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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2404770

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2404770

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2404770
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu’il soit enjoint à France Titres et au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer son permis de conduire définitif. Le requérant invoquait l’expiration de son attestation provisoire et la nécessité de conduire pour ses études. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’administration avait indiqué que le dossier était en cours de traitement et nécessitait une analyse complémentaire. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner son utilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 août 2024, M. B A, représenté par Me Zuelgaray, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à France Titres et au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer le titre définitif de permis de conduire dans un délai de huit jours à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte d'un montant de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu'il a passé avec succès son permis de conduire B, que son attestation provisoire est désormais expirée et qu'il n'a pas reçu le permis de conduire définitif ce qui ne lui permet pas de conduire et de " poursuivre des études normalement ".

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Virginie Chevalier-Aubert, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. " ; aux termes de l'article L. 521-3 du même code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. " ; aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 " ; enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire".

2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code justice administrative, aux fins d'enjoindre de prendre toute mesure utile dans un sens déterminé, il doit veiller à ce que cette demande présente un caractère d'urgence et d'utilité, qu'elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

3. M. A fait valoir qu'il a passé avec succès son permis de conduire B, que son attestation provisoire est désormais expirée et qu'il n'a pas reçu le permis de conduire définitif ce qui ne lui permet pas de conduire et de " poursuivre des études normalement ". Il ressort des pièces du dossier que France Titres lui a indiqué par un courriel du 4 août 2024 que sa demande est en cours de traitement, qu'elle nécessite une analyse complémentaire et qu'elle sera traitée dans les meilleurs délais. Il ne résulte pas des circonstances exposées que la condition d'urgence serait remplie, pas plus d'ailleurs que le caractère utile de la demande. Par suite, la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au préfet du Val d'Oise et au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 15 octobre 2024.

La juge des référés,

signé

V. Chevalier-Aubert

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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