mercredi 3 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2500938 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 19 février et 29 juillet 2025, Mme A B et M. C B, ressortissants ukrainiens, représentés par M. E D, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R.541-1 du code de justice administrative de condamner l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à leur verser une provision de 3.000 € représentant l'allocation pour demandeurs d'asile non versée en octobre, novembre, décembre 2024 et janvier 2025.
Ils soutiennent que sans motif, l'OFII a cessé de leur verser l'allocation pour demandeurs d'asile depuis le 5 octobre 2024 et qu'ils percevaient ; que l'OFII s'était engagé le 22 mai 2025 à régler les sommes dues et a demandé le 12 juin 2025 diverses pièces qu'elle possédait déjà.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 mai 2025, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au non-lieu à statuer dès lors qu'il va procéder au versement de l'allocation pour demandeur d'asile pour la période d'octobre 2024 à janvier 2025, période pendant laquelle les requérants étaient demandeurs d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R.541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ". Il appartient au juge des référés, dans le cadre de cette procédure, de rechercher si, en l'état du dossier qui lui est soumis, l'obligation du débiteur éventuel de la provision est ou n'est pas sérieusement contestable, sans avoir à trancher, ni de questions de droit se rapportant au bien-fondé de cette obligation, ni de questions de fait soulevant des difficultés sérieuses et qui ne pourraient être tranchées que par le juge du fond éventuellement saisi.
2. Il résulte de l'instruction qu'au jour de la présente ordonnance, l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne justifie toujours pas avoir procédé au versement de l'allocation pour demandeur d'asile dont il ne conteste pas l'impayé, ni que cette somme est due. Dès lors, l'obligation qu'invoquent Mme A B et M. C B à l'égard de l'OFII doit être regardée en l'état du dossier, comme présentant un caractère non sérieusement contestable et justifie que leur soit allouée une provision indemnitaire de 3.000 € à la charge de l'OFII.
O R D O N N E :
Article 1er : L'Office français de l'immigration et de l'intégration est condamné à payer à Mme A B et M. C B pris solidairement, une somme totale de 3.000 €.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et M. C B et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Nice, le 3 septembre 2025.
Le juge des référés,
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
N°2500938
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026