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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2500791

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2500791

lundi 25 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2500791
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département des Alpes-Maritimes de lui accorder un fonds de solidarité pour le logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l’article R. 222-1 (4°) du même code pour prononcer ce rejet par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 février 2025, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 13 janvier 2025 par laquelle le président du département des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande de fonds de solidarité pour le logement - Maintien dans le logement.

Par un courrier du 25 février 2025, le tribunal a informé M. B qu'il n'avait pas fourni la copie de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". L'article R. 612-1 de ce code dispose que : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

3. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire ".

4. En dépit de la demande du 25 février 2025 par laquelle le tribunal a invité M. B à produire, dans un délai de quinze jours, soit la décision attaquée, soit une copie de la demande formée auprès du département des Alpes-Maritimes, l'intéressé n'a procédé à aucune régularisation de telle sorte que sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nice, le 25 août 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

Signé

G. Sorin

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

2500791

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