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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2404894

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2404894

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2404894
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B d’une demande de liquidation d’une astreinte prononcée le 6 juin 2024 à l’encontre du préfet des Alpes-Maritimes, afin qu’il statue sur sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que le préfet avait finalement pris un arrêté le 19 juin 2024 rejetant la demande et notifié à l’intéressé, rendant ainsi la demande de liquidation sans objet. En application des articles L.521-3 et L.911-7 du code de justice administrative, le tribunal a donc déclaré n’y avoir lieu à statuer sur la liquidation de l’astreinte et a rejeté le surplus des conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2401602 rendue le 6 juin 2024, notifiée le 13 juin 2024, le juge des référés près le tribunal de céans a, sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, notamment enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur la demande de M. A B, dans le délai d'un mois et sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai.

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 3 et 9 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Rossler, demande au juge des référés :

1°) de liquider l'astreinte prononcée par le juge des référés par l'ordonnance sus-rappelée, à la somme de 2 500 euros, et d'en porter le montant pour l'avenir à 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 900 euros, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- au jour de la présente requête, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pris aucune mesure en vue d'exécuter la décision précitée du juge des référés ;

- il n'a jamais reçu l'arrêté préfectoral du 19 juin 2024 rejetant sa demande de titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le mémoire en défense présenté par le préfet, enregistré le 11 septembre 2024 et non communiqué ;

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L.521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L.911-7 du même code : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / () Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ".

2. Par un arrêté du 19 juin 2024 notifié à M. B le 2 juillet 2024, le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté la demande de titre de séjour de l'intéressé, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de destination de cette mesure en cas d'exécution d'office. Dès lors, les conclusions de la requête de M. B enregistrée postérieurement à cette décision tendant notamment à la liquidation de l'astreinte prononcée contre le préfet des Alpes-Maritimes par ordonnance n°2401602 rendue le 6 juin 2024 par le juge des référés près le tribunal de céans et notifiée le 13 juin 2024 est sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer. En conséquence, ses conclusions formulées aux fins de voir porté à 200 euros par jour de retard le montant de cette astreinte et celles formulées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A B à fin de liquidation de l'astreinte ordonnée par le juge des référés du tribunal de céans par ordonnance n°2401602 rendue le 6 juin 2024.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 12 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

G. Taormina

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2404894

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