des dispositions précitées, de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique ou sociale. Une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette mission peut faire apparaître, pour l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée. Il incombe au juge des référés d'apprécier dans chaque cas les diligences accomplies par l'administration en tenant compte des moyens dont elle dispose ainsi que de l'âge, de l'état de la santé et de la situation de famille de la personne intéressée.
11. En l'espèce, il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit précédemment, que l'OFII a octroyé les conditions matérielles d'accueil aux intéressés mais qu'aucun hébergement ne leur a été attribué dans ce cadre. Si la famille de la requérante a bénéficié d'un hébergement dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence, il a été notifié aux intéressés une fin de prise en charge à compter du 1er juillet 2024, de sorte que la famille vit actuellement dans la rue, alors que Mme B est enceinte de plus de trois mois, que sa grossesse est à risque et que son enfant, âgé de onze mois, souffre de problèmes respiratoires. Alors que plusieurs signalements ont été effectués auprès des services compétents, le maintien dans ladite situation paraît, dans les circonstances de l'espèce, incompatible avec son état de santé et avec sa situation familiale. Le préfet des Alpes-Maritimes, en se bornant à soutenir en défense qu'aucun élément du dossier ne permet de caractériser l'existence de circonstances exceptionnelles, ne conteste pas sérieusement cette situation de vulnérabilité et, en outre, n'établit pas qu'il ne disposerait pas des moyens requis pour assurer la prise en charge de la famille de la requérante. Par conséquent, le préfet des Alpes-Maritimes doit être regardé comme ayant porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un hébergement d'urgence, qui constitue une liberté fondamentale.
12. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de désigner à Mme B un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de l'accueillir avec son compagnon et leur enfant, ceci dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance et jusqu'à leur admission effective dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
En ce qui concerne les conclusions dirigées, à titre subsidiaire, contre le département des Alpes-Maritimes :
13. Dès lors qu'il est fait droit aux conclusions de la requête dirigées contre l'Etat, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées à défaut contre le département des Alpes-Maritimes.
Sur les frais liés à l'instance :
14. Il n'y pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme B présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B est admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de désigner à Mme B, ainsi qu'à son compagnon et à leur fils mineur, un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de les accueillir, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance et jusqu'à leur admission effective dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B, à l'office français de l'immigration et de l'intégration, à la délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement, au département des Alpes-Maritimes et à Me Almairac.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice.
Fait à Nice, le 9 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
N. Beyls
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur des outre-mer et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
No 2403660
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026