lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2407124 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ALMAIRAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 décembre 2024, M. C B, représenté par Me Almairac, demande au Tribunal :
- 1°) de prendre les mesures pour obtenir du préfet des Alpes-Maritimes l'exécution de l'ordonnance n°2406890 rendue le 13 décembre 2024 par le juge des référés du tribunal administratif de Nice ;
- 2°) de mettre à la charge de l'Etat une astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance ;
- 3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 décembre 2024, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 26 décembre 2024 par laquelle le président de permanence a ouvert une procédure juridictionnelle d'exécution ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, tenue le 30 décembre 2024 à 10h30, M. A a lu son rapport et entendu les observations de Me Begon, substituant Me Almairac, pour M. B, qui indique se désister de sa demande aux fins d'exécution de l'ordonnance du 13 décembre 2024, dès lors que le requérant et sa famille se sont vu assigner des hébergements d'urgence, mais maintenir ses conclusions quant aux frais de l'instance.
Considérant ce qui suit :
Par une ordonnance n°2406890 rendue le 13 décembre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de désigner un hébergement d'urgence à M. C B, ressortissant kazakh, admis au droit d'asile, et à sa famille, dans un délai de 48 heures. Il ressort des pièces du dossier que le requérant et sa famille ont été mis à l'abri le 27 décembre 2024 soit le lendemain de l'enregistrement de la requête par laquelle le requérant a saisi à nouveau le juge des référés aux fins d'exécution de ladite ordonnance et de la notification de l'ordonnance d'ouverture de la procédure juridictionnelle d'exécution.
Le requérant s'étant désisté à l'audience de ses conclusions aux fins d'exécution, rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre la somme de 600 euros à la charge de l'Etat à verser à Me Almairac sous réserve qu'elle renonce à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
O R D O N N E
Article 1er : Il est donné acte à M. B de son désistement.
Article 2 : L'Etat versera à Me Almairac la somme de 600 euros sous réserve qu'elle renonce à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B, à Me Almairac et à la délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice le 30 décembre 2024.
Le juge des référés,
signé
P. A
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026