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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2404635

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2404635

mardi 22 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2404635
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B contestant un titre de perception émis en 2021 pour un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité Covid-19. Le requérant n’a pas contesté ne pas remplir les conditions du décret du 30 mars 2020 et s’est borné à invoquer son incompréhension et son incapacité financière, sans développer aucun moyen de droit ou de fait utile. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 août 2024, M. A B demande au tribunal de prononcer l'annulation du titre de perception émis le 21 octobre 2021 par la direction régionale des finances publiques Ile-de-France et Paris au titre d'un trop perçu d'aides du fonds de solidarité institué à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques et financières de la propagation de l'épidémie de covid-19. Il conteste également la mise en demeure de payer émise à son encontre le 24 juin 2024 pour un montant de 16 830 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; ".

2. Pour contester le trop-perçu d'aides du fonds de solidarité institué à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques et financières de la propagation de l'épidémie de covid-19, M. B qui indique avoir exercé des missions dans le secteur évènementiel en qualité d'auto entrepreneur ne conteste pas ne pas remplir les conditions requises par le décret du 30 mars 2020 pour prétendre au bénéfice de ces aides. Il se borne à indiquer qu'il ne comprend pas pourquoi les aides alors acceptées sont désormais remises en cause et qu'il est dans l'incapacité financière de rembourser la somme en cause. Toutefois, sa requête ne développant aucun moyen de droit ou de fait de nature à contester utilement le bien-fondé des créances et des titres contestés et n'étant manifestement pas assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé doit être rejetée par application du 7° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nice, le 22 octobre 2024 .

La présidente de la 1ère chambre,

signé

V.Chevalier-Aubert

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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