lundi 20 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2500249 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 janvier 2025, M. A B saisit le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a fait l'objet notamment d'un harcèlement moral de la part du centre de recherches de Sophia Antipolis, dépendant de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) ainsi que de " violences économiques " commises par l'Université Clermont-Auvergne, dont la gravité justifie que la condition d'urgence est réunie ;
- une atteinte grave et illégale a été portée à des libertés fondamentales reconnues, à savoir le droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, le droit au respect de la
vie et de la santé, la liberté du salarié de ne pas être astreint à accomplir un travail forcé, le droit d'exercer un recours effectif face à un juge et le droit d'être convenablement représenté devant un juge.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. d'Izarn de Villefort, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Aux termes de l'article R. 522-1 du code de justice administrative : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. () ".
3. La requête introduite par M. B, si elle récapitule les démarches diverses effectuées par celui-ci en vue de faire reconnaître notamment l'existence d'un harcèlement moral dont il aurait été victime, ne tend au prononcé d'aucune mesure d'urgence par le juge des référés et est en réalité dépourvue de conclusions. Cette requête étant, par suite, irrecevable, il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de la rejeter.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Nice, le 20 janvier 2025.
signé
P. d'Izarn de Villefort
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026