Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre un refus de remise de dette d’aide personnalisée au logement. La CAF des Alpes-Maritimes a produit une nouvelle décision du 23 juin 2025 accordant une remise totale de la dette de 1 853 euros. En conséquence, le tribunal, statuant sous la formation d’un magistrat désigné, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2024, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 30 septembre 2024 du directeur de la caisse d’allocations familiales lui ayant refusé une remise de sa dette ;
2°) de lui accorder une remise totale de sa dette.
Elle soutient que :
sa dette résulte d’une erreur imputable à l’administration ;
elle est de bonne foi ;
elle est dans l’impossibilité de rembourser la totalité de sa dette.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2025, le directeur de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient qu’une nouvelle décision du 23 juin 2025 a accordé à Mme B... une remise totale de dette, à hauteur de 1 853 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de M. Thobaty, magistrat désigné, a été entendu au cours de l’audience publique.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B... est bénéficiaire de l’aide personnalisée au logement. Par une décision du 30 septembre 2024, le directeur de la caisse d’allocations familiales a rejeté sa demande de remise de dette d’un indu d’aide personnalisée au logement, d’un montant de 1 853 euros.
2. La caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes produit en défense la décision du 23 juin 2025 accordant une remise totale de la dette litigieuse relative à un indu d’aide personnalisée au logement, d’un montant de 1 853 euros. Par suite, l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes doit être accueillie.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B....
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à dispositions au greffe le 7 janvier 2026.
Le magistrat désigné,
La greffière,
signé signé
G. Thobaty
S. Genovese
La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,