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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2405560

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2405560

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2405560
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête en référé liberté de M. B contre l'INRIA Sophia Antipolis, déposée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête, dépourvue de conclusions précises, ne faisait état ni d'une situation d'urgence ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a constaté que cette requête était identique à plusieurs précédentes, déjà rejetées comme irrecevables. En application des articles L. 522-3 et R. 741-12 du code de justice administrative, la requête a été rejetée et M. B condamné à une amende de 5 000 euros pour recours abusif.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, totalement dépourvue de conclusions, M. A B informe le juge des référés qu'il entend déposer une requête au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative contre le centre de recherche INRIA de Sophia Antipolis en raison, notamment, de divers actes de harcèlement moral.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- les ordonnances n° 2401964, 2403141, 2403882 et 2404981 du juge des référés du tribunal administratif de Nice ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ". Aux termes de l'article L. 521-2 du même code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Enfin aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. En premier lieu, M. A B informe le juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il entend déposer une requête contre le centre de recherche INRIA de Sophia Antipolis en raison, notamment, de divers actes de harcèlement moral. Outre qu'il ne formule dans sa requête aucune conclusion précise, il fait au demeurant état ni d'une situation d'urgence telle qu'elle justifierait l'intervention du juge des référés devant statuer dans le délai contraint de quarante-huit heures prévu par l'article L. 521-2 du code de justice administrative précité, ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Par suite, la présente requête, comme les précédentes, et notamment celles susvisées enregistrées sous les numéros 2401964, 2403141, 2403882 et 2404981 au greffe du tribunal de céans, doit être rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

3. En second lieu, aux termes de l'article R.741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ". Au regard de ses caractéristiques, la requête de M. B, identique à celles enregistrées au cours de la même année 2024 au greffe du tribunal de céans et ayant donné lieu aux ordonnances n° 2401964, 2403141, 2403882 et 2404981 du juge des référés du tribunal administratif de Nice, respectivement en date des 16 avril 2024, 14 juin 2024, 14 juillet 2024 et 9 septembre 2024, également prises en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, présente indéniablement un caractère abusif qui justifie que lui soit infligée une amende d'un montant de 5 000 euros.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B est condamné à payer une amende pour recours abusif de 5 000 (cinq mille) euros.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes pour le recouvrement de l'amende.

Fait à Nice, le 8 octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

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