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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2502752

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2502752

vendredi 19 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2502752
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantASTRUC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné M. B à verser une provision de 2 373 euros à la SA Yacht Club International de Saint-Laurent-du-Var. Cette somme correspond à un arriéré de redevances et frais pour l'occupation sans titre d'un poste d'amarrage sur le domaine public portuaire, du 1er septembre 2024 au 1er juin 2025. Le juge a estimé que l'obligation de paiement, fondée sur l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, n'était pas sérieusement contestable, l'occupant n'ayant pas contesté les factures et mises en demeure. En outre, M. B a été condamné à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 mai 2025, la société anonyme (SA) Yacht Club International de Saint-Laurent-du-Var, représentée par Me Astruc, demande au juge des référés :

1°) de condamner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, M. A B à lui verser la somme totale de 2 373 euros à titre de provision sur les sommes qui lui sont dues au titre d'un arriéré de redevances et frais dus pour l'occupation du poste d'amarrage n° 2566 ;

2°) de mettre à la charge de M. B une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- M. B est occupant du domaine public depuis le 1er septembre 2024 ;

- le solde des redevances dues s'élève à 2 373 euros ;

- les redevances sont dues en application de l'article L.2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;

- la redevance réclamée est calculée par application stricte du tarif portuaire ;

- M. B est propriétaire du navire " Nelly " ;

- l'occupation est incontestable.

La requête a été communiquée à M. B qui n'a pas présenté de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. d'Izarn de Villefort, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".

2. Aux termes de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L.1 donne lieu au paiement d'une redevance sauf lorsque l'occupation ou l'utilisation concerne l'installation par l'Etat des équipements visant à améliorer la sécurité routière ou nécessaires à la liquidation et au constat des irrégularités de paiement de toute taxe perçue au titre de l'usage du domaine public routier ".

3. Il résulte de l'instruction que M. B a amarré son navire " Nelly" au poste d'amarrage n° 2566 du port de plaisance de Saint-Laurent-du-Var, sans avoir acquitté la redevance d'occupation pour la période du 1er septembre 2024 au 1er juin 2025, laquelle redevance a été calculée en application des barèmes des redevances applicables pour les années 2024 et 2025. La société requérante a versé au dossier les factures réclamées et non réglées ainsi que les mises en demeure qu'elle a adressées à M. B. Dès lors, l'obligation dont se prévaut la S.A. Yacht Club International de Saint-Laurent-du-Var à l'égard de M. B n'est pas sérieusement contestable. Par suite, il y a lieu de condamner M. B à lui payer la somme de 2 373 euros due au titre de cette occupation, incluant les frais de " mise au contentieux ", étant tenu compte des règlements effectués par l'intéressé à hauteur de la somme totale de 1 050 euros.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B au titre des frais exposés par la S.A. Yacht Club International de Saint-Laurent-du-Var et non compris dans les dépens, une somme de 800 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B est condamné à payer à la S.A. Yacht Club International de Saint-Laurent-du-Var une somme provisionnelle de 2 373 euros au titre de l'occupation du poste d'amarrage n° 2566 du port de plaisance de Saint-Laurent-du-Var.

Article 2 : M. B versera une somme de 800 euros à la S.A. Yacht Club International de Saint-Laurent-du-Var, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société anonyme Yacht Club International de Saint-Laurent-du-Var et à M. A B.

Fait à Nice, le 19 septembre 2025.

Le juge des référés,

signé

P. d'IZARN de VILLEFORT

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,

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