mercredi 14 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2502629 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 et 14 mai 2025, M. B A demande au juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de suspendre les travaux effectués à l'entrée véhicules située rue Georges Janvier au pied du bâtiment D de la résidence Arto à Nice ;
2°) d'enjoindre à la régie Parcs d'Azur de cesser sans délai l'ensemble des opérations de chantier relatives à l'entrée projetée ;
3°) d'enjoindre à un huissier de justice de constater dans les 48h suivant la notification de l'ordonnance, la cessation définitive des travaux ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat les sommes de 400 et 35,38 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- il y a urgence dès lors que les travaux ont commencé et auront un effet irréversible ;
- le permis de construire est entaché de diverses illégalités : il y a eu une méconnaissance du principe de loyauté dans l'instruction de ce permis, ce permis méconnaît les articles R. 111-4 et R. 111-5 du code de l'urbanisme, il méconnaît les prescriptions applicables à la zone UBb1 du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain notamment l'article 3.1 ainsi que l'article 16 des dispositions générales et l'OAP Mobilité, il y a une méconnaissance des engagements qualitatifs annexés à l'arrêté de permis de construire, une méconnaissance de l'article R. 1336-7 du code de la santé publique et de l'article L. 1311-1 du même code et qu'il y a une atteinte à l'article 8 de la convention européenne.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme Sorin, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Il ressort des pièces du dossier que la ville de Nice a délivré un permis de construire n° PC00608824S0188 portant sur la démolition du parking situé 7 place du maréchal Vauban à Nice et sur la construction d'un parking sur trois niveaux sur le même terrain. M. A demande au juge des référés de suspendre l'exécution des travaux entrepris en exécution de ce permis en ce qu'ils concernent l'entrée véhicules située rue Georges Janvier au pied du bâtiment D de la résidence Arto.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés, saisi au titre de l'article L. 521-3, peut lorsqu'une demande est irrecevable la rejeter sans qu'il y ait lieu de statuer au terme d'une procédure contradictoire.
3. Le juge des référés " mesures utiles " ne peut pas sans excéder les compétences qu'il tient de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ordonner une mesure faisant obstacle à l'exécution d'une décision administrative. M. A qui à l'appui de sa demande, se prévaut des nombreuses illégalités qui entachent selon lui le permis de construire n° PC00608824S0188, n'est, dès lors, pas recevable à demander de suspendre l'exécution des travaux mis en œuvre au titre de l'exécution de ce permis de construire n° PC00608824S0188, cette mesure faisant obstacle à la décision administrative de la ville de Nice d'accorder ce permis de construire et donc les travaux prévus par ce permis. Par suite, la requête doit être rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2: La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie sera transmise à la ville de Nice et à la régie Parcs d'Azur.
Fait à Nice, le 14 mai 2025.
La juge des référés,
signé
G. Sorin
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N°2502629
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026